La Préparation des Forces Armées et de Sécurité face aux Éventuelles Émeutes Post-Législatives

La possibilité de troubles civils en cas de victoire du Rassemblement National (RN) aux prochaines élections législatives est prise très au sérieux par les services de renseignement, la police et l’armée françaises. Les scénarios envisagés incluent des manifestations, des blocages et des troubles importants, similaires à ceux observés lors des mouvements sociaux et des crises récentes, tels que les émeutes de la Nouvelle-Calédonie et les manifestations des Gilets jaunes.

Récemment, Paris a dû envoyer des renforts militaires en Nouvelle-Calédonie pour sécuriser les ports et l’aéroport de Nouméa, soulageant ainsi les services de police et de gendarmerie débordés. En métropole, lors de crises majeures comme les attentats de Paris en 2015 ou la crise des Gilets jaunes en 2019, des troupes militaires avaient été déployées pour des tâches de surveillance et de sécurisation, sans toutefois participer aux missions de maintien de l’ordre. Un officier interrogé par le JDD a précisé que les militaires ne sont ni formés ni équipés pour ce type de missions.

En cas de victoire du RN, et si Jordan Bardella devient Premier ministre, la réaction des mouvements populaires, en particulier des extrêmes, pourrait inclure des manifestations massives et des tentatives de déstabilisation des institutions. De tels événements pourraient forcer le gouvernement à déployer des forces de sécurité supplémentaires et, éventuellement, à envisager l’intervention des forces armées pour soutenir les opérations de maintien de l’ordre.

L’intervention des forces armées sur le territoire national pour des missions de sécurité intérieure est strictement encadrée par la loi. Selon le cadre légal, aucune force armée ne peut intervenir sans réquisition légale du gouvernement. En cas de rupture des communications avec le gouvernement, un haut fonctionnaire civil dans chaque zone de défense peut prescrire des mesures de défense civile et de sécurité intérieure.

Le gouvernement doit informer le Parlement de toute décision d’intervention des forces armées dans les trois jours suivant le début de l’opération. Cependant, la mise en œuvre de la politique de défense relève principalement du Président de la République, chef des armées. En cas de menaces graves et immédiates, le Président peut prendre des mesures nécessaires pour protéger les intérêts vitaux de la nation, comme prévu par l’article 16 de la Constitution. Il dispose également du contrôle sur l’arme nucléaire et dirige les forces armées avec l’aide d’un conseil de défense et d’un chef d’état-major particulier.

La préparation des forces armées et de sécurité pour d’éventuelles émeutes post-législatives témoigne de l’anticipation et de la prudence des autorités face à des scénarios potentiellement déstabilisants. Bien que le cadre légal soit strict, les pouvoirs étendus du Président en matière de défense et de sécurité intérieure assurent une réponse appropriée en cas de menaces graves, garantissant ainsi la protection de la nation et de ses institutions.

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