Afrique : l’Iran construit un réseau terroriste contre l’Occident

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Archives 2010 : la justice nigériane a décidé d’inculper un Iranien -Azim Aghajani- ainsi que trois Nigérians -Ali Usman Abass Jega, Aliu Oroji Wamakko et Mohammed Tukur- de trafic illégal d’armes et de munitions. L’Iranien Azim Aghajani a été identifié par le tribunal comme étant un homme d’affaires et un membre des Gardiens de la révolution

L’Iran construit un réseau terroriste en Afrique pour attaquer les cibles occidentales

avatarpar Benjamin Kerstein

Des membres du corps des gardes de la révolution islamique d’Iran défilent à Téhéran le 22 septembre 2011. Photo: Reuters / Stringer / File.

L’Iran a mis en place un réseau terroriste en Afrique pour frapper des cibles américaines et occidentales, a-t-on rapporté mardi.

Le quotidien britannique The Telegraph, cite une “source de sécurité occidentale”, qui a déclaré: “L’Iran est en train de mettre en place une nouvelle infrastructure terroriste en Afrique dans le but d’attaquer des cibles occidentales. Tout cela fait partie des tentatives de Téhéran pour étendre ses opérations terroristes à travers le monde. “

Le réseau serait sous le contrôle de la Force Qods du Corps des gardes de la révolution islamique (IRGC), qui dirige les opérations terroristes à l’étranger, sous la férule de Qassem Soleimani.

Il aurait été étendu à des pays comme le Soudan, le Tchad, le Ghana, le Niger et la Gambie, avec des cibles potentielles telles que les ambassades, les responsables et les bases militaires.

Selon le reportage, le réseau est dirigé par l’unité d’élite 400 de la Force Qods, sous le commandement de Hamed Abdollahi, qui est accusé par les États-Unis d’être impliqué dans des activités terroristes. Ali Parhoon, un autre haut responsable de l’unité 400, aurait dirigé l’opération sur le terrain.

L’existence du réseau a été révélée par une enquête au Tchad. Elle a constaté que l’Iran avait recruté environ 300 jeunes hommes formés aux activités terroristes en Syrie et en Irak.

Les responsables britanniques ont estimé que le réseau avait été mis en place après la signature par l’Iran d’un accord nucléaire avec l’administration Obama et d’autres puissances occidentales en 2015.

Le Telegraph a déclaré que les diplomates américains avaient été avertis de la menace terroriste, de même que les diplomates d’autres pays occidentaux.

L’Iran cherche depuis longtemps à s’implanter en Afrique pour contrer son isolement relatif vis-à-vis de l’Ouest et de l’Extrême-Orient. En 2016, The National Interest a noté que, de 2005 à 2013, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait défendu l’idée d’une stratégie «Sud-Sud» visant à créer un réseau d’alliances en Afrique et en Amérique latine afin de renforcer le rôle international et la présence de la République islamique.

En 2010, Deutsche Welt a noté que l’Iran cherchait des opportunités économiques et commerciales dans des pays tels que le Sénégal, le Nigeria, l’Afrique du Sud et plus particulièrement le Soudan, qui partageaient l’idéologie anti-occidentale de l’Iran.

Cette tentative a toutefois échoué, de nombreux pays africains ayant finalement choisi de se ranger aux côtés des adversaires de l’Iran en Occident et dans le monde arabe, en particulier L4Arabie Saoudite, notamment sur la question du programme nucléaire du régime de Téhéran et des sanctions à son encontre.

Dans un article de 2013, The Tower a noté que l’Iran s’était également engagé dans des activités terroristes pendant cette période. En 2010, le Nigéria avait saisi une importante cargaison d’armes destinée à l’Iran et, en 2013, une cellule du Hezbollah avait été démantelée dans le pays.

Parmi les contacts de l’Iran au Nigéria figurait le cheikh Ibrahim Zakzaky, un important religieux islamiste chiite promu et financé par la République islamique, conférant à l’Iran une influence sur la communauté chiite du Nigéria.

L’Iran a surtout utilisé ses contacts africains pour renforcer son programme nucléaire, obtenant ouvertement et secrètement de l’uranium en provenance du Zimbabwe et du Congo. Il a également cherché à éviter les sanctions en utilisant des ports tanzaniens pour les expéditions de pétrole.

algemeiner.com

Adaptation : Marc Brzustowski

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