Barghouti est devenu le chef des prisonniers, il a remporté la première place aux élections du Comité central du Fatah

« Le spectacle d’Abou Mazen » est sur le point de commencer. Tsahal sera ravi que cela se termine rapidement.

Barghouti insiste pour se présenter aux élections présidentielles de l’Autorité palestinienne et crée ainsi une rupture dans le mouvement Fatah, qui fait le jeu du Hamas dans ses efforts pour prendre le contrôle de la Judée-Samarie (Cisjordanie). L’armée israélienne surveille de près et se prépare à une situation dans laquelle le déménagement, initialement perçu comme un clin d’œil d’Abou Mazen à Biden, se terminera par un bouleversement  entraînant une action.

Le rassemblement des factions le 21 mars nous laisse présager une situation tendue comme au début de la deuxième Intifada, Marwan Barghouti, également connu sous le nom « d’Abou Quassam », se considérait comme un dirigeant politique dans les rangs du Fatah, mais au fil du temps, des renseignements se sont accumulés contre lui au Chabak (Service de sécurité générale) le reliant à des attentats meurtriers  contre des Citoyens israéliens.

Le Premier ministre de l’époque, Arik Sharon, a décidé de le placer au sommet des priorités du Chabak et de Tsahal et ainsi il a été déclaré cible numéro un dans la rive occidentale du Jourdain.

Barghouti est devenu populaire et apprécié dans la rue palestinienne

En une nuit, il est devenu un dirigeant Tanzim, populaire et apprécié dans la rue palestinienne d’autant plus fort des relations qu’il s’est forgé avec des politiciens de la gauche israélienne ‒ un homme recherché qui est entré dans la clandestinité, changeant de cachette tous les quelques jours de peur d’être éliminé ou arrêté. Il en fut ainsi jusqu’au 15 avril 2002.

Cependant, le Chabak a réussi à récolter des renseignements précis. Deux sections de l’unité d’infiltration de Douvdevane, qui ont mené avec succès une chasse à l’homme obstinée, ont été cette fois-là  envoyées  dans le quartier d’Al Bira à Ramallah. Le coordinateur de la mission du Chabak se tenait au coin de la rue en compagnie de l’officier de la force Douvdevane, désignant un bâtiment de deux étages.

« Nous avons encerclé la maison. Nous avons annoncé à la famille de partir. Mais Barghouti n’est pas sorti », a déclaré l’un des commandants qui a procédé à l’arrestation cette semaine-là, ajoutant:

« Après le départ de la famille, il a décidé de s’enfermer. Finalement il  est sorti avec les mains en l’air, très effrayé. Il avait l’air affaibli, avec une barbe, mettant fin à cette période de chasse à l’homme.

Condamné à cinq peines cumulatives à perpétuité plus 40 ans

Le coordinateur du Chabak l’a fait entrer dans la voiture et notre mission a pris fin. Barghouti a passé de longues heures dans les salles d’interrogatoire du Chabak, a été poursuivi en Israël et condamné à cinq peines cumulatives à perpétuité plus 40 ans.

Barghouti (62 ans) purge sa peine depuis sa cellule de la prison de Hadarim depuis 19 ans, mais avec une grande ingéniosité, il a réussi à maintenir son statut élevé dans la politique palestinienne. En plus de devenir le chef des prisonniers, il a réussi en 2016 à remporter la première place aux élections du Comité central du Fatah. Un signal à tous ceux qui ont pensé à le pleurer. De temps en temps, son nom est apparu comme quelqu’un qui pourrait être libéré dans le cadre d’accords aller-retour entre Israël et les Palestiniens, mais le discours public sur la question a décliné. Ses espoirs d’être libérés dans le cadre de l’accord Shalit ont également rapidement disparu.

L’establishment de la défense a averti que Barghouti n’avait pas modéré après des années de prison et que sa libération pourrait ébranler la stabilité relative du mouvement Fatah et diviser l’Autorité palestinienne.

Les États-Unis et les pays européens pourraient faire pression sur le gouvernement israélien

Il y a aussi une autre crainte, celle d’un scénario dans lequel les États-Unis et/ou les pays européens fassent pression sur le gouvernement israélien pour qu’il libère Barghouti de prison, une décision qui pourrait provoquer des remous en Judée et en Samarie, et de dégrader la situation des Juifs  résidant.

Après des années de provocations de la prison et d’implication jusqu’au cou dans la politique palestinienne, il y a environ deux mois, Marwan Barghouti est devenu le nom chaud en Judée-Samarie (surnommée Cisjordanie) lorsqu’il a été nommé président, après qu’Abou Mazen a annoncé des élections en mai-juin de cette année au Conseil législatif, puis à la présidence de l’Autorité palestinienne. Cela après une très longue période pendant laquelle il n’y a pas eu d’élections dans l’Autorité palestinienne.

