Le modèle Donald Trump peut-il sauver le monde ?

 

 

Par Gilles Falavigna

Comment peut-on expliquer un tel Trump-bashing de toutes parts ? Jamais dans le temps ni nulle part, une telle opposition à ses actes, à ses intentions, à sa personne, n’aura été aussi violente.

C’est un témoignage de la vivacité démocratique, que nous pourrions accepter si cette option ne mettait en évidence son aspect le plus totalitaire : l’enfer est pavé de bonnes intentions et le meilleur moyen de faire de la Terre un enfer est de vouloir en faire un paradis, disait John Acton.

Il y a bientôt 2 ans, pour le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, le Rav Dynovisz me disait que Trump et sa famille devaient ressentir la même chose que les Juifs ressentent de l’antisémitisme tant la haine est envahissante. La haine pénètre comme un virus. A l’époque, lors d’un déplacement à Berlin pour une conférence sur le rôle économique de la Femme, Ivanka Trump, sa fille, se faisait cracher dessus au sens le plus concret.

Quel était, pour l’occasion, le crime du président américain, taxé d’imprévisible ? De respecter son engagement électoral.

Quelle était, pour l’occasion, la motivation de cet engagement ? L’authenticité de l’acte. La vérité simple est que la capitale d’Israël est Jérusalem. C’est une vérité dans les faits comme c’est une vérité historique depuis le roi David et plus profondément depuis Yaacov.

En face de la vérité et de l’authenticité ne peuvent se trouver que le mensonge et ses déclinaisons comme la manipulation.

Au premier chef, la stratégie occidentale au Moyen-Orient a toujours été, depuis le retrait britannique d’Iran, de diviser pour régner par l’équilibre des forces. C’est le cas entre les forces chi’ites et sunnites, entre les forces géopolitiques et en particulier pour Israël. Le postulat, même si 70 ans d’Histoire contemporaine le réfutent, est qu’il ne peut y avoir de paix, de solution, que par deux Etats, que par la division. Par définition, il y a manipulation.

L’année 2020 est une année d’élection aux Etats-Unis. C’est l’occasion de voir à quel point nous sommes formatés par l’illusion de notre réalité.

De France, le fossé entre Républicains et Démocrates n’est pas ressenti car l’Union semble prévaloir. L’idéologie serait soumise à la priorité patriotique américaine. La bipolarisation éliminerait les extrêmes alors que leurs identités marquées, en France, leur donnerait plus de poids. Le premier amendement à la Constitution, relatif à la liberté d’expression, semble diluer la parole individuelle dans une société qui ne serait que bipolarisée. Il est possible aux USA de parader en uniforme SS et, en conséquence, cela n’est rien.

Les USA seraient régis par le pragmatisme. Que les Républicains ou les Démocrates soient au pouvoir ne ferait pas grande différence. Si les Etats-Unis transfèrent leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, cela ne serait que le fruit du cerveau dérangé de Donald Trump, un cerveau 100% fou relayait cette semaine CNN.

De cette Union, il n’est rien. Les éditorialistes de notre presse nous content qu’un membre d’un parti de Centre-droit, en France, correspondrait idéologiquement à un membre du Parti Démocrate aux USA.

Pour corriger cette vision, il convient de bien identifier que le Parti Démocrate n’est pas seulement un membre de l’Internationale Socialiste. Il en est, fort de 40 millions d’adhérents, l’élément le plus influent.

S’il pouvait être fait un parallèle idéologique entre la France et les USA, le parti Démocrate américain serait l’Union de la Gauche française, qui va de Macron à Mélenchon. A l’intérieur de cette « grande tente », comme l’appellent les Américains, tout n’est que manipulation et dissimulation. Obama semblait plutôt centriste. Il était très à Gauche comme en témoigne ses liens avec Bernie Sanders ou surtout Nancy Pelosi, qui se sont traduits par les restrictions sur le port d’arme, le mariage gay et les Droits LGBT pour finir dans l’aberration juridique des sanitaires pour le troisième sexe. Pour signifier l’ancrage à Gauche actuel du parti Démocrate, il suffit de voir que Nancy Pelosi est la présidente de la chambre des représentants. L’obsession de Pelosi est de faire retirer toute référence chrétienne aux institutions américaines.

Joe Biden sera chargé d’affronter Donald Trump aux prochaines élections de novembre. Joe Biden est réputé être un modéré. Mais les soutiens de Bernie Sanders et maintenant d’Obama traduisent une volonté de s’éloigner du Centre.

Biden est qualifié de plus en plus du surnom de « sleepy Joe » par ses adversaires. Ses piètres prestations le rendent transparent dans les médias, son âge avancé explique, selon ses opposants, ses approximations et dernièrement, ses soucis de lecture de prompteur depuis son domicile. Il ne se présente pas comme un leader en cette période de guerre contre la pandémie. Une dernière affaire refait surface avec l’agression sexuelle contre une de ses assistantes au Sénat dans les années 90, plainte qualifiée cette semaine par les autorités. Le virage à Gauche et le transfert d’image est inéluctable. Surtout, la victoire de la Gauche passera par la destruction du locataire de la Maison Blanche en l’absence de charisme de son opposant.

