Une société israélienne identifiée par les services de l’État parmi les responsables d’une opération d’ingérence numérique étrangère visant LFI lors des municipales 2026, sans que rien ne soit démontré à cette heure.

De nombreux candidats La France insoumise auraient été visés par cette campagne, comme David Guiraud ou Sébastien Delogu, lesquels ne s’expliquent pas leur défaite.

Les autorités françaises soupçonnent la société israélienne BlackCore d’avoir permis le déploiement d’une opération d’ingérence lors de la campagne des élections municipales 2026, selon les informations de Franceinfo du mercredi 20 mai, qui demandent vérification. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce même jour qu’une « action judiciaire » était « engagée » suite à des soupçons d’ingérence numérique étrangère visant LFI pendant la campagne.

Pas de commanditaires identifiés

Plusieurs candidats insoumis aux municipales auraient été visés par une campagne de désinformation, comme François Piquemal à Toulouse en Haute-Garonne ou encore David Guiraud à Roubaix dans le Nord. Sébastien Delogu, à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, a notamment été faussement accusé de viol.

Néanmoins, bien que cette opération aurait été orchestrée depuis Israël, rien ne permet d’identifier d’éventuels commanditaires. Ces derniers peuvent très bien avoir contracté les services de BlackCore depuis n’importe quel pays du monde.

Sur son site internet, supprimé depuis, BlackCore se décrivait comme une « entreprise d’élite spécialisée dans l’influence […] conçue pour l’ère moderne de la guerre d’information ».

Municipales 2026 : François Piquemal taxe « l’extrême droite israélienne d’avoir volé l’élection à Toulouse »

Confronté à des ingérences étrangères durant les Municipales 2026, François Piquemal a réclamé de la transparence et l’annulation du scrutin à Toulouse, ce mercredi 20 mai 2026.

Ce fut une journée chargée pour François Piquemal, le député de la 4e circonscription de la Haute-Garonne. Ce mercredi 20 mai 2026, celui qui était candidat aux dernières municipales a évoqué, en long en large et en travers, la découverte d’ingérences numériques étrangères lors de la campagne des élections municipales 2026.

Retour sur ce dossier.

Une affaire « digne du Bureau des légendes »

Ce mercredi a d’abord commencé par une conférence de presse pour François Piquemal. À l’occasion de cette dernière, son avocat, Me Xavier Sauvignet, est revenu sur le dépôt d’ « une protestation électorale devant le tribunal administratif de Toulouse pour demander l’annulation […] des élections municipales ». Avant d’évoquer la raison de ce recours : les ingérences étrangères lors de la campagne.

Selon l’avocat, c’est une « affaire digne du Bureau des légendes (célèbre série diffusée sur Canal +, NDLR) ». Le 10 mars dernier, soit cinq jours avant le premier tour, le candidat François Piquemal avait été mis au courant de ces ingérences par Viginum (le service de l’État français qui a pour but de repérer, d’analyser et de documenter les campagnes d’influence ou de manipulation en ligne venant de l’étranger).

Ce dernier, via le Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE), avait alors publié une note confirmant l’existence de pages Internet et de faux comptes ciblant spécifiquement les candidats de la France insoumise (LFI) à Toulouse, mais aussi à Marseille et Roubaix.

Pubs diffamatoires, vols de données

François Piquemal rappelle ainsi qu’avant le 10 mars, il a subi « la création sur les réseaux sociaux de pages diffamantes, colportant les pires rumeurs qui portent sur l’intégrité des personnes et aussi la divulgation sur des sites Internet des mots de passe personnels de mes réseaux sociaux ». Ainsi que « la divulgation de mon adresse personnelle, sachant que j’avais reçu plusieurs menaces de mort » pendant la campagne, a-t-il poursuivi lors de sa conférence de presse. Puis, à la veille du second tour, « de fausses publicités diffamatoires ont été diffusées sur plusieurs sites et applications Internet (Vinted, Candy Crush ou La Dépêche du Midi) », énumère encore le candidat malheureux dans la course au Capitole, battu avec 46,13 % des votes.

Des ingérences d’Israël

Face à ces faits, « la RCPE nous dit que cette campagne malveillante cherche délibérément à altérer l’information du citoyen dans le cadre du scrutin municipal », a ajouté Me Xavier Sauvignet.

NOUS SAVONS QUE CES INGÉRENCES ONT POUR ORIGINE DES OFFICINES QUI SONT SITUÉES EN ISRAËL AVEC À LEUR TÊTE UN CERTAIN NOMBRE DE PROCHES DU POUVOIR EN PLACE, NOTAMMENT DU POUVOIR MILITAIRE ET DES SERVICES D’ESPIONNAGE.

Me Xavier SauvignetAvocat de François Piquemal

« Aujourd’hui, les Toulousaines et Toulousains peuvent légitimement se demander si ce n’est pas l’extrême droite israélienne qui a volé l’élection ? », se questionne François Piquemal.Municipales 2026 : une entité israélienne soupçonnée d’ingérences dans la campagne de François Piquemal (LFI)

Le rapport Viginum, l’affaire dans l’affaire

Si cette affaire semble déjà complexe, tant il peut être difficile de prouver la provenance exacte de ces diverses ingérences, elle se complexifie encore plus avec le rapport Viginum.

Ce mardi 19 mai, un article du Canard Enchaîné assure que le rapport d’enquête de l’organisme Viginum a été intentionnellement dissimulé et caviardé par les autorités. La raison évoquée ? La « peur que cela serve de tremplin à LFI », rapporte Me Xavier Sauvignet.

Une demande de transparence totale

Selon François Piquemal, « le fait que le gouvernement, qui a toujours soutenu M. Moudenc, fasse de la rétention d’information sur le rapport public qui doit être diffusé par Viginum ne fait qu’accréditer, éventuellement, la thèse [que l’élection a été tronquée, NDLR] ».

De son côté, son autre avocat, Me Lionel Crusoé, exige une transparence totale dans cette affaire : « Viginum doit produire le rapport complet maintenant ». Lui comme Me Xavier Sauvignet mettait un peu plus la pression, toujours ce mercredi matin, en rappelant qu’ « il existe des procédures pour demander au juge administratif d’enjoindre l’administration à communiquer en urgence les documents ».

Une « ingérence numérique étrangère grave »

Finalement, plus tard dans la journée, Laurent Nuñez a annoncé à l’Assemblée nationale qu’une « action judiciaire (était) engagée » vis-à-vis de ces soupçons d’ingérences numériques étrangères. Si le député LFI François Piquemal a pu poser sa question au gouvernement, le ministre de l’Intérieur lui a répondu en estimant que cette « ingérence numérique étrangère » était « grave ».

« Nous avons été extrêmement transparents », a-t-il poursuivi, assurant que le rapport sur les ingérences constatées durant le scrutin municipal serait rendu « public ».

Une campagne de manipulation étatique ?

En parallèle, les services français ont pu mettre en lumière le rôle d’une entité liée à des intérêts israéliens, nommée BlackCore, mais qui n’est que « la porte d’entrée d’une entreprise beaucoup plus complexe », précise une source informée du dossier.

Selon cette source, la campagne de manipulation provient bien d’Israël, mais le caractère étatique ou non de cette ingérence n’est pas établi.

LFI est hanté par Israël, on le savait depuis longtemps, mais là çà tourne à la démence.

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