Obama qui sait que l’accord qu’il a tant voulu avec les Iraniens pour renouer avec eux quitte à faire des impasses sécuritaires, va exacerber les tensions avec Israël.

Il s’attend également à ce que le congrès qui a accueilli triomphalement Netanyahu ne se laissera berner si facilement. De plus ce n’est pas le seul allié israélien de la région qu’il exaspère mais aussi l’Arabie saoudite, l’Égypte voire même la Turquie.

Aussi il lui faut vendre ces mauvais accords sur le nucléaire, qui s’apparente plus à un accord munichois, qu’autre chose, tant Obama veut renouer à tout prix avec l’Iran.

Obama tente donc d’amadouer Israël, via une vidéo du Times.

Un Israël affaibli serait un «échec» de sa présidence, estime Obama.

Malgré les récentes divergences sur l’accord nucléaire irannien, Barack Obama tente de ménager Benjamin Netanyahou. dans une interview vidéo de 45 minutes au Times , le président américain a réaffirmé sa solidarité avec son allié de longue date, assurant que l’affaiblissement d’Israël serait un «échec fondamental de sa présidence».

 

«Je considérerais comme un échec de ma part, un échec fondamental de ma présidence, si pendant mon mandat ou en conséquence du travail que j’ai effectué Israël devenait plus vulnérable», a déclaré Barack Obama. Il ne s’agirait «pas seulement d’un échec stratégique, je pense que ce serait un échec moral», a précisé Barack Obama, ajoutant qu’aucun désaccord entre Israël et les Etats-Unis ne pouvait briser ce qui les unit.

Netanyahu a dénoncé à plusieurs reprises l’accord entre Téhéran et les puissances mondiales comme un «très mauvais accord», arguant qu’il laissait l’Iran maintenir une large infrastructure nucléaire. Il s’est échiné à démonter que l’entente historique de Lausanne conclue le 2 avril, accusant Téhéran de vouloir «annihiler» l’Etat hébreu et de «conquérir le Moyen-Orient».

Les deux dirigeants qui se sont également affrontés sur la question du processus de paix au Moyen-Orient, alors qu’Israël s’oppose à la création d’un Etat palestinien et que la Maison Blanche cherche une solution «à deux Etats».

Les quatre points cruciaux de l’accord trouvé sur le nucléaire iranien

Les représentants des cinq puissances occidentales, dont Laurent Fabius (deuxième en partant de la gauche), et Javad Zarifat,ministre iranien des Affaires étrangères (4e en partant de la droite, à Lausanne (Suisse), le 2 avril 2015.

 

«L’enjeu est très important car il s’agit de la lutte contre la prolifération nucléaire et d’une certaine «manière la réintégration de l’Iran dans la communauté internationale», déclarait Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, mercredi soir. « L’accord étape trouvé le 2 avril » est donc une avancée majeure sur le dossier selon Fabius. Voici sur quoi portent les principaux points de l’accord.

1. La réduction de l’uranium enrichi

Selon les premiers éléments révélés, la capacité d’enrichissement d’uranium de l‘Iran devra être réduite de 98% pendant 15 ans. Le pays ne conservera donc que 6.000 des 19.000 centrifugeuses (dont 10.200 sont opérationnelles), indispensables à l’enrichissement du matériel nucléaire, recensées sur son territoire actuellement. Il a déjà été annoncé que le site de Fordo réacteur d’Arak ne produira plus de plutonium et sera transformé. Mais au passage on accord à l’Iran le droit à l’enrichissement d’uranium.

2. Des inspections scrupuleuses et sans précédent 

Barack Obama reconnaît que Téhéran a montré qu’il était prêt à faire des efforts ces derniers mois: «L’Iran a rempli toutes ses obligations. Il a éliminé ses stocks de matériel nucléaire dangereux.» Cependant,  les grandes puissances qui étaient à la table des négociations resteront vigilantes. «Si l’Iran triche, le monde le saura», a assuré le président américain qui promet que l’Iran sera «plus inspecté que n’importe quel autre pays dans le monde». Mais on sait ce que valent les inspections, dont le caractère très politique, comme ce fut le cas par le passé, ont été jusuq’à nier l’existence du programme nucléaire.

3. La levée des sanctions contre l’Iran

Une négociation implique des engagements réciproques. L’Iran verra ainsi les sanctions américaines et européennes (gels d’avoirs, embargos, restrictions commerciales et financières…), qui étouffent son économie depuis une dizaine d’années, être levées. Elles seront rétablies «si l’accord n’est pas appliqué», avertit l’Elysée. Mais on voit déjà l’empressement des milieux d’affaires sur cet accord, qui sera autant de pression pour que les inspections soient moins rigoureuses.

4. Le droit de développer le nucléaire civil

«Dans cet accord repose le principe formulé par le président russe Vladimir Poutine, à savoir le droit inconditionnel de l’Iran à mener un programme nucléaire pacifique», écrit ce jeudi soir le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. L’objectif des discussions est d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique, ce qui ne le prive pas de développer un programme de nucléaire civil.

Alors que la pression à travers les Verts entre autres pour que l’Europe et les pays occidentaux réduisent leur programme nucléaire civil, on ne comprend pas pourquoi l’Iran grand producteur de pétrole aurait un besoin si impérieux d’un programme nucléaire, si ce n’est pour des besoins militaires.

Au-delà des quatre points que l’on met en avant, il y a surtout des intérêts économiques et géostratégiques, si tant est que la géostratégie ait fonctionné pour qui que ce soit

JForum.fr – 20 Minutes.fr

 

 

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