Les islamistes ont affirmé vendredi à Amman leur refus de participer à la commission de dialogue dont la composition sera annoncée prochainement, car « le régime n’a pas une réelle volonté de réformes ».
« Nous ne participerons pas à la commission de dialogue national car nous avons le sentiment qu’il n’existe pas une réelle volonté du régime d’entamer des réformes », a déclaré vendredi à l’AFP Zaki Bani Rsheid, chef du bureau politique du Front de l’Action Islamique (FAI) principal parti d’opposition.
Une commission de dialogue a été créée par le gouvernement. Selon le Premier ministre Maarouf Bakhit, elle sera chargée d’amender la loi électorale et celle des partis politiques afin de renforcer « la vie parlementaire et politique ».
« Nous voulons des réformes constitutionnelles et non pas uniquement l’amendement de la loi électorale et celle des partis politiques. Dans ces conditions nous ne participerons pas au dialogue », a ajouté M. Bani Rsheid.
Il a souligné que les réformes demandées par le FAI « ne sont pas du ressort du gouvernement, mais du roi », réaffirmant que dans ces conditions « la commission doit être liée au roi et non pas sous la tutelle du gouvernement ».
Les islamistes avaient déclaré mercredi qu’ils conditionnaient leur participation à un dialogue national à l’examen de réformes constitutionnelles et à ce que la commission soit liée au roi et non au gouvernement.
L’opposition jordanienne dont le FAI exige également une dissolution du Parlement, qui selon elle entrave le processus de réformes.
Pour le FAI, la commission devait également pouvoir achever l’amendement de la loi électorale « en un mois » pour permettre « l’accès au Parlement à de véritables représentants du peuple ».
AMMAN, 11 mars 2011 (AFP) –
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