Un Européen sur cinq justifie l’antisémitisme!

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Plus de 25% des Européens pensent que les Juifs ont trop d’influence dans les affaires, la politique, les médias et la finance.

Un sur cinq estime que l’antisémitisme est le reflet du comportement quotidien  des Juifs dans le monde et dans le même temps, un Européen sur vingt interrogé n’a jamais entendu parler de la Shoah.

C’est le résultat d’une enquête à grande échelle menée par CNN dans sept pays d’Europe qui révèle un ancrage profond  de l’antisémitisme sur le vieux continent….

Selon un nouveau sondage de CNN présenté dans l’édition de mardi du journal Yediot Aharonot, les stéréotypes antisémites ont encore de beaux jours devant eux en Europe alors que la mémoire de l’Holocauste  s’estompe.

Le sondage CNN / ComRes, qui a interrogé plus de 7 000 personnes (7 092), a été mené dans sept pays d’Europe (Autriche,  France, Allemagne, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne et  Suède).

Il révèle que plus du quart des Européens pensent que les Juifs ont trop d’influence sur les affaires et la finance (en Pologne et en Hongrie, c’est environ 40% qui l’ont affirmé, en France et en Allemagne 25%).

Près d’un Européen sur quatre déclare que les Juifs ont également trop d’influence sur les zones de conflit et de guerre dans le monde.

Un sur cinq affirme que les Juifs ont trop d’influence sur les médias et un pourcentage similaire pense que les Juifs ont aussi trop d’influence dans la politique.

La croyance en un pouvoir juif va de pair avec une surestimation du nombre de Juifs dans le monde.

Alors qu’environ seulement 0,2% de la population mondiale est juive, environ les deux tiers des personnes interrogées dans le sondage ont estimé que le pourcentage des Juifs dans le monde était trop élevé. 25% des Hongrois, 20% des Britanniques et 20%  des Polonais estiment à plus de 20% la population de Juifs dans le monde.

Quant aux Français, aux Autrichiens, aux Allemands et aux Suédois, ils estiment que 5 à 10%  de juifs vivent dans leurs pays respectifs.

Ce sondage témoigne d’attitudes et de comportements dérangeants et contrastés à l’égard des Juifs combinés à une ignorance surprenante.

 Environ un Européen sur vingt dans les pays interrogés par CNN n’a jamais entendu parler de la Shoah, alors que moins de 75 ans se sont écoulés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et qu’il existe encore des dizaines de milliers de survivants.

Cette ignorance est particulièrement frappante chez les jeunes Français: une personne sur cinq âgée de 18 à 34 ans a déclaré ne jamais en avoir entendu parler.

En Autriche, le pays de naissance d’Adolphe Hitler, 12% des jeunes ont déclaré n’avoir jamais entendu parler de la Shoah et 40% des Autrichiens interrogés confient  qu’ils n’en savent que très peu sur le sujet.

En revanche, les Européens pensent qu’il est important de garder en vie le souvenir de l’Holocauste.

Les deux tiers ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste contribuait à garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus.

Ce chiffre s’élève à 80% en Pologne et la moitié des Européens ont déclaré que la commémoration de la Shoah contribuait à lutter contre l’antisémitisme aujourd’hui.

Mais les sentiments des Européens sont complexes, contrastés et embrouillés à l’égard de la Shoah , d’Israël, des Juifs et de l’antisémitisme.

Un tiers des Européens ont déclaré que les Juifs utilisaient la Shoah pour promouvoir leurs intérêts.

Une faible, mais solide majorité (54%) a déclaré qu’Israël avait le droit d’exister en tant qu’État juif. Un tiers des personnes interrogées estiment que les critiques adressées à Israël ont tendance à être motivées par l’antisémitisme.

Et un tiers des personnes interrogées ont aussi déclaré qu’Israël utilisait la Shoah pour justifier ses actions.

Un tiers ont déclaré que les partisans d’Israël utilisaient l’accusation d’antisémitisme pour faire taire leurs critiques. Un tiers des Européens ont déclaré que la commémoration de la Shoah détournait l’attention des autres atrocités d’aujourd’hui.

Plus du quart des répondants (28%) ont déclaré que la plus grande part de l’antisémitisme dans leur pays était une réponse aux actions de l’État d’Israël.

Et près d’un sur cinq (18%) ont déclaré que l’antisémitisme était le reflet du comportement du peuple juif en général.

Enfin 10% des européens avouent être antisémite, un chiffre qui atteint 15% en Pologne et 19% en Hongrie.

ComRes a interrogé 7 092 adultes dans sept pays du 7 au 20 septembre (Grande-Bretagne, 1010; France, 1006; Allemagne, 1012; Pologne, 1020; Hongrie, 1019; Suède 1018; Autriche, 1007).

Les données ont été pondérées pour être représentatives de chaque pays en fonction de l’âge, du sexe et de la région.

Tel-Avivre –

 

Yad Vashem, le musée d’Etat israélien sur l’Holocauste, a déclaré mardi dans une déclaration qu’il était “profondément préoccupé” par les données, principalement par le nombre d’Européens déclarant ne rien savoir du tout ou rien du génocide.

 “En outre, l’enquête met en évidence le fait troublant que de nombreux tropes antisémites profondément enracinés persistent dans la civilisation européenne”, a écrit Yad Vashem.

4 COMMENTS

  1. La critique doit s’adresser autant à la présence de plus en plus importante de musulmans en Europe mais aussi aux médias (presse radio télévision et éditions), aux mouvements politiques et dirigeants, aux syndicats et patronat, à tout les mouvements verts, ONG, et autres, qui s’évertuent à : noircir Israël en le pointant du doigt, le rendant coupable de tous les maux de la terre pour en faire l’ennemi international numéro un.
    Ils font passer l’armée la plus éthique du monde pour des SS, nazis et autres bourreaux. Les titres les plus infâmant sont pour Israël, surtout comportant des annonces grossières déformant la réalité et jamais vérifiées (ex AFP l’Agence d’info France Palestine). Tous ces médias ne présenteront jamais Israël sous son vrai visage, mais tronquent la réalité. Le seul mot qui convient à cette attitude est : la jalousie, et cette jalousie les tire à la haine de tous les Juifs, ils ne veulent pas du Juif vivant.

  2. Le Talmud tient pour axiome que Essav haïsse Jacob.
    Essav, c’est Edom. Le “rouge”.
    Le père de la Chrétienté.
    On ne parle pas d’ADN ici, mais de la culture, spirituelle, du monde chrétien.
    Pourtant, depuis les dernieres decouvertes sur l’epigenetique, il semble que l’expression mémorielle passe par celle, génétique, de cet ADN…
    Un descendant de musicien aura, en “kit”, des prédispositions évidentes à la musique,en dehors de toute éducation musicale.
    L’effet est prouvé pour 4 générations.
    Résonne ainsi l’admonestation du Seigneur,:
    “Je poursuivrai le crime jusqu’à la troisième, {voire} la quatrième génération {s’ils persistent}.

    Sceptiques ?
    http://elishean-portesdutemps.com/la-memoire-de-nos-ancetres-dans-notre-adn/

    • Ce dossier dont le lien est joint est issu d’une etude sur “science & vie” de 2012,dont Eva Jablonski, chercheuse israelienne en autres, illustre l’etude.
      Le site ci-dessus relève en revanche des “dossiers bizarres”…
      J’ai pourtant trouvé que, ici, cette mémoire historique est bien écrite.

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