Yaïr Lapid, Ministre des Affaires étrangères et Vice-Premier Ministre.

Lapid a demandé au gouvernement de reporter l’évacuation d’un village bédouin, l’État a fait appel à la Haute Cour pour une prolongation de la réponse.

Le ministre des Affaires étrangères et le vice-Premier ministre se sont tournés vers le secrétaire d’État et ont demandé une nouvelle fois de reporter l’évacuation de l’avant-poste illégal jusqu’à ce que les conséquences politiques et sécuritaires d’une telle décision aient été examinées. Dans une lettre envoyée par Lapid, il a écrit: «L’évacuation du complexe comporte un certain nombre de défis de taille et peut donc entraîner de nombreuses conséquences politiques». Cette lettre a été adressée au secrétaire du cabinet, Shalom Shlomo, dans laquelle il aborde la question explosive de l’évacuation de l’avant-poste bédouin de Khan al-Ahmar, près de Jérusalem, et demande une nouvelle fois de reporter l’évacuation de l’avant-poste illégal. Lapid a déclaré qu’il avait l’intention « d’examiner les conditions nécessaires à l’évacuation de l’avant-poste et de procéder à un examen significatif et approfondi de toutes les conséquences juridiques ». Dans une lettre envoyée par l’État à la Haute Cour, celle-ci a été invitée à accorder une prolongation de deux mois supplémentaires jusqu’au 14 septembre de cette année.

« En 2018, la Cour suprême a approuvé la démolition et l’évacuation de l’avant-poste, mais en raison de telles considérations politiques, acceptées par les gouvernements précédents, l’avant-poste n’a pas été évacué à ce jour », a écrit Lapid dans sa lettre.

Selon Lapid, une telle évacuation aurait pu entraîner de nombreuses conséquences politiques aussi bien au niveau national qu’international…

Lapid a accepté la demande de rejet, afin de ne pas embarrasser Bennett et Saar.

Dans le même temps, l’État a déposé une demande auprès de la Haute Cour pour prolonger de deux mois la date d’exécution de la décision du tribunal d’évacuer et de détruire l’avant-poste. En réponse, le tribunal a demandé la réponse des requérants, le mouvement Regavim, jusqu’à 26 juillet.

Comme on le sait, ces derniers mois, il a été rapporté que des représentants de l’État tentaient de résoudre le problème de l’avant-poste bédouin illégal de Khan al-Ahmar, dont la Cour suprême a ordonné sa destruction il y a trois ans. Il convient de noter que l’État a par le passé bénéficié d’une prolongation pour procéder à l’évacuation jusqu’en juillet de cette année.

Le Cabinet du Premier ministre refuse de répondre à la demande de Lapid. On estime que Lapid s’est opposé à l’évacuation de l’endroit, afin de fournir une échelle à Bennett, qui avait plusieurs fois dans le passé entrepris d’évacuer l’endroit et avait exigé que Netanyahou le fasse.

Lapid propose en fait de suspendre l’évacuation, au secrétaire du cabinet, car légalement, le gouvernement est autorisé à procéder à l’évacuation à tout moment, car la Haute Cour a autorisé sa réalisation il y a plus de deux ans.

L’approche actuelle de Lapid, en fait, s’écarte considérablement de l’approche du Premier ministre Naftali Bennett, qui a abordé la question à plusieurs reprises dans le passé et a adopté une ligne beaucoup plus belliciste. Bennett, on s’en souvient, avait demandé à plusieurs reprises à Netanyahou, alors Premier ministre, d’évacuer immédiatement l’avant-poste.

En 2018, Bennett a tweeté: «Khan al-Ahmar sera évacué. Il s’agit d’une construction illégale dont la démolition a été approuvée par la Haute Cour. Dans un état de droit, la loi est appliquée même si la communauté internationale s’y oppose et menace.

En 2019, environ six mois après que la Cour suprême ait approuvé l’évacuation de l’avant-poste, Bennett, alors ministre du gouvernement de Benyamin Netanyahou, a exigé que l’avant-poste soit à nouveau évacué. « Quand vous avez pris la décision de reporter la démolition, je vous ai dit que ce serait plus difficile plus tard, mais vous et l’ancien ministre de la Défense Avigdor Lieberman avez toujours voté pour reporter la démolition », a déclaré Bennett à Netanyahou. «S’il s’agissait d’un balcon illégal à Tel Aviv, il serait démoli dans les 48 heures. Pourquoi succomber à la pression internationale qui interfère avec la politique intérieure d’Israël? C’est un état de droit, faites ce que vous avez promis et détruisez Khan al-Ahmar, dans un court laps de temps », a ajouté Bennett.

JForum ‒ Israel Hayom

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.