Eric Zemmour candidat en 2022 ? Le polémiste confirme à demi-mot son intention

S’il préfère pour le moment garder le flou sur ses intentions présidentielles, Eric Zemmour a confirmé à demi-mot réfléchir sérieusement à se présenter en 2022. Des sources proches de Zemmour indiquent que son équipe de campagne est en partie constituée. Des noms circulent déjà. Il attend les régionales, pour voir les équilibres des forces en présence.

Marine Le Pen a des raisons de s’inquiéter. Car si Eric Zemmour n’a pour le moment ni confirmer ni infirmer se présenter en 2022, le polémiste continue d’entretenir le flou. Ce dimanche 6 juin, il a accordé une interview au Livre Noir, un média qui se présente comme « anticonformiste » et « souverain » dans lequel il confirme à demi-mot. « Je réfléchis à la suite, aux mesures éventuelles que l’on pourrait prendre à partir de mon diagnostic, a affirmé le polémiste dans une vidéo partagée sur YouTube. J’ai, depuis vingt ans, annoncé, prophétisé, en vain pour l’instant, en disant, voilà ce qui va arriver. J’ai longtemps pensé que cela suffirait. » Dans la suite de son entretien, Eric Zemmour s’est dit qu’il fallait « peut-être (…) passer à l’action, car la prévision, la prédiction, même la prophétie ne suffit pas ». Il a ensuite évoqué les candidats politiques d’ores et déjà lancés dans la course à l’Elysée.

« De Marine Le Pen à Emmanuel Macron, ils ne comprennent pas ce qu’il se passe. Ils ont tous compris que la sécurité allait être au centre de la présidentielle. Très bien, mais le sujet, ce n’est pas la sécurité, la sécurité est un problème parce que nous vivons un changement de peuple et une guerre de civilisation sur notre sol », a ajouté le polémiste, sans clarifier ses intentions politiques. Ce qui est sûr, c’est qu’une possible candidature d’Eric Zemmour inquiète Marine Le Pen. « Quel est l’intérêt de cette candidature ? », s’est questionnée la candidate du Rassemblement national ce dimanche 6 juin sur dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Selon elle, la candidature d’Eric Zemmour risquerait d’affaiblir « le camp national » lors de la présidentielle. Et elle s’inquiète pour les voix recueillies par son parti.

Eric Zemmour attend les régionales

« Objectivement, c’est une candidature qui peut aider Emmanuel Macron à arriver en tête à l’élection présidentielle, ce que les sondages ne lui accordent pas pour l’instant », a-t-elle ajouté avant d’expliquer qu’elle avait eu l’occasion de dialoguer avec l’éditorialiste de CNews : « Je lui dis : vous êtes un éditorialiste et un écrivain respecté et écouté. N’affaiblissez pas, même un tant soit peu, le camp national auquel vous êtes attaché ». En coulisses, les soutiens d’Eric Zemmour le préparent à se lancer. Mais ils attendent les élections régionales. « Tu ne peux y aller que si tu es sûr d’être au second tour, tu n’y vas pas pour témoigner », lui a lancé Philippe de Villiers qui pense que « si le RN emporte ne serait-ce qu’une seule région, Marine Le Pen gagne en notabilité et dès lors, l’idée d’une candidature adjacente paraît plus périlleuse.

Eric Zemmour peut compter sur les amis de Marion Maréchal

Le polémiste de Cnews s’est confié sur ses désirs d’engagement politique dans une interview organisée par des proches de Marion Maréchal. La nièce de Marine Le Pen précise qu’elle n’en est pas l’instigatrice. Ils ont ressorti le pop-corn. Eric Zemmour a assumé son envie de s’engager dans la bataille électorale, dimanche, sur la chaîne Youtube identitaire Livre noir. Derrière cette interview, deux amis de Marion Maréchal. Erik Tegnér, ancien militant LR, a fondé Livre noir. Studio propice aux confidences : un gros fauteuil rouge sur fond noir, sans technicien ni horloge. Seul l’interviewer fait face à l’invité…

Le Pen snobe Zemmour

La présidente du RN refuse de se rendre à l’émission du polémiste sur Paris Première tant que celui-ci n’aura pas clarifié ses intentions pour 2022.

