L’ONU revoit nettement à la baisse ses estimations de victimes civiles à Gaza

Dans les derniers chiffres publiés sur les victimes du conflit à Gaza, l’ONU semble avoir fortement revu à la baisse le nombre de femmes et d’enfants tués. Une correction qui intervient après plusieurs mois de remises en cause de la fiabilité des données fournies par les autorités locales.

Selon les données de l’ONU diffusées les 6 et 8 mai derniers, le bilan total des victimes est resté quasi inchangé, aux alentours de 34 800 morts. Mais la répartition par catégories de population a été profondément modifiée entre les deux publications.

Dans un premier temps, le 6 mai, l’organisation avait fait état de plus de 9 500 femmes et 14 500 enfants tués dans les affrontements. Mais deux jours plus tard, ces chiffres ont fondu, avec désormais « seulement » 4 959 femmes et 7 797 enfants répertoriés parmi les victimes.

L’ONU précise que ces derniers chiffres correspondent aux décès identifiés jusqu’au 30 avril. Ils montrent que la majorité des victimes seraient en fait des hommes (40%), les femmes ne représentant que 20% des morts et les enfants 32%.

Cette importante révision à la baisse des pertes civiles intervient après des mois de contestation de la crédibilité des bilans fournis par les autorités à Gaza. Dès janvier, une publication du Washington Institute for Near East Policy avait mis en lumière d’importantes divergences statistiques, laissant suspecter des manipulations.

Le statisticien Abraham Wyner avait également jugé le rythme de progression des morts annoncées « contre-nature » et « statistiquement impossible » en temps de guerre. Selon lui, le nombre présenté augmentait bien trop régulièrement pour être réaliste.

Face à ces polémiques, l’ONU semble avoir décidé de prendre ses distances avec les chiffres fournis initialement, tout en précisant ne pas être en mesure de produire des données indépendantes et vérifiées pour le moment.

En dépit des imprécisions statistiques et des remises en cause des chiffres avancés, ce conflit a une nouvelle fois démontré l’énorme complexité pour les forces israéliennes d’épargner les populations civiles. Alors que le Hamas recourt de façon éhontée à la stratégie abjecte des boucliers humains, en dissimulant ses caches d’armes au milieu des zones résidentielles, l’armée israélienne multiplie les précautions pour éviter au maximum les dommages collatéraux.

De multiples témoignages constatent les efforts déployés pour prévenir les civils avant les frappes, au risque d’alerter les combattants ennemis. Les moyens techniques les plus sophistiqués sont déployés pour viser avec précision les cibles militaires et éviter les pertes non désirées. Même si aucune guerre n’est exempte de drames, force est de reconnaître que la priorité absolue donnée par Tsahal à la préservation des vies innocentes constitue un cas à part dans l’histoire des conflits.

Malheureusement, quelle que soit la rigueur apportée, le Hamas demeure déterminé à faire usage de la terreur la plus abjecte, en prenant délibérément ses propres civils en otage dans l’espoir de provoquer une condamnation internationale contre Israël. Une stratégie cynique visant à détourner l’opinion de la légitime lutte antiterroriste menée par l’État hébreu.

Face à ce défi quasi-insoluble, Israël peut néanmoins être fier des valeurs d’humanité qui demeurent la boussole de son corps militaire. Quelles que soient les critiques susceptibles d’être formulées, l’armée israélienne reste à ce jour probablement la plus soucieuse au monde d’épargner les vies non-combattantes. Un contraste saisissant avec un ennemi qui n’a que mépris pour la dignité humaine.

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SIMEONI

Quel crédit peut-on accorder à un pays qui veut vous interdire de tuer des terroristes mêlés à des civils alors qu’il n’a pas hésité ,lui ,à envoyer 2 bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ?L’Histoire est une drôle de farce à laquelle nul ne doit être crédule .Am Israël Haî !

Johan Hohn

Satan est Hamas et Hamas est satan, il n’y a que lui pour détester l’humain créature du Dieu Amour !!!

Photini Mitrou

Si le nombre d’enfants morts est élevé, c’est un problème de démographie. Si on fait abstraction de morale, le nombre de morts dans cette population peut se comprendre par la surreprésentation dans la population gazaoui. Les bombes qui tombent ne font pas de tri entre adultes et enfants. Cela est factuel. Gaza, c’était 600000 personnes en 1967 (?) et en une cinquantaine d’année la population totale de Gaza est passée à plus de 2 millions d’habitants. On peut constater que le Hamas, qui sait protéger ses phalanges, n’a rien fait pour mettre les enfants à l’abri.