Tsahal dévoile son nouveau QG de cyberdéfense
Quelque part dans le centre d’Israël, profondément enterrée sous terre, se tient une salle de commandement et de contrôle de guerre, qui fonctionne 24h/24 et 7 jours/7, destiné à permettre aux Forces de Défense d’Israël de défendre le pays contre les cyberattaques. « Nous encourageons l’initiative et l’innovation », déclare un ancien général de haut-rang dans Tsahal, chargé de la Cyber défense.

Tsahal a récemment achevé la construction des ses « quartiers généraux de la Cyber sécurité » : le Centre de contrôle qui a pour but de défendre et sécuriser les données et communications en ligne de toute l’armée. La salle d’évaluation de situation, qui a commencé à fonctionner il y a deux ans, dirige les opérations depuis plusieurs mois de manière accrue et elle est destinée à permettre à Tsahal de fonctionner totalement, même sous le coup de cyber-attaques graves.

L’installation souterraine qui a été établie dans le centre du pays et qui se répartit sur plusieurs étages en sous-sol, sera dotée, 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, par des soldats de « cyber-défense », du personnel des renseignements pertinent et d’autres, selon ce qu’exige la situation. Le Colonel H., du Directoire du C4I (Service des ordinateurs), commandera l’unité sous le titre de  » Chef du Département des opérations de Défense »

La semaine dernière, le Général de Brigade Danny Bren, le fondateur de la première unité de cyber-défense, s’est retiré de Tsahal. Bren, a aussi occupé le poste de Commandant de Lotem, la Brigade technologique de Tsahal, qui comprend les plus grosses entreprises de logiciel. Avec sa démission, les fonctions qu’il occupait se sont subdivisées en deux : le nouveau commandant de la brigade de Défense, qu’on appelle le Général de Brigade N. et le Commandant de Lotem, le Général de Brigade Rami Malachi.

 

The IDF is reshaping the face of its cyber defense efforts. (Archive Photo: IDF Spokesperson)

Tsahal reconfigure le sens de ses efforts en matière de cyber-défense. (Archive Photo: IDF Spokesperson)

L’ouverture des quartiers-généraux débute une nouvelle phase, pour Tsahal, dans la gestion des réalités technologiques changeantes,menant à la construction d’une branche à part entière de cyberguerre, dirigée par un Général-Major, auquel le Chef d’Etat-Major Gadi Eisenkot a, en principe, donné son aval. Conduisant l’ensemble du processus, dont l’allocation des ressources et du personnel, on trouve le Général de Brigade Y.,qui porte le titre de « chef de l’équipe de Cyberguerre ».

Aujourd’hui, les activités de cybersécurité de Tsahal se concentrent sur deux différentes entités : le Directorat C4I, qui se focalise plus sur les domaines de de la Défense, et le Directorat des Renseignements Militaires (DRM ou MID en anglais, également connu sous le nom de l’AMAN), où on développe également des capacités offensives. Faisant partie du cadre de laBrigade de Défense, une unité des renseignements a récemment été instaurée, qui est destinée à fournir des solutions de cyber-défense.

Ces quartiers généraux étant, désormais, achevés, Eisenkot a, devant lui, à prendre la décision concernant ce que sera la structure exacte de la cette nouvelle branche de cyberguerre. Plusieurs options sont sur la table, pour cette nouvelle branche, dont le début des opérations est prévu en 2017, dont celle de consolider toutes les activités relatives à l’activité sous un seul toit (une même institution).

Même si ses responsabilités directes en matière de cyberguerre sont limitées aux réseaux militaires, Tsahal est en étroite coopération avec les organismes civils de cybernétique -le QG de cyberguerre national aux bureaux du Premier Ministrez, le QG de cybersécurité du Ministère des Affaires étrangères (responsable de la protection des réseaux ministériels,ainsi que de ceux des entreprises de l’industrie militaire) et le QG de cyber-renseignements du Shin Bet (qui protège les infrastructures cruciales et sensibles du pays).

(Archive Photo: IDF Spokesperson)

(Archive Photo: IDF Spokesperson)

Selon le Général de Brigade Bren, qui s’est retiré après 30 ans de service, le rythme rapide des changements technologiques, ainsi que sa disponibilité, érode l’avantage technologique d’Israël sur ses ennemis. « Chacun fait un bond significatif dans les domaines de la cyberguerre. La vitesse du changement est si haute que Tsahal a besoin de se demander en permanence si elle peut s’adapter à changer au rythme qui convient à la période en cours ».

Selon Bren, « Israël est la seule nation démocratique dans le monde qui a des ennemis qui désirent sa destruction cinétique, qui ont des capacités cybernétiques et qui combinent ces deux domaines en un seul et même concept opérationnel. Ces ennemis, on les appelle l’Iran et le Hezbollah ».

Quand on lui pose la question du capital humain et des écarts de salaire entre les officiers de cyber-défense salariés de Tsahal et ceux uqi ne le sont pas, Bren déclare : « Les gens ne partent pas à cause cde l’argent. S’il s’agit d’un écart raisonnable de salires, iuls restent à cause de la hauteur du Défi.  Ils ne partent que lorsqu’ils sentent que leur temps est gaspillé. Nous encourageons l’initiative et l’innovation. Nous avons un investisseur, puisque Tsahal paie les salaires, on a de la « folie » en abondance à fournir et qu’en est-il des idées opérationnelles? Disons que je soughaite que la rélaité soit plus terne ».

Israel Wulman|Publié :  24.06.16 , 17:59

israelwu@yedioth.co.il

ynetnews.com

Adaptation : Marc Brzustowski

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