Elle semble loin l’époque, pourtant pas si ancienne, où Marine Le Pen rêvait de faire d’Éric Zemmour son ministre de la Culture… Selon nos informations, la cheffe du Rassemblement national a décliné une invitation à l’émission «Zemmour et Naulleau» au mois d’avril. Pour justifier ce refus auprès des équipes de l’émission diffusée sur Paris Première, son entourage a pointé le positionnement «ambigu» de son chroniqueur star. «Marine Le Pen serait interviewée par le polémiste ou par le candidat putatif à la présidentielle?» souligne un proche de la députée du Pas-de-Calais, elle-même lancée dans la course à l’Élysée depuis dix-huit mois. Contactée par Paris Match, l’équipe de «Zemmour et Naulleau» n’a pas répondu à notre sollicitation.

Éric Zemmour laisse de moins en moins planer le doute sur son envie de concourir en 2022. Et il ne rate pas une occasion de dire tout le mal qu’il pense de la patronne du RN. «Marine Le Pen est de gauche, tous ses réflexes sont de gauche», avait fustigé le journaliste en 2017, après la défaite face à Emmanuel Macron. «Il est inutile qu’elle arrive à l’Élysée, elle ne pourra rien faire», cinglait-il encore récemment, alors que la candidate ne juge désormais plus «utile» de sortir de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).

Plutôt que les idées de la présidente du RN, Éric Zemmour a toujours assumé une préférence pour celles de sa nièce Marion Maréchal, partisane comme lui d’une «union des droites» sur une base conservatrice et identitaire. Pour une Marine Le Pen en quête de «banalisation», la radicalité des tenants de cette droite «hors les murs» présente l’avantage non négligeable de la recentrer. Reste qu’une candidature du polémiste coûterait mécaniquement de précieux points à l’élue du Pas-de-Calais. Au risque d’affaiblir «le camp national», a-t-elle mis en garde dimanche.

La cheffe du RN veut néanmoins afficher le calme des vieilles troupes. Interrogée cet hiver sur les velléités présidentielles du journaliste vedette de CNews, elle ironisait : «Il y a vouloir et pouvoir. Moi, jeune, je voulais être Miss France.» Un sondage Ifop publié en mars semble lui donner raison. Selon cette étude, qui postule l’absence de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, le polémiste ne recueillerait que 17% des suffrages. Un score nettement inférieur à ceux prêtés à la présidente du Rassemblement national

Bigard, Hanouna, Zemmour… «La tentation du clown» ou l’hypothèse d’un candidat «hors-système»

Dans une toute récente enquête de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) intitulée « 2022, le risque populiste en France », consacrée au vote protestataire et réalisée avec l’institut de sondages OpinionWay, un chiffre attire l’attention : 55 %. C’est le pourcentage de personnes interrogées qui pourraient voter, au premier tour de la prochaine élection présidentielle, pour un ou une candidat(e) qui ne viendrait pas d’un parti politique. Une candidature « hors-système » surgissant au dernier moment, la journaliste Laetitia Krupa y croit et y consacre un livre, « La tentation du clown » (Ed Buchet-Chastel, 282 p, 21,90 €).

En Ukraine, le président Volodymyr Zelensky, un ancien acteur de série comique, ne s’était-il pas présenté trois mois à peine avant le scrutin ? La fiction a vraiment précédé la réalité, puisque le jeune quadragénaire, totalement novice en politique, incarnait dans cette émission télévisée satirique… un prof de maths accédant à l’improviste à la magistrature suprême ukrainienne.

«Un faiseur de rois pour le second tour»

Quarante ans après la candidature de Coluche, la France, Laetitia Krupa en est convaincue, « connaîtra aussi son Zelensky, son Donald Trump ou son Beppe Grillo, l’humoriste créateur du mouvement populiste 5 étoiles en Italie ». Ainsi a-t-elle « testé », parmi ceux qu’elle désigne comme des clowns blancs, pas forcément rigolos, mais volontiers bonimenteurs, moralisateurs, « vengeurs » incarnant la voix des « sans-voix », plusieurs personnalités « présidentiables ».

