“Impossible de dénoncer la ligne nationale sans être taxé de racisme” : un ex-leader de l’UNEF dénonce sa “dérive islamo-gauchiste”

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/ Vendredi 23 octobre 2020 à 17:4610

Image d’illustration. Photo © TRISTAN REYNAUD/SIPA

L’ancien président de l’UNEF Sciences-Po Bordeaux Paul Melun pointe notamment les “réunions en non-mixité” et une certaine “complaisance avec l’islam politique” chez le syndicat.

Jeudi 22 octobre, Jean-Michel Blanquer a ciblé sur Europe 1 le syndicat étudiant UNEF, l’accusant de favoriser « une idéologie qui, de loin en loin, mène évidemment au pire »« Ce qu’on appelle communément l’islamo-gauchisme fait des ravages. Il fait des ravages à l’université comme quand une organisation comme l’UNEF cède à ce type de chose », avait condamné le ministre de l’Education nationale, après l’assassinat de Samuel Paty. Une vision du syndicat que s’est empressé de confirmer Paul Melun, ancien leader d’une section locale de l’UNEF.

 

« J’ai constaté la dérive islamo-gauchiste dont parle Jean-Michel Blanquer », assure, sur le réseau social, celui qui fut président de l’UNEF Sciences-Po Bordeaux de 2014 à 2016. Et de citer en exemple les « réunions en non-mixité », la présence de la « mouvance décoloniale » et une certaine « complaisance avec l’islam politique »« Il était impossible de dénoncer la ligue nationale sans être taxé de racisme », déplore-t-il.

Une position « inacceptable » du ministre

Dans ce message, il réagissait notamment à l’interview de la présidente de l’UNEF Mélanie Luce dans les colonnes de L’Obs. Cette dernière reproche à Jean-Michel Blanquer d’accuser le syndicat « d’être indirectement lié aux attaques terroristes qui ont eu lieu »« Je ne vois pas en quoi le fait de batailler contre les discriminations et pour la laïcité et la neutralité de notre service public sont des choses qui font qu’on peut nous accuser d’être liés à une entreprise terroriste, c’est totalement ubuesque », s’est-t-elle insurgée, dénonçant une position « inacceptable » du ministre.

Qualifiés de « collabos » et de « traîtres à la laïcité » lors de l’hommage national à Samuel Paty, les membres de l’UNEF vivent mal ces insultes. « C’est inacceptable. Nous dénonçons surtout ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Les mots ont un sens, il y a un climat délétère général, pas seulement vis-à-vis de l’UNEF », a jugé Mélanie Luce auprès de L’Obs.

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