Lekh Lekha: Abraham, l’Homme de l’Alliance

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L’Alliance de D-ieu avec Abraham– BRITH BEYN HABETARIM

Dans la Genèse chapitre XV on assiste à une véritable conversation comme un Père peut en avoir avec son fils. D-ieu veut conclure un pacte ou une alliance (brith) avec Abraham. Il y eut de nombreux épisodes dans la Torah où le Créateur conclut des Alliances ou britoth avec des personnages bibliques ou avec l’humanité.

L’une de ces alliances est l’arc en ciel que D-ieu fit en souvenir de la promesse qu’Il fit de ne plus détruire le monde après un orage. D’ailleurs, lorsqu’on aperçoit un arc en ciel on récite une bénédiction …….: זוכר הברית qui se souvient de l’alliance.

Dans la parasha de Lekh Lekha, D. rappelle à Abraham Ses promesses entre autres : de lui donner une descendance aussi nombreuse que la poussière du chemin. Un peu plus tard le Créateur promet de donner à Abraham une descendance aussi nombreuse que les étoiles du firmament puis aussi nombreuse que le sable de la mer.

 

 

Les significations qui se rattachent à ces versets sont importantes mais pourquoi appelle-t-on cette alliance “beyn habétarim” ?

En lisant le texte de la Torah nous voyons que D. demande à Abraham de sacrifier une génisse, une chèvre, un bélier, une tourterelle et une colombe.

Abraham les sacrifia et partagea la génisse, la chèvre et le bélier en deux en disposant chaque demi bête l’une face à l’autre sans diviser la tourterelle ni la colombe. La conclusion de l’alliance se fit lorsque D. après avoir fait peser sur Abraham un lourd sommeil, fit passer entre les demi bêtes un tourbillon de fumée et de feu. Ce sacrifice est le prélude des sacrifices à venir au Temple de Jérusalem.

C’est aussi à cette occasion que D. promit à Abraham de lui donner le pays dont Il détermina les frontières (du Nil à l’Euphrate) à cette occasion et qu’Il annonça à Abraham que ses descendants seront exilés en Egypte, et qu’à leur retour, ils trouveront le pays occupé par des peuples divers. Dans ce chapitre, sont évoqués trois nations puis un groupe de 7.

Les trois premiers peuples : le Kénéen, le Kénizéen et le Kadmonéen représentent trois peuples que nous aurons à combattre aux temps messianiques alors que les sept autres : l’Emoréen, le Héthéen, le Phériséen, le Cananéen, le Jébuséen, le Guirguashite et le Hévite, devaient être combattus pour prendre possession de ce territoire.

Cependant, les Guirgashites s’enfuirent sans combattre car ils connaissaient la force du D d’Israël.

Pourquoi la promesse à Avraham d’avoir une nombreuse descendance s’appuie-t-elle sur des images telles que le sable de la mer, la poussière du chemin et/ou les étoiles du ciel ???? Rashi, dans son commentaire sur la Meguila d’Esther explique les caractéristiques du peuple d’Israël : c’est un peuple dit-il qui est capable de descendre dans l’abîme le plus profond et peut rebondir pour gagner les étoiles.

Chacune de ces promesses se réalisera tout au long de l’histoire juive : les Juifs seront piétinés comme la poussière du chemin et dispersés aux quatre coins de la terre comme le sable et la poussière et ils seront noyés comme le sable de la mer par des nations puissantes qui mettront tout en œuvre pour les fouler, les maltraiter mais viendra le jour où ils atteindront des sommets comme les étoiles du firmament.

Dans Lekh Lekha tout comme dans Vayéra, Abraham se prosterne souvent. La prosternation telle que la faisait le Cohen Gadol dans le Saint des Saints n’est en quelque sorte qu’une imitation de ce que le patriarche, humble et conscient du fait qu’il n’a été fait que de poussière, pratiquait pour rendre hommage au Créateur.

Cette position qu’est la prosternation d’Abraham est suivie par une autre attitude du patriarche vis-à-vis de D-ieu : Abraham marche devant D-ieu par déférence car on ne laisse pas le Roi s’avancer seul Il doit être précédé d’un messager qui annonce l’arrivée du monarque.

La brith par excellence restera toujours la brith mila. Alliance par excellence car imprimée dans la chair et ineffaçable de même que le serment divin et que le destin d’Israël se perpétue.

A ce propos, il est bien de rappeler que lorsque D. demanda à Abraham de sortir pour contempler les étoiles du firmament, les Sages ont bien entendu souligné que ceci n’était pas, loin de là, une invitation à contempler en disant : אין מזל לישראל ce qui n’est pas à traduire par Israël n’a pas de chance mais par le fait qu’Israël ne rend pas de culte aux étoiles.

Caroline Elishéva REBOUH

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