Poutine a annoncé un accord de retrait de l’Iran de Syrie contre allègement de ses sanctions – (reportage télévisé)

Le Premier ministre aurait annoncé à la Knesset que le président russe aurait déclaré que Moscou pourrait expulser Téhéran, mais seulement si Washington atténue les pénalités imposées après son retrait de l’accord nucléaire

Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu alors qu'ils se préparent à faire des déclarations communes après une réunion et un déjeuner dans la résidence du dirigeant israélien à Jérusalem, le 25 juin 2012. (Photo AP / Jim Hollander, Pool)

Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu alors qu’ils se préparent à faire des déclarations communes après une réunion et un déjeuner dans la résidence du dirigeant israélien à Jérusalem, le 25 juin 2012. (Photo AP / Jim Hollander, Pool)

Le président russe Vladimir Poutine a proposé à Israël et aux États-Unis un accord prévoyant que l’Iran retire ses forces de Syrie en échange d’un assouplissement des sanctions de Washington contre Téhéran, selon un reportage publié mardi par Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a divulgué cette offre lors d’une session à huis clos de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset lundi, a rapporté Channel 10 news.

Dans le passé, la Russie a affirmé à plusieurs reprises qu’elle ne pouvait pas forcer l’Iran et ses supplétifs à se retirer de Syrie dans son intégralité. Moscou s’est efforcée de convaincre les forces iraniennes de se retirer à au moins 85 kilomètres de la frontière israélienne, mais Israël a insisté pour qu’aucune armée iranienne ne soit autorisée dans le pays voisin déchiré par la guerre.

Le reportage ne précise pas quand Poutine a proposé à Netanyahou de négocier un tel accord, mais le duo s’est brièvement entretenu en marge du Forum de la paix à Paris, la semaine dernière.

Tandis que Netanyahu a parlé avec optimisme de ses récentes réunions avec le président russe et l’Envoyé spécial des États-Unis sur la Syrie, James Jeffrey, il a déclaré à la commission de la Knesset que la proposition de Poutine n’était qu’une idée préliminaire et qu’Israël n’avait pas encore arrêté de position.

Le chef d’état major de l’armée iranienne, le général Mohammad Bagheri, à gauche, examinant l’horizon avec des jumelles et d’autres officiers supérieurs de l’armée iranienne, se rendent sur la ligne de front de la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, le 20 octobre 2017. (Armée centrale syrienne Media, via AP, File)

Interrogé sur le rapport de Channel 10, un haut responsable du département d’État américain a déclaré : «Nous poursuivons les négociations avec les Nations unies et d’autres parties afin de promouvoir une solution politique en Syrie. Nous ne détaillons pas le contenu de ces entretiens diplomatiques. « 

Le rapport a été publié au beau milieu de tensions persistantes entre Israël et la Russie, suite à la destruction d’un avion militaire russe par des défenses antiaériennes syriennes lors d’une frappe israélienne sur des cibles iraniennes en Syrie, le 17 septembre.

La Russie a accusé Israël d’avoir abattu l’avion – une accusation rejetée par Jérusalem – et a envoyé des systèmes anti-aériens S-300 avancés en Syrie à la suite de l’incident, au cours duquel 15 soldats russes ont été tués. Israël a également réfuté une affirmation russe selon laquelle ses avions de chasse se cachaient derrière l’avion de reconnaissance russe.

Mais Netanyahu a dit le mois dernier à la Russie que son pays devait continuer à frapper des cibles hostiles en Syrie afin d’empêcher l’Iran d’établir une présence militaire à travers la frontière.

Israël a répété à plusieurs reprises qu’il ne tolérerait aucune présence militaire iranienne en Syrie et a frappé à plusieurs reprises les bases iraniennes lors de frappes aériennes, cherchant à empêcher le transfert d’armes de pointe au Hezbollah libanais.

Israël a également fait pression sur Washington et Moscou, un allié clé de la Syrie et de l’Iran, pour que les forces iraniennes et les milices soutenues par l’Iran soient maintenues aussi loin que possible de la frontière israélienne.

