La Turquie lance de nouvelles armes et roquettes à guidage de précision

La Turquie suit les réalisations occidentales, chinoises et israéliennes en fabriquant des armes miniatures, des armes hypersoniques et aussi des «armes à énergie dirigée».

Le président turc Tayyip Erdogan prononce un discours lors de la réouverture de la mosquée Yildiz Hamidiye de l'époque ottomane à Istanbul, Turquie, le 4 août 2017 (crédit photo: MURAD SEZER / REUTERS)
Le président turc Tayyip Erdogan prononce un discours lors de la réouverture de la mosquée Yildiz Hamidiye de l’époque ottomane à Istanbul, Turquie, le 4 août 2017
(crédit photo: MURAD SEZER / REUTERS)

Ankara étend rapidement ses capacités sur les moteurs de fusée et roquette, dans le but d’accroître son industrie d’armement nationale. Ces dernières années, la Turquie a accru ses capacités dans le secteur de la défense en investissant massivement dans de nouveaux drones et missiles. Il veut atteindre une sorte d’indépendance totale par rapport aux fabricants occidentaux. À cette fin, il a également acheté le système russe S-400 et cherche à construire ses propres avions, chars, drones, missiles, missiles navals et autres systèmes.

La Turquie exporte des armes et les utilise également dans les conflits entre l’Irak, la Syrie et la Libye. Il construit également des bases au Qatar, en Somalie et dans d’autres pays, cherchant à devenir la principale puissance militaire du Moyen-Orient avec des capacités à projeter sa puissance en Afrique centrale et en Asie. Lors d’un discours prononcé dimanche par le président turc Recep Tayyip Erdogan, le dirigeant a déclaré que la Turquie commençait maintenant des essais spatiaux pour un moteur de fusée à propergol liquide. Cela est rapporté dans le journal pro-régime Anadolu.

Erdogan a félicité la société de défense Rokestan pour ses capacités. Le propulseur liquide est également utilisé par le régime iranien dans les missiles balistiques. «Nous poursuivrons également nos efforts pour développer des moteurs de fusée à carburant hybride», a déclaré Erdogan. Il s’agit de «la technologie des piles à hydrogène à haute capacité», indique le reportage. Il comprenait également des récepteurs GPS «pour les munitions à guidage de précision». Cela indique clairement que ce que fait la Turquie n’est pas une question d’espace, mais une augmentation massive de la technologie de défense pour produire le type d’armes de précision que des pays comme l’Iran, les États-Unis, Israël et d’autres ont obtenus. La Turquie affirme que ces munitions à guidage de précision avec récepteurs GPS ont été produites pour la première fois dans le pays.

La Turquie suit les réalisations occidentales, chinoises et israéliennes en fabriquant des armes miniatures, des armes hypersoniques et aussi des «armes à énergie dirigée». Erdogan a déclaré que l’industrie de la défense travaillait directement avec le gouvernement. «Nous n’acceptons jamais de produits étrangers que nous pouvons fabriquer dans le pays.» L’industrie de la défense a été ramenée à la vie, a déclaré le président. Ceci est inspiré du patrimoine «glorieux» du pays. Une frénésie (fièvre) nationaliste s’est emparée de la Turquie, ces derniers temps, qui a proféré de nouvelles menaces contre la Grèce et d’autres pays et se vantant de batailles historiques et de transformer des églises historiques en mosquées.

Aujourd’hui, la Turquie affirme qu’elle est l’un des principaux fabricants de drones armés. «Notre UAV Bayraktar peut facilement atteindre des cibles avec son système de missile à guidage laser de 230 mm», indique le reportage. La Turquie utilise ses drones contre les combattants kurdes en Irak, contre des adversaires en Syrie et en Libye également. Il veut les exporter vers l’Ukraine, la Tunisie et d’autres États. Les États-Unis n’exportent que rarement des drones armés, de sorte que des pays comme la Turquie et la Chine ont épongé le marché de ces armes.

La Turquie a lié ses nouvelles avancées aux défis en Méditerranée où elle affronte la Grèce, Chypre, l’Égypte, Israël, la France et les Émirats arabes unis.

Adaptation : Marc Brzustowski

6 Commentaires

  1. Les Occidentaux obsédés par le fric. La Turquie devrait être mise sur la touche ou se faire interdire l’entrée dans certains cercles technologiques mais nos politiciens libéraux presque partout au pouvoir ne le veulent pas pour continuer à gagner de l’argent en vendant de la technologie à Erdogan et même en lui permettant de fabriquer par elle-même les armes occidentales de haute technologie. Du temps de l’URSS, les communistes disaient qu’ils vendraient aux Occidentaux la corde pour se pendre. Cela pourrait être le cas avec la Turquie qui achète les armes pour imposer sa volonté hégémonique régionale. D’ailleurs, on parle un peu trop de la Turquie comme une première puissance militaire régionale. Or, l’Iran et Israël sont capables de battre la Turquie si l’un ou l’autre devait entrer en guerre contre Ankara. Par ailleurs, les USA viennent de confirmer la promesse américaine de maintenir la supériorité technologique d’Israël et ce dernier veut garder la supériorité militaire contre tout pays musulman, question d’assurance-vie du peuple et de l’Etat juif. Alors quoi ? Israël serait-il en train de perdre sa supériorité militaire au profit de la Turquie ? Et si les journalistes cessaient de répéter les âneries des autres et se mettaient à faire du journalisme d’investigation pour mieux connaître le vrai rapport des forces humain et technologique entre ces trois puissances économiques et militaires que sont l’Iran, la Turquie et Israël ? Nathan le Toqué (de Belgique).

  2. « Il veut les exporter vers l’Ukraine, la Tunisie

    l’ ukraine le paiera en Vodka hallal , et la Tunisie, en Loukoums, baklavas, briks, …..un retour aux sources, en somme!

  3. Nous assistons avec la Turquie d’Her Dog le frére jumeau d’Adolphe à un remake de la naissance du nazisme des années 30 en Allemagne ; soif d »hégémonie et de puissance .

    Hitler avait commencé à construire des autoroutes et à faire tourner les usines d’armement défiant ainsi les vainqueurs de 14/18 en déchirant le traité de Versailles .

    Her Dog fait encore partie de l’OTAN , on croit rêver .

    On vit dans une Europe en pleine décadence de quoi donner des ailes au dictateur d’Ankara .

    Israël est bien seul .

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