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Marseille : l’adolescent veut « toujours mourir en martyr ». Vidéo

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Agression d’un enseignant juif à Marseille : l’adolescent veut « toujours mourir en martyr »

police marseille

Quatre mois après l’agression à Marseille d’un enseignant juif par un adolescent, TF1 vous révèle les derniers éléments de l’enquête ainsi que les photos de Yusuf K. achetant une machette dans un magasin de bricolage (photo ci-dessous : l’adolescent avec sa machette en sortant du magasin).

Le 30 décembre 2015 à 8H30, Yusuf K. achète une machette dans un magasin de bricolage, sans dissimuler son visage, avant d'agresser un enseignant juif à Marseille

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Le rapport ne laisse place à aucune ambiguïté : Yusuf K. était parfaitement conscient de son geste. Selon nos informations, l’adolescent de 16 ans, incarcéré depuis qu’il a tenté le 11 janvier dernier à Marseille de tuer un enseignant de confession juive, « ne présente pas de troubles ou de déficiences susceptibles d’influencer son comportement ». Le constat est fait par l’experte psychiatre qui a examiné l’ancien lycéen d’origine kurde dans sa cellule de prison. Pour les enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et de la SDAT (Sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire), cette phrase est capitale. Car elle montre bien toute la détermination dont l’un des plus jeunes terroristes présumés de France a fait preuve ce jour-là.

« Il s’agit d’un adolescent présentant des capacités intellectuelles normales à supérieures »,écrit la psychiatre Julie M. le 23 février dernier. « Yusuf K. apparaît comme étant désireux de comprendre le monde dans lequel il évolue, supposant une activité cérébrale importante. »

Fier d’avoir tenté de venger ses « frères palestiniens »

Dans son rapport récemment envoyé à la juge d’instruction, l’experte tente de comprendre les raisons du geste du suspect : « Il aurait été un peu choqué de situations de musulmans dans le monde placés dans des situations d’humiliation ou d’injustice, renvoyant Yusuf K. à un ressenti intolérable ».

Au cours de ses quatre jours de garde à vue en janvier dans les locaux de la Brigade criminelle de la PJ de Marseille, l’adolescent s’était dit fier d’avoir tenté de venger ses« frères palestiniens ». Son seul regret était alors de ne pas avoir réussi à tuer le père de famille qui l’avait « provoqué » en marchant « tranquillement avec sa kippa » sur la tête.

« Un adolescent de 16 ans qui décide de monter une entreprise criminelle comme celle-là, ne peut pas agir seul », explique de son côté maître Fabrice Labi, l’avocat de l’enseignant agressé. « C’est strictement impossible. Que personne ne vienne nous dire le contraire. »

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Des remords du bout des lèvres

La scène se déroule le 25 février dernier, dans un bureau du pôle anti-terroriste au tribunal de grande instance de Paris. Ce jour-là, Yusuf K., veut rassurer sa victime.« Monsieur Amsellem dit qu’il est traumatisé, qu’il ne se sent plus en sécurité, qu’il a peur de sortir. Qu’en pensez-vous ? », demande la juge d’instruction à l’adolescent qui a fêté son 16e anniversaire sous les verrous, dans le quartier pour mineurs de Fleury-Mérogis, en région parisienne : « Il faut lui dire que non, c’est bon, il peut sortir ».

L’ancien lycéen en classe de Seconde spécialité électronique au lycée professionnel Ampère à Marseille va exprimer ce jour-là, pour la première fois, des remords. Du bout des lèvres. « Je ne suis pas fier, ni de l’avoir fait, ni de ne pas avoir réussi à le tuer », raconte Yusuf sur procès-verbal. « Je ne suis pas comme avant, ma vision a changé (…) Je ne recommencerai pas car je ne veux pas retourner en prison (…) Ce n’est pas bien de tuer des gens sans raison et comme ça. »

Un avertissement en grosses lettres noires

Yusuf K., numéro d’écrou 425597F, qui apprend en ce moment le théâtre et qui veut plus tard devenir journaliste,  tient toutefois des propos jugés inquiétants par de nombreux enquêteurs. Se disant « sympathisant » de l’Etat islamique, Yusuf K. confie vouloir « toujours mourir en martyr. C’est le rêve de tout musulman. »

L’adolescent, qui expliquait il y a peu de temps vouloir voir la Charia (la loi islamique) appliquée en France « dans toute sa mesure » semble encore inquiéter les autorités. Le juge des libertés et de la détention chargé de son dossier ne s’y est pas trompé. Sur un document, il a alerté l’administration pénitentiaire sur les« risques de prosélytisme » de Yusuf K. L’avertissement a été rajouté au stylo, en grosses lettres noires.

par
le 23 mai 2016 à 18h10 , mis à jour le 24 mai 2016 à 15h05.

Lci.tf1.fr

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