La liste ne surprend guère, on les voit – ou voyait – tous les jours ou presque sur les plateaux des chaînes d’info. De l’animateur Cyril Hanouna au chanteur Francis Lalanne, du Pr Didier Raoult au philosophe Michel Onfray, de la Gilet jaune Jacline Mouraud à Jean-Marie Bigard, sans oublier le général de Villiers, loin d’avoir dit son dernier mot, les prétendants au rôle ne manquent pas. Soit qu’ils en promeuvent eux-mêmes l’idée, à l’image d’Eric Zemmour, soit que la rumeur souffle leur nom, comme celui d’Élise Lucet par exemple. « Cela ne veut pas dire que l’un ou l’autre de ces personnages accédera à l’Elysée, mais son succès sera suffisant pour que ses propositions pèsent et en fassent un faiseur de rois pour le second tour », pronostique l’essayiste.

Une rumeur brandie par des conseillers de l’Elysée.

Les intéressés pourraient convaincre des élus susceptibles de leur apporter les 500 signatures indispensables pour concourir à l’Elysée. « Pourquoi les maires échapperaient-ils à la tentation dégagiste de l’époque ? J’en ai rencontré plusieurs prêts à parrainer un candidat hors-système plutôt qu’une Marine Le Pen qui se heurterait toujours, selon eux, au plafond de verre ». De fait, à l’heure où 70 % des électeurs considèrent, selon l’étude de Fondapol, que les responsables politiques « parlent de sujets qui ne les concernent pas », des candidatures venues d’ailleurs pourraient apparaître tout aussi légitimes.

En 1981, le camp Mitterrand avait d’abord joué de l’aventure Coluche, la jugeant utile pour ringardiser la droite, avant de s’inquiéter d’un phénomène sondagier qui risquait de faire de l’ombre au candidat socialiste. L’amuseur au cœur à gauche s’était donc retiré.

L’autrice relève, intriguée, que cette rumeur de candidat hors-système est régulièrement brandie par des conseillers de l’Elysée, à leur tour relayés par les médias. À quelles fins ? « Quand Emmanuel Macron appelle au téléphone Zemmour ou Bigard, rend visite à Raoult à Marseille, il les place à son niveau et siphonne leur popularité, spécule Laetitia Krupa. En même temps, il les fait rentrer dans le système, il affadit le clown et se pose lui-même comme celui qui peut faire bouger les choses, sans pour autant risquer de plonger le pays dans le chaos ».

JForum

5 Commentaires

  1. moi de lui je reflechirais il y a eu des precedents le plus celebre KSK ou FILLON les derniers en date Sarkosi je commencerai par maire depute d un arrondissement de Paris apres la mairie de Paris l assemble nationale

  2. Comme dit MONSIEUR Éric ZEMMOUR
    les sondages actuels ne veulent rien dire et donc je pense que Monsieur Éric ZEMMOUR est à plus de 25 % vu que la France N’EST PLUS la France.. elle est complètement à la dérive et le seul je dis bien que SEUL MONSIEUR Éric ZEMMOUR peux rendre la France aux Français ..Amen
    qu’on se le dise…

  3. Mais pourquoi toujours ces articles écrits par des ordures gochiottes ?

    Hormis tous les présidents anti sionistes français, depuis 2gol, les trois derniers, sont des bouffons, particulièrement nuisibles et dangereux…

    C’est à vomir qu’un organe de presse juif diffuse de pareilles saletés.

  4. Zemmour n’a aucune chance, compte tenu de son nom et ses origines , même si ses idées sont celles d’une large partie de la population: Macron espère et pousse à sa candidature pour avoir une voie royale vers la victoire.

  5. Hi,hi,hi…le grand Chaos, dans la confusion totale et la violence extrême, on y est déjà…grâce à la lignée mondialiste de gauche et d’une droite gaucheuse depuis Giscard.

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