Des sources émanant de la défense ont estimé qu’il s’agissait du «spectacle» d’Abou Mazen et ont exprimé de grands doutes quant à sa capacité à respecter son engagement en faveur des élections au Conseil législatif dans le contexte des sondages, des interprétations et de la crainte que le Fatah perde de sa représentativité face au Hamas. Alors pourquoi, après tout, Abou Mazen (84 ans) a-t-il annoncé l’élection?

Abou Mazen (alias Mahmoud Abbas), président de l’AP à Ramallah

Les responsables de la sécurité israélienne estiment qu’il s’agit d’une tentative de soulager la pression des hauts responsables palestiniens qui veulent améliorer leur statut dans la course future après son départ.

Abou Mazen en perte de vitesse?

La rue palestinienne, en revanche, ne s’intéresse pas vraiment aux élections et est assez occupée par la vie quotidienne et la lutte contre le  coronavirus. Les responsables de la sécurité ont en outre estimé que l’annonce des élections à l’Autorité palestinienne est une étape qui n’est qu’un clin d’œil au président américain Joe Biden. Abou Mazen estime qu’il pourra ainsi ouvrir la voie à un dialogue avec la Maison Blanche, après des années d’impasse avec l’ancien président Donald Trump, et même initier un processus politique avec Israël à travers la médiation américaine. Des sources de sécurité estiment que bien qu’Abbas ne soit pas intéressé par l’élection présidentielle et que l’élection du Conseil législatif soit encore incertaine, il voit le processus comme une étape qui l’aidera à collecter des fonds auprès des pays occidentaux et arabes, et à rétablir le financement des projets de l’infrastructure qui s’est arrêtée pendant l’administration Trump.

Les soldats de Tsahal en poste en Judée-Samarie

L’armée israélienne estime également que les chances qu’Abou Mazen remplisse son  engagement à la présidence de l’AP sont presque inexistantes. C’est un renard politique. Il sait comment jouer le jeu et en un instant il peut faire demi-tour et trouver le bon prétexte pour descendre de son arbre et dire que l’élection n’aura pas lieu. « 

Dans le cadre de la « mise en scène d’Abou Mazen » et du désir d’être dépeint comme un organe démocratique, pour reprendre les mots des responsables de la sécurité en Israël, le système palestinien encourage vigoureusement les préparatifs des élections. La semaine dernière, Hisham Kahil, le directeur général de la Commission électorale palestinienne, a annoncé que le taux d’inscriptions dans le registre des électeurs de l’AP était parmi les plus élevés au monde, car au moment de la rédaction de cet article, plus de 93,38% étaient inscrits sur les registres électoraux. Vrai ou faux, le doute subsiste – c’est une autre indication que l’arène politique a l’intention de programmer des élections.

C’est un cauchemar palestinien et israélien qui s’est matérialisé

Un processus tout aussi intéressant se déroule dans la prison Hadarim. A partir du moment où le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (alias Abbou Mazen), a annoncé son intention d’organiser des élections au Conseil législatif et à la présidence, la cellule de Barghouti est devenue l’une des plus importantes de la campagne électorale palestinienne. La scission est imminente, afin de renforcer son pouvoir et de prendre le pouvoir des institutions de l’autorité. C’est un cauchemar palestinien et israélien qui s’est matérialisé il y a des années dans la bande de Gaza, où le Hamas détient le pouvoir. Il s’agit donc d’une mesure sécuritaire et politique très dangereuse pour Israël, qui souhaite maintenir la stabilité.

Dans le cadre de la pression que produit la candidature de Barghouti sur une liste indépendante, un membre du Comité central du Fatah, ‘Hassine Al-Sheikh, a rendu visite à la prison, jeudi dernier, et a tenté de parler au cœur de Barghouti pour qu’il ne se présente pas pour la présidence. La visite elle-même indique que la partie israélienne a intérêt à persuader Barghouti de revenir sur sa décision. Al-Sheikh a souligné l’importance de la cohésion nationale palestinienne en général et du Fatah en particulier, en particulier à la lumière de la crainte que sa course contre Abou Mazen ne conduise à un large cassure dans le mouvement – une situation qui pourrait très bien profiter au Hamas qui voudrait également prendre le contrôle politique de la Judée et de la Samarie.

De sources militaires israéliennes, Commandement central, Barghouti a catégoriquement rejeté la demande, mais il existe un certain nombre de scénarios, y compris un blocus légal et l’obstacle à la candidature de Barghouti, ou dans le cas extrême comme tout le monde l’estime: l’annulation de l’élection présidentielle avec une variété d’excuses.