Le Président Trump, de son côté, isole son futur challenger en se focalisant sur la presse. Il fait des media son véritable adversaire. La presse ne se fait pas prier et engage l’affrontement.

Contrairement à une idée reçue, la presse américaine est particulièrement politisée. Elle n’est plus une presse d’investigation associée au Prix Pulitzer.

Ce week-end éclatait donc l’affaire d’agression sexuelle de Joe Biden que les témoignages factuels semblent confirmer. CNN n’évoquait pas l’affaire. Interrogée sur son absence de couverture, la chaîne d’information continue rétorquait que les faits n’étaient pas totalement avérés et que surtout, l’agenda ne s’y prête pas. Par cette réponse, CNN assume totalement sa ligne idéologique. La même partialité se retrouve chez MSNBC, le Washington Post et le NY Times.

En France, la sensation de conspiration est omniprésente. BFM est qualifiée de Télé-Macron. Le « Politiquement correct » est la pensée dominante. L’information est régie en premier par les dépêches d’agences puis amplifiée par les réseaux sociaux. Cette amplification ne permet aucune analyse à l’information, aucune vérification. L’amplification a pour objectif de la valider comme préoccupation et donc de la légitimer.

C’est sous cette mécanique que l’information est transmise en France. La presse française relate la campagne américaine contre le covid-19 par le focus de la presse américaine. Alors que l’éloignement et la différence d’intérêt devrait permettre une plus grande objectivité, une opinion et le fruit de la haine qui commente l’actualité deviennent des faits.

La légitimité supposée de l’attitude de la presse s’appuie sur un principe selon lequel tout ce qui viendrait de Trump ne pourrait être qu’une erreur grave. Des représentants du Congrès s’organisent pour engager des poursuites pour crime contre l’humanité à l’encontre du Président. S’opposer à Trump constituerait un devoir civique. De nombreuses personnalités demandent à ne pas retransmettre les interventions du Président.

Peu importe que la gestion décisionnelle de la crise sanitaire soit opérée par une task force composée de scientifiques de renom. Trump serait opposé aux scientifiques. Le système est une réplique du soviétisme et de la dialectique matérialiste. La Science serait la matérialisation du progrès qu’incarne la Gauche. Peu importe que ce soit un syllogisme. Le mensonge est un moyen et la caractéristique principale de la pensée de Gauche est le mensonge.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS et accessoirement ancien membre du parti communiste marxiste-léniniste du Tigrai, on ne peut pas devenir le patron d’une organisation multilatérale par hasard, a géré la crise du covid-19 en louant la Chine pour sa transparence au départ de la pandémie puis, référence à la Chine toujours, en dictant que le confinement est la seule option pour sortir de la crise.

“Qui n’est pas avec moi est contre moi !”

La doxa totalitaire s’exprime dans le confinement. Il n’y aurait pas d’autre solution, aucune alternative. En France comme ailleurs, la déclaration de ce qui est bien et de ce qui est mal s’accompagne de mesures coercitives.

Le discours politique s’appuie sur des données scientifiques. Ce fut le cas pour marquer la différence en février entre l’Italie et la France, population âgée contre population jeune. Que vaut ce critère différentiel mis à part l’évidence qu’une personne âgée est moins forte qu’une jeune ? Néanmoins, l’Allemagne, d’une population plus âgée que ses voisins bénéficie de beaucoup moins de cas.

Les données scientifiques mettaient ensuite la comorbidité en déterminant. Les problèmes de diabète, cardio-vasculaires et pulmonaires au premier rang. Le dénominateur commun est l’obésité. D’ailleurs, les obèses sont déclarés personnes à haut risque. Néanmoins, le Mexique, pays qui compte une proportion d’obèses parmi la plus élevée au monde, est beaucoup moins atteint par le covid-19.

En gros, nous pourrions convenir que nos décideurs ne savent pas de quoi ils parlent mais ils l’affirment avec l’autorité la plus convenue. Ils sont en ordre de bataille pour imposer leur vision technocratique de la marche du monde.

Mais à quoi peut bien servir l’OMS ? A quoi peuvent bien servir l’ONU, l’UNESCO ? En quoi l’autorité de ces institutions est-elle légitime, à part pour modéliser un système global de gérance de la mondialisation ?

Le président Trump s’oppose à la presse puis à l’OMS. Il s’oppose à la presse qui défend la gestion de la crise par la Chine en s’appuyant sur les données de l’OMS. Il y a collusion entre la Chine et l’OMS, d’une part, et intention idéologique contre Donald Trump, figure de l’antisystème.

Prétendre une collusion entre la presse et la Chine serait inexact. La situation de la pensée dominante correspond à la conjonction de 2 formules : “Qui n’est pas avec moi est contre moi” représente la pensée unique et “l’ennemi de mon ennemi est mon ami”, représente la haine qui accompagne la pensée dominante.

La mécanique n’est pas excessive. N’est-elle pas la même qui pousse l’Extrême droite à idolâtrer Dieudonné ou prendre fait et cause pour Gaza ou adopter un petit Irakien comme le proposait le Front National après la Troisième guerre du Golfe ? C’est tout de même un comble quand on prétend:  “les Français d’abord !”

