Le 18 décembre 2011, Thomas Pickering, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, a envoyé à Hillary Clinton un email lui recommandant de déclencher des manifestations palestiniennes, menées par des femmes, pour inciter Jérusalem à entreprendre des négociations.
Sans expliquer comment provoquer ces protestations, Pickering a souligné que les Etats-Unis ne devraient pas être soupçonnés d’avoir aidé à les fomenter. Par conséquent, il suggérait à Washington d’agir principalement par le biais de groupes non gouvernementaux.
La proposition de Pickering, qui incluait des manifestations parallèles de Juifs et d’Arabes israéliens, insistait sur le fait que ces rassemblements ne comprennent que des femmes afin d’éviter qu’ils ne dégénèrent et ne deviennent trop violents.
« Les hommes palestiniens ne manifesteront pas longtemps dans le calme – ils seront très vite enclins à utiliser la force ».
« Si les Palestiniens voient les hommes dans les cortèges, ils les rejoindront et les soldats de l’armée israélienne useront tôt ou tard de la force », écrit-il. « Cela vient de plusieurs anciens officiers supérieurs israéliens auxquels j’ai parlé. Les soldats ont peur, sont nerveux, en infériorité numérique et ont grandi dans la méfiance à l’égard des hommes palestiniens auxquels la plupart d’entre eux n’a jamais parlé, si ce n’est à des barrages routiers ».
Pickering a déclaré que la direction palestinienne était prête à suivre cette l’idée, et que l’utilisation de femmes pourrait « contrecarrer » la crainte de perdre le contrôle des regroupements et de mettre en danger le régime du président Mahmoud Abbas à Ramallah.
« Ils doivent stimuler et donner l’impulsion, tout comme la place Tahrir, et inciter davantage de femmes à participer et ainsi gagner l’attention du monde », écrit-il. « Leurs dirigeants n’ont pas opté pour cette méthode parce qu’ils ne peuvent pas la contrôler; eux aussi ont peur d’être remplacés à la manière ‘place Tahrir' ».
Parlant d’un besoin de voir « la donne changer dans la région, » Pickering a décrit le Premier ministre Benyamin Netanyahou comme l’entrave à l’obtention d’une solution à deux Etats.
« Sans notre aide, Netanyahou ne donnera rien que les Palestiniens pourraient accepter. Il est beaucoup plus satisfait avec le statu quo qu’avec les risques qu’implique le changement ».
Cet email de Pickering fait partie des 3000 pages de courriels de l’ex-secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, que le département d’Etat a rendu publiques en mai dernier.
Depuis mars 2015, quand il a été découvert que Clinton utilisait une messagerie et un serveur privés et non d’un compte gouvernemental comme c’est la règle, pour les communications officielles, elle a soutenu qu’en tant que secrétaire d’Etat, elle n’a ni envoyé ni reçu de tels emails sur son compte personnel.

4 Commentaires

  1. on en arrive à souhaiter Trump à la cazba blanche. Ils sont tous convaincus que si on donne aux pas-dames-algame ce qu’ils veulent, ils deviendront gentils. S’il est capable d’égorger publiquement sa maman, de se faire exploser pour avoir des prostituées sacrées, que sont-ils prêts à nous faire. Hilary est une amie de l’Iran, ne l’oubliez jamais

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