Grand rassemblement à la mémoire des victimes de Toulouse et Montauban le 19 mars à la mairie du 16ème arrondissement à ParisDans quelques jours, la date anniversaire de l’assassinat de sept personnes nous rappellera les tragédies de Montauban et de Toulouse.

Toulouse, 11 mars 2012 : vers 16 heures, le maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, 30 ans, d’origine marocaine, gare sa moto sur une esplanade près d’un gymnase, dans un quartier résidentiel tranquille de Toulouse. Sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste de Francazal, près de Toulouse, Imad Ibn Ziaten, dépourvu de tout antécédent judiciaire et bien considéré par sa hiérarchie, a mis en vente sa moto de grosse cylindrée sur internet en précisant qu’il était militaire. Alors qu’il porte encore son casque et se tient près de sa moto, il est abattu d’une balle de 11,43 dans la tête, projectile tiré à bout portant par Mohamed Mérah qui s’enfuit aussitôt à scooter.

Montauban, 15 mars 2012: vers 14h10, trois parachutistes du 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban se tiennent devant un distributeur de billets pour acheter un soda à deux pas de leur caserne. Mohamed Mérah, vêtu de noir et portant un casque à visière, descend de son scooter. Il contourne Mohamed Legouad, 24 ans, Abel Chennouf, 25 ans, et Loïc Liber, 28 ans, pour se placer derrière eux, écarte une personne âgée sur son passage et ouvre le feu. Il retourne une de ses victimes qui rampe, pour l’achever. Il tire 17 projectiles, avec la même arme que celle employée quatre jours plus tôt à Toulouse. Mohamed Legouad et Abel Chennouf sont tués. La compagne de ce dernier est enceinte de 7 mois.

Toulouse, 19 mars 2012 : vers 8h05. Mohamed Mérah monté sur un scooter de grosse cylindrée gare calmement son engin devant l’école juive Ozar-Hatorah dans un quartier résidentiel tout proche du centre de Toulouse. Il a deux armes. Il ouvre le feu sur un « rav », un rabbin, qui attend avec ses deux garçons un ramassage pour les emmener à l’école primaire voisine. Jonathan Sandler, 30 ans, est tué sur le coup tout comme son fils Gabriel Sandler, 6 ans. Son autre garçon, Arié Sandler, 3 ans, décède à l’hôpital. Mohamed Mérah poursuit dans la cour la petite Myriam Monsonego, 8 ans, la rattrape et l’abat d’une balle dans la tête. C’était la fille du proviseur. Brian, un adolescent de 17 ans est gravement blessé. Mohamed Mérah s’enfuit en deux-roues. Les quatre victimes étaient de nationalité franco-israélienne. Elles seront enterrées en Israël. Jonathan Sandler était en mission en France depuis quelques mois.

La France est sous le choc, et la Communauté Juive meurtrie à travers le monde se retrouve plongée une fois de plus dans l’horreur et l’effroi d’un antisémitisme aveugle et cruel.

En France, comme en Israël et partout dans le monde les juifs sentent cette haine que les médias inoculent chaque jour au travers du conflit israélo-arabe, monter pour aboutir au crime.

Les dénonciations de l’islamisme radical restent des paroles souvent sans suite, mais pire, elles permettent à tous les antisémites de se défausser en pointant du doigt l’acte d’un fou isolé, et non leurs responsabilités à travers leurs propos « anti-israéliens » ou plutôt antisémites, qui conditionnent des esprits faibles et les mènent jusqu’au crime.

Aucune leçon réelle n’a été tirée de ce drame. Les condamnations d’Israël et du peuple juif à qui l’Europe et la France dénient le droit d’habiter sur sa terre ancestrale, sont là pour nous rappeler qu’aux yeux de ce type de criminels, la justification de leurs actes demeure pleine et entière.

Il n’y a qu’à voir le tollé qu’a eu l’initiative d’Israël de mettre des bus à la disposition des travailleurs palestiniens, tout de suite interprétée comme étant un acte de ségrégation. (Voir notre article) Article original

La haine anti-juive est telle, que la minute de silence pour l’ensemble des victimes dans les écoles de France a été impossible dans certains établissements du fait même de la présence de victimes juives.

Si on doit reconnaître que Manuel Valls, ministre de l’intérieur semble plus crédible dans sa lutte contre l’islamisme, c’est plus parce que le danger pour la France est mieux pris en compte, que pour le simple intérêt de la lutte contre l’antisémitisme. La logique voudrait qu’au nom de cette lutte, la France classe le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, or la mauvaise analyse du gouvernement français juge cela comme étant contraire à ses intérêts notamment au Liban.

Il en est de même de l’engagement de la France au Mali, où les intérêts Français entre autres ceux d’Areva sont menacés.

Un an après a-t-on vraiment tiré les leçons du drame de Toulouse ?

Oui, mais uniquement pour ce qui concerne les intérêts de la France. Quant aux juifs c’est une autre affaire. Mais rien n’interdit au gouvernement de faire de la communication sur ce sujet, et à certains dirigeants communautaires de surfer sur ces affaires, pour se mettre en avant.

Décidément la télé réalité et la star académie sont devenues notre pain quotidien communautaire. Il faut croire que l’on aime ça.

Nous aurons droit à des cérémonies émouvantes, mais en coulisse la lutte sera dure pour le casting.

Pour ce qui nous concerne, nous aurons une pensée émue et sincère pour la belle Myriam Monsonego, 8 ans pour l’éternité, Arié Sandler, 3 ans, Gabriel Sandler, 6 ans deux chérubins, Jonathan Sandler, 30 ans mais aussi pour Mohamed Legouad, 24 ans,Abel Chennouf, 25 ans, Imad Ibn Ziaten, 30 ans dont la mère mène un combat courageux.

Concernant Amalek l’ennemi irréductible d’Israël et de Dieu, la Torah nous dit Souviens-toi et n’oublie pas. Pour celui qui sait que la Torah s’interdit les termes superflus, on pourrait dire que dans cette injonction un des deux termes est de trop.

La réponse à cela, tient à la différence entre ces deux injonctions. La première « souviens-toi » nous oblige à parler des faits et maintenir vivant la mémoire des évènements par des actions « extérieures ». La seconde « n’oublie pas » nous oblige à conserver intérieurement se souvenir en nous-mêmes.

A Myriam, Arié, Gabriel, et Jonathan, nous leur disons : Nous nous souvenons, et nous n’oublions pas.

M. COHEN SABBAN

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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Becker

Bravo pour votre article
Mais pourquoi citer le nom de l’assassin dans le titre et cinq fois dans le texte !
Il n’est pas nécessaire de contribuer à notre corps défendant à en faire une vedette
Shabbat Shalom
M BECKER