Paris accorde la citoyenneté d’honneur à des civils de Gaza
La ville de Paris a officiellement accordé la citoyenneté d’honneur aux civils de Gaza et de Cisjordanie ainsi qu’aux journalistes palestiniens, une mesure adoptée lors de la récente réunion du conseil municipal. Cette décision, initiée par le maire Emmanuel Grégoire, a été approuvée par une majorité de 107 voix contre 41, avec 3 abstentions. Elle a suscité un débat marqué par un soutien prédominant du bloc de gauche et une opposition notable de la droite. Lors d’une cérémonie en présence des ambassadeurs de Palestine et de Jordanie, le maire a souligné que cette citoyenneté n’était pas un simple symbole, mais un engagement concret envers les populations affectées par le conflit. Il a rendu hommage aux familles, enfants, médecins, enseignants et journalistes qui vivent et travaillent dans des conditions difficiles, affirmant que Paris se positionne comme gardienne des principes lorsque les États restent silencieux.
Cette initiative s’inscrit dans une tradition de plus de vingt ans où la capitale française décerne la citoyenneté d’honneur à des personnes menacées ou persécutées en raison de leur défense des droits humains et des libertés fondamentales. Le maire a également rappelé que Paris avait déjà pris position en faveur des victimes de conflits, citant les cas de Kyiv et du Haut-Karabakh, et réaffirmé son soutien à la paix, au droit international et à la solution à deux États. La démarche a été complétée par la projection des drapeaux palestinien et israélien sur la tour Eiffel, symbolisant un appel à la reconnaissance et à la coexistence, notamment après la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France en septembre 2025.
La décision intervient dans un contexte où la question palestinienne reste au cœur des tensions internationales. En parallèle, la ville de Paris avait déjà accordé la citoyenneté d’honneur aux otages israéliens détenus par le Hamas depuis février 2024, illustrant une volonté de la municipalité de soutenir toutes les victimes du conflit. Cette double reconnaissance souligne la complexité et la sensibilité du dossier, tout en mettant en lumière le rôle que peuvent jouer les collectivités locales dans le maintien des principes humanitaires et des droits fondamentaux, indépendamment des positions des États.
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