Israël va finalement adapter sa propre législation pour pouvoir faire respecter les sanctions internationales contre l’Iran, après avoir appelé pendant des années la communauté internationale à punir le régime de Téhéran, a-t-on appris jeudi de source officielle.
Le ministère des Affaires étrangères prépare un arsenal législatif qui permettra de cibler les entreprises internationales qui violent les sanctions, a affirmé à l’AFP le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor.
« Il s’avère qu’il y a des lacunes dans la législation israélienne concernant l’Iran. Il y a un fossé entre la politique (du gouvernement) et la loi, et nous allons donc actualiser la législation », a déclaré M. Palmor.
Selon des experts cités par la presse, l’Etat d’Israël « ne dispose pas des instruments légaux pour imposer des sanctions économiques efficaces à l’Iran et parfois ne peut même pas respecter les mesures décidées par les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».
M. Palmor a refusé de donner des détails, indiquant seulement qu' »Israël sur les initiatives déjà prises par les Etats-Unis et l’Union européennes ainsi que sur les résolutions internationales ».
Selon les médias, les nouvelles mesures -proposées par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman- sanctionneraient des entreprises étrangères souhaitant investir en Israël et qui continuent à faire du négoce avec l’Iran. Aucune compagnie israélienne ne traite officiellement avec l’Iran.
Israël, qui considère l’Iran et son programme nucléaire comme sa principale menace, réclame régulièrement des sanctions internationales plus dures contre Téhéran.
Les Etats-Unis et une partie de la communauté internationale accusent l’Iran, dont le régime est l’ennemi juré d’Israël, de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.
JERUSALEM, 3 mars 2011 (AFP) –
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