Deux Français ont été déclarés mercredi « Justes parmi les nations », la plus haute distinction décernée par Israël à ceux qui ont sauvé au péril de leur vie des Juifs pendant la Shoah. Georges Dilsizian et son fils André-Gustave, décédés respectivement en 1946 et 1971, ont été reconnus comme « Justes » à titre posthume par le Mémorial Yad Vashem de Jérusalem qui a remis un certificat et une médaille à leur petite-fille et fille, Mme Liliane de Toledo.

Georges Dilsizian, né en Arménie au début du siècle dernier, avait immigré en France où ses 13 enfants avaient vu le jour. L’un d’entre eux, André-Gustave, avait épousé Léa Albohair, issue d’une famille d’immigrants juifs turcs. Après le début des déportations à Paris en mars 1942 et jusqu’à la Libération de la France en août 1944, Georges Dilsizian a caché Caroline, la nièce de Léa Albohair, ainsi que ses grand-parents Samuel et Kalo Sévy. Son fils, André-Gustave, a de son côté caché Ida et Corinne, les cousins de la petite Caroline. ette dernière, survivante de la Shoah, a également participé à la cérémonie mercredi à Yad Vashem en présence de représentants diplomatiques français et arméniens.

Les personnes qui reçoivent le titre de « Juste parmi les Nations » obtiennent une médaille, un diplôme officiel et leur nom est gravé sur un mur dans la forêt de Jérusalem, aux abords du Mémorial de Yad Vachem. Depuis la création de la commission des « Justes » en 1963, Yad Vachem a remis la récompense à plus de 23.000 « Justes » de 44 pays différents, dont 3.331 Français, selon le site du Mémorial Yad Vachem consacré au souvenir et à l’étude de la Shoah.

Jerusalem, 28 déc 2011 (AFP)

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