Un Commandant d’Al Nusra -branche armée d’Al Qaïda en Syrie- meurt à l’hôpital en Turquie. 

« L’Emir » islamiste a perdu la vie en recevant des soins à l’hôpital. 

Nusra Front members in Aleppo. (AFP/Karam al-Masri)

BEYROUTH –Un commandant paramilitaire du Front al Nusra, appartenant à Al Qaïda, est mort en Turquie, selon une ONG qui suit les évolutions En Syrie déchirée par la guerre.

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme a rapporté mercredi matin que le dirigeant islamiste -un des Emirs d’al Nusra à Jabal al-Zawiya, dans la province d’Idlib – a été blessé « dans des affrontements passés, entre les forces du régime de les rebelles du sud d’Alep. 

Des sources corroboratives ont déclaré à l’ONG que le responsable d’Al Nusra-Al Qaïda a « perdu la vie alors qu’il recevait des soins dans un hôpital à l’intérieur même du territoire turc ».

Ce reportage ne fournit guère d’autres détails, ni sur l’identité du commandant djihadiste qui a trouvé la mort ni sur la localisation exacte de l’hôpital dans lequel il était devbenu l’un des patients.

Au cours de ces derniers mois, la Turquie a instauré des mesures drastiques pour sécuriser ses frontières avec la Syrie, ainsi que pour empêcher l’afflux de réfugiés dans le pays. Selon l’OSDH, les garde-frontières turcs ont tué 29 civils qui fuyaient les violences depuis le début 2016.

Le Front Al Nusra, pour sa part, a publiquement pris ses distances vis-à-vis de son protecteur, la Turquie, dans le cadre de la politique d’Al Qaïda, consistant à démentir qu’il reçoit la moindre aide de la part d’aucune entité étatique, serait-elle islamiste comme la Turquie d’Erdogan.

En août 2015, l’organisation djihadiste avait annoncé son retrait des positions près de la frontière turque, parce qu’elle refusait d’aider A,nkara dans sa tentative pour repousser Daesh de sa frontière du Nord-Ouest de la Syrie.

Cette succursale d’Al Qaïda en Syrie, qui a joué un rôle dominant dans les campagnes de la rébellion dans et autour d’Alep, a annoncé dans un communiqué le 10 août, que le plan d’Ankara visant à instaurer une zone sécurisée sans présence de Daesh allait contre les intérêts rebelles et ne visait qu’à agrandir le territoire sous contrôle turc.

Depuis la formation de « l’Armée Bénie de la Conquête », qui a « ébranlé le Règne des Nusairis en Syrie et atteint leur bastion dans les montagnes de Latakia… des avancées consécutives se sont poursuivies dans la plaine d’Al Ghab, par la grâce de Dieu et l’armée Nussairie a subi des défaites qui se sont enchaînées »…

« Le gouvernement turc et la coalition internationale ont décidé de de diriger la bataille selon leurs propres intérêts et priorités », avait affirmé le groupe djihadiste.

Al Nusra faisait remarquer que la Turquie fournirait « une couverture aérienne et d’artillerie à certaines factions de l’opposition participant à cette coalition  en tant que forces terrestres », en faisant référence à des rapports disant que des bataillons appartenant à l’Armée Syrienne Libre mèneraient les combats contre Daesh.

« Par conséquent, nous annonçons notre retrait de tous les postes d’observation sur le front contre les kharijites [Daesh] au Nord d’Alep ». 

Al-Nusra a expliqué qu’il considère que l’appui donné par la Turquie à la coalition contre Daesh, comme allant à l’encontre de la loi islamique ou Chari’a, et que « même une coordination avec eux est inacceptable ».

 

Albin Szakola (@AlbinSzakola). 

Adaptation : Marc Brzustowski

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