Biden est obligé de faire du Trump, mais il attend avec impatience le départ de Bibi, pour faire pression sur Lapid et consorts afin que s’arrêtent les opérations israéliennes contre l’Iran. Son dialogue avec les terroristes de Téhéran prend l’eau, et il ne sait pas comment dire que l’accord sur le nucléaire n’aura pas lieu, vu que l’Iran a déjà de quoi fabriquer des armes nucléaires au dires même du patron de L’AIEA. Il est tombé dans un piège qu’Obama lui avait tendu. Il est pris en tenaille entre une marche arrière impossible et un accord impossible.

Pire encore une opération contre l’Iran devient incontournable, car s’il ne la fait pas, il y sera entrainé par Israël, qui trouvera des appuis importants auprès des républicains et une grande majorité de démocrates. C’est pour lui la quadrature du cercle.

Plus grave, il n’est pas sûr que le départ de Bibi soit une bonne chose. En tant de guerre avoir un gouvernement fait de brique et de broc, sera tout sauf un interlocuteur fiable. On peu imaginer que dans pareille situation, passer son temps à régler des problèmes de divergences internes au lieu d’être à cent pour cent sur une opération vitale pour Israël, pourrait être quasi suicidaire.

Pendant ce temps….

En Iran, une raffinerie et un navire de guerre en flammes en moins de 24 heures.

Deux incidents d’envergure ont porté un coup dur aux infrastructures et au potentiel militaire du pays. Ils surviennent dans un contexte de tensions régionales fortes.

En moins de vingt-quatre heures, deux incidents d’envergure ont frappé l’Iran et porté un coup dur aux infrastructures et au potentiel militaire du pays. Dans la soirée de mercredi 2 juin, un feu s’est déclaré dans une raffinerie de pétrole située dans le sud de Téhéran, la capitale. Quelques heures plus tôt, dans la nuit de mardi à mercredi, le plus grand navire de guerre de la marine avait lui aussi pris feu avant de couler dans le golfe d’Oman dans des circonstances inexpliquées. Les deux incidents surviennent dans un contexte de tensions entre l’Iran et ses rivaux régionaux, notamment Israël, et en pleine campagne présidentielle.

Smoke rises at an oil refinery in Tehran, Iran June 3, 2021. Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY.

Dans la raffinerie, l’incendie s’est déclaré « dans les réservoirs de gaz liquéfié », selon le gouverneur de Shahr-e-Rey (un département de la province de Téhéran), Hossein Tavakoli. Le chef de la cellule de crise de la capitale iranienne, Mansour Darajati, a rejeté l’hypothèse qu’une « explosion » soit à l’origine de l’incident. Les responsables de la raffinerie ont également écarté la piste d’un « sabotage ». Jeudi matin, l’incendie n’avait toujours pas été maîtrisé.

Pendant plusieurs heures, d’immenses colonnes de fumée se sont élevées dans le ciel, suscitant l’inquiétude des habitants de Téhéran qui diffusaient sur Internet des images de l’incendie. La mairie du quartier a même dû demander aux habitants des alentours de quitter leur logement. La raffinerie, inaugurée en 1968, produit 250 000 barils de carburant par jour et subvient à environ 17 % à 20 % des besoins énergétiques du pays. A en croire les autorités iraniennes, l’installation devrait rapidement se remettre à fonctionner normalement, et aucune inquiétude ne pèse sur les approvisionnements.

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Suspicion à l’égard d’Israël

L’incident de Téhéran s’est déclaré après le naufrage du plus grand navire militaire iranien, le Kharg, après que des secouristes ont tenté en vain, pendant de longues heures, de contenir un feu à bord, d’origine pour le moment inconnue. Le Kharg, long de plus de 200 mètres, et utilisé pour ravitailler d’autres navires en mer ou pour des exercices d’entraînement, a coulé près du port de Jask, à 1 270 kilomètres au sud-est de Téhéran, dans le golfe d’Oman, près du détroit très stratégique d’Ormuz.

Selon les médias iraniens, lesquatre cents marins et élèves officiers qui étaient à bord ont réussi à évacuer. Parmi eux, trente-trois ont été blessés. Pour le moment, l’Iran n’a donné aucune explication sur les causes de l’incendie de ce navire, capable, aussi, de transporter des hélicoptères et des cargaisons lourdes, telles que du matériel militaire, ce qui rend suspect son naufrage. Une enquête a été ouverte.

Ces deux incendies font suite à une série d’explosions et de feux mystérieux qui ont touché des installations pétrolières, nucléaires et militaires iraniennes ces derniers mois, et à des attaques contre des navires de guerre du pays, notamment depuis 2019. Certains ont été imputés par Téhéran à Tel-Aviv, son ennemi de toujours et rival régional. Le rôle d’Israël a même été confirmé dans certains cas par des sources israéliennes dans les médias américains et israéliens.

« Représailles »

Début avril, une explosion qui a touché un autre navire militaire, le Saviz, stationné en mer Rouge, au large du Yémen, a été imputée à l’Etat hébreu par le New York Times, citant anonymement un responsable américain. L’attaque avait été présentée comme « des représailles » à « des frappes antérieures de l’Iran contre des navires israéliens ».

L’Iran a également accusé Israël d’être à l’origine de plusieurs attaques récentes contre son programme nucléaire, dont deux incendies et explosions survenus sur l’installation nucléaire de Natanz (centre), en juillet 2020 et en avril, cette année. L’assassinat de l’architecte du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, en novembre 2020, a également été imputé à l’Etat hébreu.

Tel-Aviv voit dans le programme nucléaire de Téhéran une menace existentielle et s’oppose aux pourparlers en cours, à Vienne, en vue de relancer l’accord conclu en 2015. Celui-ci, destiné à encadrer la surveillance des activités nucléaires de l’Iran en échange d’un assouplissement des sanctions internationales, avait été dénoncé unilatéralement par l’ancien président américain Donald Trump, en 2018. Et Israël appelle aujourd’hui les Etats-Unis à adopter une approche plus contraignante envers Téhéran, notamment sur son programme balistique et ses activités régionales qu’il juge « déstabilisatrices ».

Le 30 mai, le chef sortant du Mossad, les services secrets israéliens, Yossi Cohen, a confirmé l’intention de « combattre l’Iran et ses actions jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il comprenne que chaque fois qu’il franchira une ligne, cela lui coûtera d’énormes dommages ».

JForum et le Monde

 

5 Commentaires

  1. Je ne savais pas que la capitale d’Israël était Tel-Aviv. À l’époque – où je lisais « Le Monde » – il y a plus de trente ans-, on y parlait de Jérusalem…

  2. 1949, 1956, 1967, 1973, 1979… ne comprenant rien à rien de toutes leurs défaites on ne peut plus cuisantes, ces barbus en sandales continuent de vociférer leur haine suicidaire. Ils n’ont qu’elle pour dire qu’ils existent dans un monde qui n’est pas le leur. Que voient-ils devant un écran de télévision, au volant de leur auto, en prenant l’avion ou en appuyant sur quelques touches d’un portable : l’Occident. Une autre raclée, mais cette fois-ci dont aucun parmi eux ne se relèvera, demeure en attente. Reste qu’à la fignoler pour que le dernier des barbus s’étouffe dans sa vomissure.

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