Accueil France Le « petit Gabriel ATTAL » avec ses copains se voit Président

Le « petit Gabriel ATTAL » avec ses copains se voit Président

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Si Macron fut le traitre face à Hollande, Attal n’aura pas ce qualificatif puisque Macron ne peut pas se représenter. En attendant, beaucoup se préparent pour l’échéance de 2027. Parmi les prétendants au trône, Édouard Philippe, Bruno Le maire, Gérald Darmanin entre autres et Gabriel Attal. La guerre sera féroce, mais si ce n’est pas pour 2027, il peut espérer la prochaine. En tout état de cause, le jeune homme se prépare.

À seulement 34 ans, l’ex-ministre délégué aux Comptes publics a su s’imposer auprès du président de la République. Au point de devenir incontournable pour la suite?

L’ex-ministre du Budget et des finances publiques et actuel ministre de l’Éducation nationale, a accueilli à Bercy diverses figures de la société civile. En dialoguant avec Patrice Caine, directeur de Thales, Delphine Arnault, à la tête de Dior, Xavier Niel, fondateur de Free, et Nathalie Obadia, propriétaire d’une galerie d’art, il transcende son cercle habituel et pose des bases pour les élections municipales à Paris.

A quelques semaines du débat sur la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, Gabriel Attal a provoqué un tête-à-tête avec Patrice Caine, PDG de Thales. Hors agenda de Bercy, puisqu’il est le seul de tous les ministres du gouvernement à ne pas rendre publiques ses rencontres officielles. Chargé du budget, le dernier « wunderkind » de la vie politique française sait qu’il est en situation de provoquer les rencontres qui lui seront utiles à l’avenir. Il a ainsi échangé avec l’essayiste Nicolas Baverez qui, dans son dernier essai, recommande aux démocraties occidentales de s’armer contre les empires autoritaires russes et chinois. Au cinquième étage, le criminologue Alain Bauer a également pu échanger dans le bureau du ministre, et pointer un gouvernement français qui, concentré sur le business, en oublie la défense de notre souveraineté.

Ses relais dans les think-tanks

Quand il ne reçoit pas les hauts fonctionnaires du budget ou du Trésor, ou qu’il ne visite pas les douanes de Marseille ou celles de Clermont-Ferrand, et avant de négocier avec ses collègues ministres le projet de loi de finances pour 2024, Gabriel Attal travaille sa culture générale. Il reverra dans les prochains jours le directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), Dominique Reynié, qui incite la France à imiter la politique d’immigration plus restrictive adoptée par ses voisins européens. Avec le député (Renaissance) de Paris Benjamin Haddad comme sherpa, il surveille l’activité des principaux think-tanks. L’ancien élève de l’école alsacienne, diplômé de Sciences Po Paris, longtemps membre du Parti socialiste, tendance « DSK », s’efforce de maintenir des liens avec le secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein et son directeur, Laurent Cohen. 

Au sein de l’IFOP, Gabriel Attal a choisi d’échanger avec Frédéric Dabi, moins pessimiste que son collègue Jérôme Fourquet sur la dislocation de la France. Portant la dette de 3 000 milliards d’euros comme un cilice sous son costume Paul Smith, le ministre des comptes publics écoute encore Agnès Verdier-Molinié, directrice de la très libérale fondation IFRAP. Un cran au-dessus, le patron d’Axa, Henri de Castries, a ciblé l’ambition assumée et a su construire avec le jeune macroniste une relation de proximité et de confiance. Ainsi, avant un séjour à New York, le trentenaire a demandé quelques contacts au président de l’Institut Montaigne, également président du groupe Bilderberg depuis 2012.

Un enfant de la télé

Ancien porte-parole du gouvernement, durant la pandémie jusqu’à la présidentielle 2022, le show-man s’est également rapproché des industriels de l’audiovisuel. Chez Lagardère, il échange avec la présidente du pôle médias, Constance Benqué. Au sein du groupe Vivendi, il alterne les conversations avec Arnaud de Puyfontaine, conseiller officiel de Vincent Bolloré pour les médias, et l’animateur Cyril Hanouna, guide officieux. Dans l’empire LVMH, où Nicolas Bazire n’a plus besoin de jouer les go-between, il est considéré par Bernard Arnault et sans protocole, discute aussi avec ses enfants Delphine Arnault et Frédéric Arnault. 

Fils du défunt Yves Attal – avocat, joueur de poker et producteur de cinéma – le ministre est aussi un grand consommateur de télévision, et pas uniquement de séries. Son principal sparing partner est Stéphane Sitbon-Gomez, le bras droit de la présidente de France télévisions, Delphine Ernotte. Sans avoir la compétence ministérielle sur la communication et l’audiovisuel, il lui arrive d’interroger les professionnels sur les aides fiscales qui favoriseraient le développement du secteur. 

Face au producteur Emmanuel Chain, à Rodolphe Belmer (TF1), Maxime Saada (Canal +) ou Nicolas de Tavernost (M6), il a récemment testé son dernier sujet de préoccupation : que voient les téléspectateurs sur leur écran en allumant leur téléviseur ? Comme dans les hypermarchés, les plateformes ont les moyens de mettre en avant leur programme, ce qui a pour effet d’invisibiliser ceux des chaînes françaises, aux budgets promotionnels plus limités. L’intérêt d’une régulation fait partie des sujets qui nourrissent des échanges à bâtons rompus avec Xavier Niel, patron de Free et actionnaire de Mediawan.

