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Quand les agents de Netanyahou infiltrent l’Afrique

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Netanyahou collectionne les succès diplomatiques au Moyen-Orient, en Asie, en Inde, en Russie et maintenant en Afrique. Cette dynamique en partie due à Trump ne fait que s’accroitre au point que certains pays semblent ne pas vouloir rater le coche, pour obtenir une position privilégiée avec Israël.

Outre leur relation avec Israël, la normalisation semble leur ouvrir d’autres portes comme celle des Etats-Unis et des monarchies du Golfe. Compte tenu des intérêts qui découlent de ces nouvelles synergies, la cause palestinienne qui est depuis longtemps stérile, cesse d’être un obstacle à ces nouvelles relations. Dès lors la politique « panurgienne » qu’a été celle de l’Afrique à l’égard d’Israël  va dans l’autre sens du balancier. Plusieurs pays africains ont pris langue avec l’Etat Hébreu. D’autres sont maintenant approchés par des proches de Netanyahou.

Alors qu’il se retrouve confronté le mois prochain à ses quatrièmes élections en deux ans, le premier ministre Benjamin Netanyahou tente désespérément d’attirer un autre pays musulman dans la normalisation avec Israël.

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Cette semaine, selon nos informations, de hauts émissaires diplomatiques israéliens doivent se rendre à Bamako pour rencontrer les principaux dirigeants maliens. Dans ces efforts, Israël est aidé par les Emirats, qui ont promis un soutien financier si le Mali accepte de rétablir ses relations avec Tel Aviv, rompues en 1973 à la suite de la guerre du Kippour.

En échange de cette normalisation, Israël a promis au Mali, qui subit une résurgence de la présence djihadiste, un grand accord de renseignement et de l’assistance militaire. Les industriels israéliens du renseignement disposent déjà de quelques relais à Bamako.

Le rétablissement des relations avec Bamako serait une nouvelle pierre dans la percée saharienne des services israéliens, après le Soudan et, surtout, le Tchad. D’autres pays à majorité musulmane, notamment le Niger et l’Indonésie, ont aussi été approchés par des émissaires de Netanyahou issus du Mossad et du Conseil de sécurité nationale.

Le président tchadien Idriss Déby et son maître-espion Ahmed Kogri ont entamé une vaste diversification de leurs alliances, sous l’œil du parrain historique du régime, la DGSE.

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Début juillet, une nouvelle délégation tchadienne s’est rendue en Israël. Ouvert il y a plusieurs mois, ce canal est rapidement devenu central dans la stratégie sécuritaire des deux pays. Le patron du Mossad, le « playboy » Yossi Cohen, est déjà venu plusieurs fois à N’Djamena rencontrer le président Idriss Déby et son maître-espion le général Ahmed Kogri, chef de l’Agence nationale de sécurité (ANS). Ce dernier a déjà fait à plusieurs reprises le trajet à Tel Aviv… et Herzliya, la capitale locale des matériels de cyber-renseignement. Car la connexion entre les deux pays passe notamment par la vente de matériels d’interceptions israéliens, ainsi que des formations afférentes.

Ce canal commercial est inhabituellement très scruté par le Mossad. Yossi Cohen ne veut pas que des intermédiaires actifs en Afrique se prévalant de connexions à Tel Aviv n’interviennent sur les contrats. Ces accords sont d’autant plus couvés que les sociétés israéliennes retenues ont notamment dû faire face à la concurrence chinoise, qui prospecte de plus en plus activement sur le continent.

Percée israélienne

N’Djamena et Tel Aviv discutent aussi de livraisons de drones d’observation. Plusieurs groupes israéliens précurseurs dans le domaine ont déjà soumis des offres. Tel Aviv se mobilise également pour livrer au pays de nouvelles technologies agricoles, mais les finances du Tchad sont très contraintes.

