Le metteur en scène britannique Mike Leigh a annulé une visite prévue en Israël pour protester contre un projet de loi contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne de prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Mike Leigh, 67 ans, qui est juif, a indiqué qu’il annulait sa participation pendant une semaine fin novembre aux activités de l’établissement, dans une lettre adressée à Ronen Schorr, directeur de l’école de Cinéma et Télévision Sam Spiegel de Jérusalem, et publiée lundi sur le site de l’école.
Durant ce séjour, il devait aussi rencontrer des étudiants et des enseignants palestiniens en cinéma. « J’ai toujours éprouvé des réserves concernant ma venue, en particulier après le catastrophique raid (de la marine israélienne) contre la flottille » en partance pour forcer le blocus israélien de Gaza, qui a tué en mai neuf Turcs parmi les passagers d’un ferry, écrit-il. « Depuis lors, les agissements de votre gouvernement vont de mal en pis, et je suis de plus en plus mal à l’aise à propos de ma visite. Si elle devait se confirmer, elle apparaîtrait sans nul doute comme un soutien implicite de ma part à Israël », a-t-il expliqué.
M. Leigh a précisé avoir été choqué par la non reconduction du moratoire de 10 mois sur la « colonisation » juive en Cisjordanie expiré le 26 septembre.
Les Palestiniens exigent un gel total de la construction, pour prix de la poursuite de leurs pourparlers de paix avec Israël.
« A présent, ce projet de loi sur le serment d’allégeance est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », a-t-il encore dit. « Je ne peux pas venir, je ne veux pas venir, je ne viens pas », a-t-il ajouté.
Ce projet d’amendement de la loi sur la citoyenneté adopté il y a deux semaines par le gouvernement de Benjamin Netanyahu vise plus particulièrement les Palestiniens qui cherchent à s’installer en Israël par voie de mariage avec des ressortissants arabes israéliens.
Mike Leigh a réalisé de nombreux longs métrages à succès, notamment « Naked » (1993), « Secrets et mensonges » (1996), « Be happy » (2008), ou encore « Another year » (2010).
NDLR – En Angleterre les personnes devant être naturalisée prêtent un serment d’allégeance à la reine et à ses héritiers, tout en demandant la protection divine pour la reine.
Un serment d’allégeance est un serment par lequel un sujet ou un citoyen reconnaît son devoir d’allégeance et jure la fidélité à son pays ou, le cas échéant, à son monarque.
Dans beaucoup de serments d’allégeance modernes, l’allégeance est un serment de fidélité à la constitution.
En particulier, aux États-Unis d’Amérique, les présidents, les juges et le personnel militaire prêtent serment à la constitution.
À ce jour, le serment récité par les citoyens d’honneur de la ville de Londres contient un serment d’obéissance au lord-maire de Londres.
Des serments d’allégeance sont généralement exigés des citoyens nouvellement naturalisés en Angleterre et au Canada. Le serment est le suivant :,
« J’affirme solennellement que je serai fidèle et porterai sincère allégeance à Sa Majesté la Reine Élizabeth Deux, Reine du Canada, à ses héritiers et successeurs, que j’observerai fidèlement les lois du Canada et que je remplirai loyalement mes obligations de citoyen(ne) canadien(ne). »
Un exemple typique de serment d’allégeance est celui par lequel sont assermentés les parlementaires aux Pays-Bas :
Je jure (ou affirme) allégeance au roi, aux statuts du royaume des Pays-Bas, et à la constitution. Je jure (ou affirme) que j’effectuerai loyalement les fonctions qui me seront assignées. Ainsi aidez-moi Dieu tout-puissant ! (ceci que je déclare et affirme)
Dans beaucoup de royaumes du Commonwealth, est exigé un serment au monarque, et non à la constitution ou l’état.
Au Canada, le serment se rapporte maintenant au pays et à Elizabeth II, reine du Canada. En Nouvelle-Zélande, le serment d’allégeance se rapporte toujours à la reine.
CONCLUSION: ce brave homme devrait avant de critiquer Israël voir ce qui se fait dans son pays.
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