Toute tentative de changer l’équation pourrait mettre en danger les civils et les soldats israéliens

Le Hamas voit le processus électoral comme une opportunité d’accroître son contrôle et ce n’est pas pour rien que des hauts responsables de l’organisation, Salah Arouri et Yahya Sinwar, sont venus au Caire pour participer à des pourparlers entre les dirigeants des factions palestiniennes sous l’égide de l’Egypte, pour voir que l’arrangement envisagé ne porte pas atteinte à l’organisation terroriste de Gaza.

Les forces du ‘Hamas à Gaza

 Il n’est pas possible de parler de la campagne électorale du Conseil législatif et de la présidence sans se plonger dans les activités du Hamas en Judée et en Samarie. Les FDI (Forces de Défense d’Israël) affirment que la politique de différenciation entre Gaza et la Judée-Samarie permet de contrôler le territoire et d’empêcher les attaques terroristes. Toute tentative de changer l’équation pourrait mettre en danger les civils et les soldats israéliens, car le Hamas tente de perpétrer des attaques terroristes tous les jours.

L’année 2020 a été une année relativement calme sans attaque terroriste notoire dans la division de Judée-Samarie sous la direction du Hamas de Gaza ou de l’étranger, le Chabak ayant déjoué des dizaines de cas d’actions meurtrières. Cependant, on n’est pas à l’abri de tentatives d’attentats meurtriers dans la région, ce qui obligerait Tsahal a agi en territoires construits par les Palestiniens et provoquer une escalade.

Le risque de réveiller les options belliqueuses sur le terrain

« Si les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne agissent contre le Hamas, sans pour autant réussir l’opération, nous devrions entrer en action en profondeur », ont déclaré des responsables de la sécurité israélienne, cette semaine. Ils ont désigné Abou Mazen comme une personnalité politique affaiblie perdant le contrôle de la Judée et de la Samarie.

Il y a pas mal de signes de manque de gouvernance sur le terrain. Les tensions entre les responsables du Fatah qui prétendent que sa présidence produit de l’hostilité. Au cours de l’année écoulée, les militants Tanzim ont relevé la tête et ont rappelé à tout le monde qu’ils portaient toujours des armes et pouvaient descendre dans la rue pour démontrer leur pouvoir..

 Les fonctionnaires de la Division de Judée et de Samarie parlent beaucoup des attentes des responsables de l’Autorité palestinienne à l’égard de la campagne électorale et, par conséquent, des déceptions si les processus ne se déroulent pas comme ils le souhaitent.

Cela risque de réveiller les options belliqueuses sur le terrain quant à des actions terroristes orchestrées soit par l’AP soit par des activistes isolés contre les villages juifs ou même en territoire israélien, dans le but d’attirer l’attention ou faire chanter les hauts responsables de l’Autorité palestinienne.

Les Palestiniens risquent de faire capoter tout le processus

Voilà les raisons pourquoi la campagne électorale palestinienne est définitivement une affaire israélienne.

La prochaine date référencée comme sensible est le 21 mars, lorsque les factions palestiniennes se réuniront, vraisemblablement pour discuter de l’élection de l’OLP et de la réorganisation du Conseil National Palestinien (CNP).

De sources militaires israéliennes, les Palestiniens risquent de faire capoter tout le processus n’allant pas dans leur sens, ils seraient alors tentés d’aller jusqu’au bout pour que le processus électoral ait lieu selon leur optique jusqu’au boutiste, il sera intéressant de voir si Israël autoriserait des élections qui pourraient mettre en place le Hamas en tant qu’organisation terroriste en plein cœur de la Judée et de la Samarie, aux abords des grands centres israéliens.

Traduit par Eliezer Zis JForum  inspiré de News Walla

 

 

 

 

2 Commentaires

  1. Pourquoi la COUR d’ APPEL de Versailles , lors de la plainte de l’ AP contre VEOLIA et ALSTHOM , s’agissant du TRAM de JERUSALEM , a tranché en faveur d’ ISRAEL ?
    Cette COUR ne connaissait pas grand chose au sujet de la JUDEE SAMARIE surnommée Cisjordanie , mais elle a planché pendant 3 mois sur le DROIT INTERNATIONAL : et le Verdict est sans appel : La JUDEE SAMARIE appartient à l’ ETAT d’ ISRAEL , les dits palestiniens n’y ont aucun Droit !!!
    Les politiciens Israéliens ne savent pas cela ??? Ou est-ce à cause du tordu plan d’ OSLO fait par 2 séniles RABIN et ARAFAT, qu’ ISRAEL et son cœur la Judée , n’existe plus ??

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