On prend peu à peu conscience que les pays périphériques de « l’arc chiite », à savoir l’Irak et le Liban, deviennent ultra-sensibles aux risques d’embrasement politico-social, lié à l’influence iranienne. Ici, Haniyeh, lancé dans sa première tournée des pays arabes, ne peut faire escale à Beyrouth, et surtout y rencontrer Nasrallah, par crainte que la foule ne descende dans la rue, pour s’opposer aux dépenses du pays pour la sacro-sainte « cause palestinienne ». Celle-ci, puisqu’elle est scindée en deux blocs qui ne partagent rien et ne s’entendent pas, ne peut se targuer d’aucun soutien populaire réel dans les pays arabes, et surtout pas au sein de la « rue palestinienne » des camps libanais, où les partisans des deux camps risquent l’affrontement : dès lors, on se demande bien à quel « axe de la résistance » prétendent appartenir des mouvements en perte croissante de légitimité comme le Hezbollah et le Hamas. Perdre la voie des cœurs et des esprits constitue le début de la fin de ces mouvements terroristes, qui rament à contre-courant des espérances des peuples qu’ils sont censés « représenter »…
« Je lui ai demandé de s’abstenir de l’idée dans ces circonstances »
Les autorités libanaises refusent d’autoriser la visite de Haniyeh à Nasrallah et dans le pays

Elaph de Londres : « Le Hamas » a demandé aux autorités libanaises d’autoriser Ismail Haniyeh, chef du bureau politique du mouvement, à se rendre au Liban et à y rencontrer des Palestiniens et des dirigeants libanais -dont Hassan Nasrallah, mais les autorités libanaises retardent la réponse, a indiqué une source du Hamas à « Elaf« .
La source, qui a refusé de sortir de l’anonymat, a ajouté que les autorités libanaises « tentent de se débarrasser de la réponse et de ne pas autoriser Haniyeh à effectuer cette visite en raison des conditions sociopolitiques au Liban, des manifestations, de la sécurité et des conditions politiques instables ».
Il convient de noter qu’Ismail Haniyeh effectue sa première tournée à l’étranger en tant que chef du Bureau politique du Hamas, au cours de laquelle il s’est rendu en Égypte, en Turquie et au Qatar. Il se rendra dans d’autres pays de la région, destinations qu’il n’a pas dévoilés.
Au Liban, Haniyeh prévoyait de rencontrer le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, le leader druze Walid Jumblatt et certains autres dirigeants libanais, selon une source proche d’Ismail Haniyeh.
« Elaf » a appris de sources informées que la sécurité libanaise craignait un regain de différentes tensions en cas d’une telle visite d’Ismail Haniyeh, à la lumière de la situation interne libanaise d’une part, et des différences qui se produisent à l’intérieur des camps palestiniens entre partisans du Fatah et du Hamas, d’autre part.
Une source libanaise proche de l’Agence générale de sécurité a déclaré à Elaph que l’intention était de demander à Haniyeh de s’abstenir de l’idée de cette visite dans ces circonstances délicates, d’autant plus que le Hamas est classé comme mouvement terroriste dans un certain nombre de pays occidentaux qui ont des liens étroits et importants avec le Liban.
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Qu’ils s’entre-tuent, cela nous fait des vacances !