Mardi, le chef sortant de Tsahal, Gadi Eizenkot, a déclaré que lae niveau de cette présence de l’Iran en Syrie était loin de ce que Téhéran souhaitait, grâce aux efforts militaires israéliens.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement Trump a rétabli toutes les sanctions américaines contre l’Iran, levées dans le cadre de l’accord sur le nucléaire de 2015.

Les sanctions sont le deuxième groupe que l’administration Trump a réimposé à la République islamique depuis qu’elle s’est retirée de l’accord sur le nucléaire plus tôt, cette année. Ce retrait met fin à la participation des États-Unis à l’accord d’Obama, qui est désormais en jeu, puisque l’Iran ne bénéficie plus des milliards de dollars d’allègement des sanctions accordés dans le cadre de cet accord, en échange d’une réduction de son programme nucléaire.

Israël, qui considère l’Iran comme une menace existentielle et s’est opposé à l’accord depuis le début, s’est globalement félicité de la sortie des États-Unis de l’accord et de la réimposition des sanctions.

L’Iran est déjà en proie à une crise économique. Sa devise a perdu plus des deux tiers de sa valeur depuis mai et se négocie désormais à 145 000 rials contre 1 dollar américain, en baisse par rapport au niveau de 40 500 pour 1 dollar il y a un an.

Le président américain Donald Trump (à gauche) et le président russe Vladimir Poutine se serrent la main avant d’assister à une conférence de presse conjointe à l’issue d’une réunion tenue au palais présidentiel à Helsinki le 16 juillet 2018. (Photo AFP / Yuri Kadobnov)

Les exportations de pétrole iranien ont chuté d’environ un million de barils au cours de cette période, mais l’Inde et la Chine ont continué à l’acheter. La plupart des Européens, ainsi que le Japon et la Corée du Sud, se sont arrêtés de le faire.

Le chaos économique a déclenché des manifestations de masse contre le gouvernement à la fin de l’année dernière. Près de 5 000 arrestations ont été signalées et au moins 25 personnes ont été tuées.

L’économie déjà anémique de l’Iran risque de souffrir davantage du nouvel embargo américain, même si les politiciens et les manifestants ont adopté un ton provocant.

Les agences ont contribué à ce reportage

8 Commentaires

  1. L’Iran est déjà en proie à une crise économique. Sa devise a perdu plus des deux tiers de sa valeur depuis mai et se négocie désormais à 145 000 rials contre 1 dollar américain, en baisse par rapport au niveau de 40 500 pour 1 dollar il y a un an. Mais l’Iran a les moyens d’envoyer ses troupes en Syrie.
    Que les troupes iraniennes ce retirent, ensuite l’arrêt des sanctions sera envisageable.

    Pour une fois, que les choses soient faite dans le bon ordre.
    Je pense que les soldats iraniens sera plus utile dans une action auprès de leur population dans le besoin.

  2. Eh ben voilà…
    La pression Trumpique porte ses fruits ? À moins que Vlado se mette le doigt dans l’œil sur de fausses promesses qu’auraient proférées les Enturbannés, pour qui mentir à un kouffar (non-muzz) est une ordonnance coranique…
    Tout l’opposé de celle, torahïque, qui l’interdit expressément, paroles sanctifiees par la rectitude de la bouche juive, censée garder autant ce qui y entre que ce qui en sort.
    Il faut de nombreux ingrédients, et savamment dosés pour que tout se mette en place. Entre les armements, les flottes russes et US en présence, les gesticulations onusiennes, les connivences israeloarabes, les daesheries, l’effondrement economique iranien, les ventardises naz’haliennes, les promesses garaouites, la fin de vie contrariée du Babas, les poussées amusulmantes en Europe de l’ouest, le raidissement de celle de l’est, le climat et sa montée des eaux, allusion au Déluge sous les mêmes mœurs depravées c’est le chaos qui précède cette fin d’Ère, messiannique…
    Enfin.

  3. faut pas accepter:
    – l’Iran de donne rien en échange: les missiles sont deja au Liban entre les mains de leurs hommes de main.
    – cela permettrait à l’Iran de continuer à developper ses missiles, à financer son terrorisme

    Non, il faut faire tomber le regime des mollah. Leur proposition montre que les sanctions ont leur effet

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