Son pass culture à Paris 

A travers ces multiples connexions, Gabriel Attal observe d’un œil attentif les municipales 2026 à Paris. Mais, le climat politique dans la capitale ne se prête pas, pour l’heure, au parachutage d’un macroniste de choc. Il a mis en stand-by une invitation à adhérer au club du Siècle. Il se dit trop accaparé par sa tâche pour s’évader, comme François Mitterrand conversant avec le philosophe Jean Guitton, ou encore Jacques Chirac avec le grand rabbin Jacob Kaplan. Et aussi trop loin d’une échéance électorale, pour enchaîner les dîners de séduction à Bercy, comme l’avait fait Emmanuel Macron, en 2016 et 2017, en amont de sa première présidentielle.

En attendant une nouvelle donne politique, il a établi une première liste d’architectes et d’urbanistes attentifs à l’avenir de la capitale, dont certains avaient suivi les premiers pas de la campagne de Benjamin Griveaux en 2020.  Gabriel Attal ne s’autorise toutefois à fréquenter qu’une seule personnalité parisienne, l’ancien maire Bertrand Delanoë. Cependant, avec la galeriste Nathalie Obadia, férue de politique et de géopolitique, il prend des chemins de traverse. À ses côtés, il a pu rencontrer des artistes tels que Fabrice Hyber ou Benoît Maire, ou échanger avec le directeur du musée d’Orsay, Christophe Leribault, érudit mais pas élitiste. 

A l’aise dans les mondanités culturelles, il espère faire la connaissance de la designeuse franco-iranienne India Mahdavi, dont il a fait venir deux tables pour son bureau. En s’engageant sur le dossier de TVA à l’import qui tracasse fortement le monde des galeristes, promettant une issue d’ici juin, il s’est fait connaître de leaders d’opinion connectés au microcosme sans en faire partie et qui, un jour peut-être, lui seront utiles.

JForum.fr & Daniel Bernard

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6 Commentaires
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Ratfucker

Un individu qui n’a pas d’enfants ne peut avoir de vision d’avenir. Ce qui adviendra des enfants des autres ne peut que lui être indifférent. Donc aussi inapte à diriger l’Education Nationale que s’il confiait ses rejetons à l’Ecole Alsacienne. Et encore plus inapte à diriger la destinée d’un pays.

habibi

Malheur au pays dirigé par des enfants…pervers.

Asher Cohen

Article sans intérêt car se fonde sur la prémisse de base que la France serait un pays valable. et capable de faire face à l’implacable compétition du Monde actuel. La Réalité est que ce n’est qu’une fausse nation de ratés, haineux, extrêmement jaloux des Juifs, pervers et corrompus, bêtes et méchants, destructeurs et lâches. Aucun politicien ne pourra corriger une tare structurelle autrement que par la dictature, voire la tyrannie, ce que De Gaulle avait parfaitement compris. Les services publics, éducation, formation, santé, sécurité, police, justice, transport, économie, etc.., sont totalement défaillants, et ainsi les gens n’attendent rien de l’État. La France va évoluer soit vers une guerre contre un ennemi extérieur, soit vers une guerre civile intérieure. Donc la motivation des politiciens à redresser ce pays est une grande hypocrisie. Ils vont au pouvoir pour servir des intérêts autres que ceux de la population française. Circulez, il n’y a rien à attendre d’un état putréfié de corruption. Pour les Juifs, la meilleure solution est de s’organiser à partir. Le Monde est immense et il y a tellement de pays réellement valables, qu’il serait masochiste de s’accrocher à vivre dans un pays de ratés haineux, viscéralement antisémite depuis sa constitution au Moyen-Âge.

Filouthai

Si ce n’est pas là un article de propagande éhonté pour Attal, notre tente (ou tante) à tous, que le grand cric me croque !
L’information ne consiste pas à rédiger des papiers de propagande servile, mais bon, on est en Macronie ….

Richard Malka

La république en marche i.e la France traînée dans la merde.
Renaissance i.e les arabes ont largement dépassé Poitier !
Alors Macron et toute sa clique devront je l’espère être sévèrement condamnés pour leurs actes .
Allez donc voir ce qui doit se négocier avec les islamistes pour avoir la paix pendant les J.O. Encore un échelon gravit dans la collaboration avec les nazislamistes et les islamogauchistes.
Pouark.
Comment G.ATTal peut-il se voir dans un miroir ? A vomir

o.icaros

En tout cas, il fait plus président que celui que nous avons actuellement qui se la pète avec sa daronne en se prenant, l’un est l’autre, pour des aristos. Je me demande si Macron donne à manger à sa maman. Quand on voit les petites jambes maigrelettes de son pastiche, on se pose des questions. C’est pas des jambes de femme mais des baguettes chinoises pour manger des nouilles sautées aux crevettes caramélisées! Attal est pas mal. Il parle mieux, a plus d’assurance que Macron qui est toujours dans l’esbroufe et dans l’adoration de lui. Attal a une aisance naturelle. Je ne sais pas si je voterais pour lui mais il est appelé pour durer.

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