
BHL tel qu’en lui-même. Des années que l’intellectuel français s’est engagé sur toutes les guerres. Invité au festival de cinéma, il parle de l’honnêteté des images, d’une fracture ouverte dans le monde, mais qui déchire d’abord l’islam. De Marine Le Pen aussi. De politique, toujours.
La Voix : Président du jury de la section doc, vous avez votre actualité. Le film sur la bataille de Mossoul, diffusé début mars sur Arte. C’est important, Mossoul ? C’est si loin.
BHL : « Mossoul paraît très loin, c’est en réalité si près. C’est de là que sont partis les attentats en Belgique, en France, en Europe. Je ne sais pas s’il fallait y être, mais je suis heureux et fier d’avoir rapporté ces images. Et j’ai découvert que la plupart des reporters, là-bas, étaient français. »
Le public occidental ne sait pas forcément à quel point cette bataille est dure. Rue par rue, Stalingrad version 2017 ?
« Oui, une bataille rude. On a affaire à Daech, des combattants fanatisés. Le psychanalyste Jacques Lacan disait des martyrs qu’ils sont « sans peur ni pitié ». Surtout lorsqu’ils ont le dos au mur. Une guerre, maison par maison. Une image qui reste? Peut-être celle de cette foule affamée, des hommes suspendus aux ridelles d’un camion de vivres, risquant d’être écrasés. Et à deux pas, ce groupe de femmes ayant réussi à trouver de la nourriture, avec leurs petites filles, prises pour cibles par des snipers. »
Depuis que le cinéma existe, l’image est accusée d’être trompeuse. En 1944, en découvrant les camps, de grands cinéastes ont réfléchi à la manière d’authentifier leurs films. Votre souci à Mossoul ?
« C’est une question entre soi et soi. J’essaie de filmer avec honnêteté, en admettant ma subjectivité. J’ai choisi d’apparaître dans mes films. Pour rappeler qui parle. Je ne suis pas neutre. En 1936 je n’aurais pas accordé 5 minutes aux démocrates et 5 minutes aux fascistes.Dans tout cadrage, on prélève du réel. Lorsque je choisis de filmer un soldat irakien avec une croix gammée dans le dos, je veux montrer que dans cette armée irakienne influencée par l’Iran, il y a des soldats qui ont un rapport à la mort identique à celui de Daech ».
« Je crois à l’islam des lumières »
Si on résumait votre parcours, de la Bosnie à l’Irak, c’est celle d’un homme posté sur la ligne de fracture. Entre Orient et Occident ?
« Non. Entre islam et l’islam. Une ligne qui sépare, dans l’islam, démocrates et fanatiques. Je ne suis pas de ceux qui pensent que l’islam est notre ennemi. Je ne suis pas non plus de ceux qui réfutent tout lien entre islam et islamisme. Mais je crois à l’islam des Lumières. La fracture est entre Massoud et El-Banna, le fondateur des Frères musulmans. Pour reprendre votre mot, je ne sais pas pour « l’Orient ». Mais je me sens certainement plus proche d’un Afghan ou d’un Kurde démocrate que d’un Français votant Front National ».
Vous avez cité Malraux récemment, la France jamais aussi grande que lorsqu’elle parle à tous les hommes. Les gaullistes portaient cette grandeur, les intellectuels l’ont-ils laissée filer ?
« Le problème dépasse les intellectuels. C’est un problème français. C’est effrayant que personne ne s’étonne de voir Marine Le Pen au 2e tour, alors que ce serait un tremblement de terre comme en 2002. Le paysage est dominé par les doctrines du déclin, de l’identité. Quand je vais à Mossoul, je le fais aussi au nom d’une certaine grandeur française. J’ai prononcé, il y a quelques jours, à Erbil, pour la première de mon film, un « Discours à la nation Kurde ». Je l’ai fait en français et en tant que Français – représentant de l’une des plus grandes et vieilles nations du monde.»
Source : La Voix du Nord
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Souros et BHL, même combat…
il me semble que BHL devrait arrêter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes; il fait plus de tort que de bien a la communauté. ou est le bon vieux temps ou il recevait des tartes a la crème en pleine poire; le pauvre il devait changer de chemise a chaque fois(j imagine que son dressing en est remplies)
BHL est à coté de la plaque en bon boboguaucho qu’il est et c’est malheureusement à cause de gens comme lui qu’il y a de plus en plus de personnes désespérées qui vont vOter FN et ils sont pourtant des français tout à fait honorables pas moins que les afgans ou les kurdes . il lui est facile de parler comme ça dans sa tour d’ivoire et en plus il a ego enorme , tant pis pour lui si il ne veut pas voir la réalité et très dommageable pour un intellectuel .
Moi je le sens plus proche de l hopital psychiatrique que du prix nobel de la paix
Bhl est un grand intellectuel. Il n est ni malade ni ignorant. Il est le plus intelligent de tous, car il veut la paix et uniquement la Paix. Il cherche à faire un pont entre les cultures et les religions mais la Politique prend le dessus. S’ils y avait plus de BHL dans ce monde, les hommes s’entretueraient moins.
Ce type est un malade , Il crois a l islam des lumieres , faut il lui rappeler que l islam c est les tenebres .
Et moi je me sens plus proche d’un JUIF aimant ISRAEL que d’un Juif de Cour français !!!
Le titre ne reflète pas du tout ce que dit bhl, c’est un raccourci trompeur : il parle des musulmans démocrates (qui existent, même si leur voix est peu audible vs celle des fanatiques tonitruants). Ses deux derniers films (dont « la bataille de Mossoul ») sont remarquables de justesse.
Beuff! En effet ,il ne se tourne pas les pouces ,mais je pense qu il peut prendre sa retraite .
Malade mental