17 Tamouz: début de la période « entre les limites » (vidéo)

Dès dimanche 27 juin  nous amorçons  la courbe des 3 semaines du 17 tamouz au 9 av. Les 3 semaines qui séparent ces deux dates : 17 tamouz et 9 av sont une période triste et désignée en hébreu par l’expression בין המצרים (beyn ‘hametzarim) que l’on pourrait traduire par : « entre les limites », cependant que se dégage de cette expression une idée d’étroitesse, voire d’angoisse, en dehors du fait que l’idée du pays d’Egypte se profile derrière ceci puisque מצרים s’écrit exactement comme Egypte, pays où nous avons été réduits en esclavage, pays où l’on a exercé sur nous une pression extrême. Le mot מצרים comporte en son centre, la racine צר (tsar) étroit.
Des règles précises s’attachent à cette période que l’histoire a pourvu en événements tragiques parfois uniquement pour le peuple juif mais, parfois, les événements tragiques ont eu une portée universelle !

Dimanche 27 juin 2021 est une journée consacrée au souvenir  des événements du 17 Tamouz. Un jeûne marque le jour de la prise de Jérusalem qui a précédé la destruction du Temple et aussi le premier d’une période de deuil national de trois semaines qui précède Tich’a Béav (1)

Le 17 Tamouz est un des quatre jeûnes mentionnés dans le livre des Prophètes. Le but de ce jeûne est d’éveiller chez l’homme un sentiment de perte sur le temple détruit et sur l’exil et les pérégrinations qui ont suivi cette catastrophe.

Le fait de se tourmenter à propos de ces événements est censé nous aider à surmonter les carences spirituelles qui ont provoqué ces catastrophes.

Le processus de la Techouva –auto introspection et engagement à s’améliorer nous permet de transformer une tragédie en allégresse.

En fait, Le Talmud dit qu’après la délivrance future d’Israël et la reconstruction du Temple, ces jours de jeûne se transformeront en jours de réjouissances et de fêtes.

Comme le prophète Zacharie le dit « le 17 Tamouz deviendra un jour de joie et de festin dans la maison de Juda ».

Cinq grandes catastrophes se sont produites ce jour là dans l’histoire juive:

-Moïse brisa les Tables de la loi en descendant du Mont Sinaï suite à la faute du veau d’or.

-On arrêta d’offrir les sacrifices quotidiens dans le premier Temple durant le siège de Jérusalem, les Cohanim (prêtres) ne pouvant plus se procurer d’animaux.

-Une brèche fut ouverte dans la muraille de Jérusalem avant la destruction du Temple en l’an 70 de l’ère vulgaire.

-Avant la grande révolte, le général romain Apostamos brûla un rouleau de la Torah établissant ainsi un précédent pour les horribles autodafés de livres juifs à travers les siècles.

-Une statue fut introduite dans le sanctuaire, acte blasphématoire et de désacralisation par excellence.

(A l’origine, nous jeûnions le 9 Tamouz puisque c’est ce jour que Jérusalem est tombée avant la destruction du premier temple, en 586 avant l’ère commune.Toutefois, lorsque Jérusalem tomba une deuxième fois le 17 Tamouz lors de la destruction du second temple, les Sages décidèrent que les deux tragédies seraient commémorées le 17 Tamouz.)

Hanna Cohen

Jeûne du 17 Tamouz 5781
Dimanche – 17 TAMOUZ 5781– 27 Juin 2021
Début du Jeûne: à l’aurore –  Fin du jeûne: à la tombée de la nuit

COMMENT OBSERVER LE 17 TAMOUZ ?

Il est défendu de manger ou boire de l’aurore et jusqu’au crépuscule.

Les femmes enceintes ou qui allaitent ainsi que les personnes dont la santé risquerait d’être affectée par le jeûne sont dispensées de jeûner.

Lorsque le 17 Tamouz est un Chabbat, le jeûne sera repoussé au lendemain.

On a le droit de se laver, de se parfumer et de porter des chaussures en cuir.

Le ‘Hazan ajoute la prière « Aneinou » dans la Amida de Cha’harit et de Min’ha. Celui qui prie seul ne l’ajoutera qu’à Min’ha.

On récite les Seli’hot et Avinou Malkénou

Aux offices du matin et de l’après midi, on lira l’Exode32 : 11 où sont mentionnés les treize attributs de miséricorde de D.ieu.

Pour la Haftara de Min’ha, on lira Isaïe 55 :6-56 :8 qui traite du renouveau du service dans le Temple.

Traduction et adapatation de Hanna Cohen

(1) Les 3 semaines qui séparent ces deux dates : 17 tamouz et 9 av sont une période triste et désignée en hébreu par l’expression בין המצרים (beyn ‘hametzarim) que l’on pourrait traduire par: « entre les limites », cependant que se dégage de cette expression une idée d’étroitesse, voire d’angoisse, en dehors du fait que l’idée du pays d’Egypte se profile derrière ceci puisque מצרים s’écrit exactement comme Egypte, pays où nous avons été réduits en esclavage, pays où l’on a exercé sur nous une pression extrême. Le mot מצרים comporte en son centre, la racine צר (tsar) étroit.

Lire: Les personnes exemptées du jeûne du 17 Tamouz

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