La mécanique générale utilise une inversion du champ de vision tandis que c’est Donald Trump qui est accusé d’irrationnel.

La doctrine du chef de l’Etat américain est simple. Elle est pragmatique. Dans un environnement de doutes, certaines choses fonctionnent même si elles contreviennent à l’ordre technocratique. C’est le cas de l’hydroxychloroquine. Si le débat est houleux en France, il est plus violent aux USA. En effet, le Président Trump a validé son utilisation au plus tôt. C’est le même bon sens que celui utilisé par le Professeur Raoult. Le médicament est utilisé depuis longtemps, ses effets sont connus, et l’efficience d’un protocole respecté est vérifiée.

La députée démocrate du Michigan, Karen Whitsett, remercie le président de lui avoir sauvé la vie. Son argument est simple. Atteinte du covid-19, son état n’avait d’autre issue que la mort. Alors qu’importe les hypothétiques complications cardiaques ! (des protocoles sont là pour les éviter)

Elle a choisi l’hydroxychloroquine parce qu’elle a pu le faire.

La députée démocrate du Michigan, Karen Whitsett

Le Président Trump souhaite que les Américains puissent retourner travailler. Les Démocrates crient “au fou”, prédisant une catastrophe tant économique que sanitaire. Le confinement est-il vraiment la seule possibilité ? Les Pays-Bas ou la Suède ne confinent pas. Ces pays ont un taux de mortalité plus faible que les pays voisins qui confinent. Comme pour la chloroquine, nous ne savons pas vraiment ni pourquoi ni comment. Mais le fait est que l’option différente de celle imposée par les institutions politico-médicales doit pouvoir se considérer comme une possibilité. Comme pour la chloroquine, l’alternative est la mort économique. En outre, si besoin est de préciser que le déconfinement doit se réaliser sous un protocole précis, les USA pratiquent près de 1 million de tests par semaine.

Trump refuse de se soumettre. C’est la raison principale de la haine qu’il suscite. L’alternative qu’il propose ne garantit pas qu’il y ait moins de risque. Mais est-ce la question ? Certaines personnes âgées resteront en confinement au minimum jusqu’à la fin de l’année, parfois dans une chambre de la surface d’une cellule. Est-ce une vie ? Selon une formule, on ne sauve pas une vie, on la prolonge, ou pas. La vraie question, alors, est de déterminer qui décide.

 

Par ©Gilles Falavigna

5 Commentaires

  1. Petite erreur sur les faits
    Finlande 94 morts .. Danemark …355 morts . Ces deux pays confinent
    Suède .. 1540 morts .. Elle ne confine pas.
    Source: Johns Hopkins University
    Israel confine aussi et réussit mieux que la plupart des pays.
    Trump qui ne veut pas confiner a-t-il raison sur ce point ?

    • Exact, et même si les tissus économiques et sociaux ne sont pas les identiques, même si les populations n’ont pas les mêmes densités démographiques, ce qu’il faut mettre en relief, même s’il faudrait également considérer les facteurs qui justifient les différences de rapports entre personnes positives et le nombre de décès, il y a un même ordre de grandeur. Danemark et Suède ont un même ordre de grandeur Décès/ cas.
      Le confinement n’est donc pas le déterminant de la réussite, du moins pas obligatoirement.
      C’est le sens de l’article.
      Le confinement est décrit par les autorités comme un absolu. C’est ce point qui peut poser problème.

      Les mesures de protection commencent par les masques. Israël réussit particulièrement bien. Est-ce pour autant par le seul confinement?

      Si on reprend la Suède, la population est en phase avec les décisions sanitaires prises. L’opposition à Trump le traite de fou et menace d’engager des poursuite pour crime contre l’humanité.

      Trump a-t-il raison? L’avenir, seul, possède la réponse. Mais la question n’est pas là. La question porte sur l’absolu. Peut-être a-t-il tort. Il fait et a fait des erreurs.
      Dire que Trump ne veut pas confiner est inexact. Il veut déconfiner. La nuance est que le déconfinement suit un protocole en 3 phases et selon les données spécifiques à chaque Etat. Surtout, les USA disposent des ressources pour tester toute la population déconfinée. C’est le premier niveau de sécurité. La France déconfinera le 11 mai. Pourquoi donc alors si Trump a tort, lui? Ce serait trop tôt?
      La France testera, à partir du 11 mai, les personnes malades.

  2. Trump a mis en lumière1) a quel point la presse a pris une direction extrémiste en manipulant les données ou publiant des reportages fake 2) et le niveau de corruption et collusion de la presse avec un parti politique

  3. En France, un seul milliardaire trouverait grâce à mes yeux, pour peu qu’il prenne les rênes du pouvoir et renonce à son salaire de Président. Dans son genre, Trump n’est tout de même pas unique !

    Plus on s’efforce de salir Donald Trump, plus je le préfère en poste plutôt qu’à l’asile. D’ailleurs, c’est décidé, je vote pour lui à la prochaine consultation… hugh ! Et vous ?

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