Une banque privée libanaise accusée par les Etats-Unis de blanchiment d’argent et de liens avec le mouvement chiite Hezbollah va fusionner avec la Société générale de banque au Liban (SGBL), a annoncé le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salameh.
Quatre banques étaient sur les rangs pour racheter la Lebanese Canadian Bank (LCB), mais la SGBL, filiale de la Société générale, a fait la meilleure offre, a expliqué M. Salameh dans un entretien à une télévision locale jeudi soir.
Le gouverneur n’a pas précisé le montant du rachat, mais des sources bancaires au Liban l’ont évalué à environ 500 millions de dollars.
La SGBL s’est engagée à garder tous les salariés de la LCB, a précisé M. Salameh.
En février, le département américain du Trésor a accusé la LCB de blanchiment de centaines de millions de dollars au profit d’un important trafiquant de drogue qui aurait des liens avec le Hezbollah, mouvement classé comme terroriste par Washington.
La LCB a rejeté ces accusations et M. Salameh a assuré que la banque respectait les lois anti-blanchiment.
BEYROUTH, 4 mars 2011 (AFP) –
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