Pour le Mossad, le Tchad fait figure de plateforme idéale dans la sous-région, un peu à l’instar de ce qu’est devenu l’Azerbaïdjan dans le Caucase. Les espions israéliens veulent suivre de près les soubresauts au Soudan voisin. L’ancien régime de Khartoum a longtemps nourri des liens avec les Pasdarans iraniens et le Hezbollah libanais, dont les réseaux africains sont traqués par le Mossad. Or la milice chiite libanaise est aussi très active au Nigeria voisin. Une présence forte à N’Djamena permet à Tel Aviv de garder un œil sur l’évolution du dossier libyen, qui concentre nombre d’intérêts régionaux croisés , et où le Tchad bénéficie de nombreux points d’entrée, via les tribus du Sahara.

Cette nouvelle entente vient revivifier une connexion entamée en 2008, lorsque les industriels de la défense israéliens, au premier rang desquels Elbit Systems, avaient fourni des équipements afin d’améliorer le matériel des troupes de Déby face aux rebelles d’alors.

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Intérêt américain

La CIA renforce elle aussi sa présence dans l’Etat africain central. Suprême honneur : la directrice de l’agence Gina Haspel elle-même y a fait un saut. Si Washington reste d’abord intéressé par des coopérations en matière d’anti-terrorisme, notamment dans la lutte contre Boko Haram au Nigeria, le contexte régional l’incite à muscler ses échanges avec l’ASN. L’agence de Langley a été rassurée de voir que Déby a jusqu’à présent refusé les offres de service russes.

La DGSE reste chez elle

Cette diversification d’alliances du régime d’Idriss Déby ne se fait pour le moment pas au détriment de la relation historique que celui-ci entretient avec la DGSE. Le général Ahmed Kogri reste un Saint-Cyrien, passé par l’Ecole nationale d’administration (ENA) et qui a été pendant dix ans attaché militaire de l’ambassade tchadienne à Paris. Intérêt supplémentaire pour les grandes puissances de renseignement : Kogri assure la chefferie du centre de fusion du renseignement (CFR) du G5 Sahel, la proto-alliance militaire des cinq pays du Sahel. Cela confère d’autant plus de relais au Tchad dans les services de sécurité d’Afrique de l’Ouest.

IOL

2 Commentaires

  1. Vous mentionnez mon nom dans votre article « Quand les agents de Netanyahou s’infiltre en Afrique »
    et vous citez entre autre un site très controversé et très anti israélien « intelligence online », site apparemment lié aux services français et qui se bat contre l’influence israélienne en Afrique.
    Je mets de côté le fait que l’article d’Intelligence Online (publié il y a quelques années et qui est de la « soupe réchauffée ») est bourré d’inexactitudes que vous n’avez pas pris la peine de vérifier (entre autres , le fait que je n’ai jamais mis les pieds au Mali et je ne connais aucun Malien , certainement pas la famille Keïta), mais je suis ébahis par le fait qu’un média comme le vôtre qui se prétend sioniste et pro-israélien , cite un site qui salit Israël et publie des fake news à longueur de site.
    Vous me faites du tort, vous faites du tort à Israël et vous cautionnez des fake news et des anti israéliens notoires
    Je demande un rectificatif de votre article :
    1) je n’ai jamais travaillé au Mali ni avec la famille Keita, je n’ai jamais mis les pieds au Mali et je n’y ai aucune activité commerciale ou autre.
    2) La société citée à Hong-Kong, Hamsa, n’existe plus depuis plusieurs années
    3) Je n’ai aucune activité commerciale ou autre en Centre-Afrique, ni passée ni présente.

    • Bonjour Monsieur, Votre message a attiré toute mon attention. Votre rectificatif sera le bienvenue.
      Je ne manquerai pas de le reprendre. A l’avenir nous serons plus vigilants concernant ce site. Sincèrement. M. COHEN
      PS : vérifier le contenu est quasi impossible – nous faisons le correctif

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