L’opposition libyenne a déclaré dimanche avoir « refusé » de parler aux diplomates britanniques retenus pendant plusieurs jours à Benghazi, dans l’Est libyen, parce qu’ils n’étaient pas entrés légalement dans le pays.
« Nous avons refusé de leur parler à cause de la manière qu’ils ont eue d’entrer dans le pays », a déclaré à la presse Abdul Hafiz Ghoqa, un porte-parole du Conseil national libyen, mis en place par les représentants de l’insurrection qui s’oppose depuis le 15 février au colonel Mouammar Kadhafi.
Ce Conseil national s’est déclaré « le seul représentant de la Libye ».
« Nous ne connaissons pas la nature de leur mission », a déclaré le porte-parole en référence au diplomate et à une unité des forces spéciales britanniques arrêtés par des insurgés alors qu’ils se rendaient auprès des rebelles dans l’est du pays.
« Huit personnes ont été arrêtées et ils avaient des passeports britanniques. Nous les avons arrêtés parce qu’ils sont venus dans le pays de manière non officielle et sans aucun arrangement », a souligné le porte-parole.
« Il n’y a pas de crise entre notre Conseil national et le gouvernement britannique », a-t-il assuré.
Le diplomate et ses gardes du corps sont venus en hélicoptère et ont atterri à Soulouk, une petite ville au sud-ouest de Benghazi, selon le porte-parole.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé dimanche qu’une « petite équipe de diplomates britanniques », qui était à Benghazi pour « établir des contacts avec l’opposition », avait quitté le pays après « avoir avoir connu des problèmes ».
Plus tôt dans la journée, un porte-parole de l’opposition libyenne avait confirmé des informations de la presse britannique, selon lesquelles un diplomate et des militaires britanniques avaient été arrêtés en Libye après leur arrivée dans une zone contrôlée par les insurgés.
BENGHAZI (Egypte), (AFP) –
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