Réfugiés : culpabilité de l’occident ou déresponsabilisation des dictateurs ?

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Le 2 septembre 2015, les journaux, télévisions, réseaux internet ont largement diffusé la photo de l’enfant kurde retrouvé mort sur la plage de Bodrum (en Turquie), alors que sa famille tentait de rejoindre l’île de Kos en Grèce. Ce drame n’est pas sans rappeler les 2 500 personnes décédées, depuis le mois de janvier 2015, période pendant laquelle 330 000 personnes ont, néanmoins, réussi a gagné les côtes européennes. Le problème se pose donc de savoir si le monde occidental est responsable de la détresse humaine des candidats à l’immigration, et de leurs tentatives désespérées, pour fuir leur pays d’origine. Autrement dit, incombe-t-il au monde occidental de prendre en charge, seul, les prestations sociales qui seront versées, le logement qu’il conviendra de confier, et le cadre de vie qui sera offert aux ressortissants des pays, qui s’avèrent incapables de leur offrir des conditions de vie décentes.

La question se pose en fait, en terme de coût et de savoir si le contribuable du monde occidental doit supporter, seul, les frais d’installation, l’assurance sociale, les dotations familiales versées aux candidats à l’immigration. Equitablement, la solution consisterait à faire supporter une partie de ce coût, par les Etats dont ils sont originaires, alors qu’ils transfèrent cette prise en charge aux pays démocratiques.

Les institutions européennes et les dispositions concernant l’asile des personnes, sont directement inspirées des principes judéo chrétiens d’amour du prochain, de l’élan vers autrui, de la compassion, de la générosité et du sens du partage. Il n’est pas pour autant nécessaire de culpabiliser l’Europe en raison de la détresse, dans laquelle se trouvent les personnes (généralement musulmanes), puisque maltraitées dans leur pays d’origine (généralement musulman), sans faire supporter par les pays d’origine une partie de la charge induite, par ces centaines de milliers de réfugiés qui affluent du monde entier vers l’Union Européenne.

Le Premier Ministre français, Manuel Valls, a annoncé la construction d’un campement humanitaire à Calais avec l’aide de la commission européenne qui doit débloquer une enveloppe de 5 millions d’Euros pour les personnes sans papiers et sans abris. Pour autant, les personnes bénéficiaires sont originaires de pays pauvre mais également de pays immensément riches : l’Afghanistan (lithium, fer cuivre or cobalt niobium), le Soudan (pétrole agriculture), L’Érythrée (cuivre, l’or, l’argent, granit, marbre, potassium, zinc, sel, fer, gaz et pétrole), la Lybie (pétrole) Iran (pétrole), Syrie (pétrole), Tchad (Or, pétrole). L’inconvénient résulte de ce que les richesses nationales, dans ces pays, sont accaparées par des grandes familles qui gonflent leur fortune personnelle en favorisant l’exode de leur population, transférant aux contribuables européens, l’obligation de subvenir à leurs besoins.

Outre le coût, il faut également aménager un style de vie qui ne fait pas partie des traditions françaises : à Calais, 5 mosquées ont été crées sous des tentes pour accueillir les personnes musulmanes, largement majoritaires, parmi les réfugiés qui souhaitent se rendre en Angleterre (où la présence sur le territoire suffit pour obtenir un travail, en attendant l’issue des décisions administratives).

Prosaïquement, des populations musulmanes fuient les pays musulmans dont ils sont originaires, compte tenu du refus par leurs dirigeants, de partager les richesses naturelles dont ils préfèrent conserver les fruits, ou en raison du traitement que leur impose les tenants de l’islamisme radical (talibans, Etat islamique..), en faisant supporter par les pays occidentaux la charge de leur installation, et ce, sans contrepartie.

Il pourrait donc être mise en place une obligation financière, pour les pays, dont ils sont originaires, destinées à financer le coût induit par l’arrivée de leurs ressortissants actuellement, supportés par le contribuable européen surtaxé. En d’autres termes, il conviendrait de reconnaître le statut de « Républiques », des pays dont les réfugiés sont originaires, (qui a pour origine étymologique « res public », soit la « chose publique ») et d’admettre que les richesses naturelles du pays de provenance, sont la propriété collective de la population qui en est issue, et qui dispose d’un droit de créance, sur le patrimoine géré par les représentants de l’Etat.

La reconnaissance de cette créance collective des réfugiés sur les richesses des  pays dont ils sont originaires, fonderait la prise en charge du coût de leur installation dans les pays d’accueil, par le pays d’origine, qui cesserait de faire supporter la charge induite du coût correspondant, par les impôts des contribuables locaux.

La solution serait alors immédiate pour les 50 000 palestiniens originaires de la Syrie (qui en comptait 500 000 en 2011), qui se font appeler « réfugiés palestiniens » alors qu’il n’ont jamais mis les pieds ni en Israël, ni même dans les territoires gérés par les responsables palestiniens, Fatah ou Hamas. Il suffirait de reconnaître la nationalité syrienne à ces palestiniens qui vivent en Syrie depuis 3 générations, et de faire supporter par la Syrie, le coût de la prise en charge de leur installation en Europe, puisque incapable de leur réserver sécurité et épanouissement.

Ces palestiniens, en grande partie originaires du « camp de réfugiés de Yarmouk », (qui n’est  autre que « la capitale de la diaspora palestinienne », devenue, l’extension résidentielle palestinienne de Damas), sont la cible de leurs coreligionnaires syriens, ou de l’Etat islamique. Si les palestiniens n’ont jamais été accueillis dans les pays musulmans dans lesquels ils se sont établis, Liban, Koweit, Irak, la Syrie est désormais devenue leur cauchemar. La communauté internationale n’a pas à en faire les frais.

Il convient donc d’admettre une réalité et de l’ériger en règle de droit. Les palestiniens originaires de Syrie, sont victimes d’une absurdité de leur statut de « réfugiés à vie, de génération en génération », qui fait supporter par l’Unrwa, (émanation de l’Onu), le coût de leur entretien, tel un peuple sous tutelle de l’Onu. Par ailleurs, il est une absence de volonté, par les Etats dont ils sont originaires, de les prendre en charge.

A ce jour, le nombre de palestiniens qui vivent en Europe se monte à 300 000. En cas de paix signée avec l’Autorité palestinienne, la construction d’un aéroport international à Ramallah permettrait à ces milliers de palestiniens de venir s’établir dans les territoires sous contrôle palestinien, sans avoir à exhiber les clés de soit disant maison que leur grand parents auraient occupés en Palestine, avant que le territoire ne devienne israélien. De même, ces palestiniens pourraient tout à fait établir dans la bande de Gaza en y accédant par la frontière égyptienne.

A défaut d’établissement en Israël, la reconnaissance de la nationalité syrienne à ces palestiniens, suffirait à faire prendre en charge par la Syrie, le coût de leur immigration en Europe, où ils sont généreusement accueillis.

Les palestiniens cesseraient également d’invoquer les massacres perpétrés par les musulmans syriens ou l’Etat Islamique, pour imputer à l’Europe une responsabilité historique dans les déboires qu’ils rencontrent, lorsqu’ils tentent de rejoindre les côtés européennes (ce que d’aucuns n’hésite pas à qualifier de nouvelle « tragédie du peuple palestiniens »). La règle de Droit n’est pas une invention humaine, mais juste une matérialisation, à travers les mots, d’une règle de nature transcendantale.

 

Par Maître Bertrand Ramas- Muhlbach

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