En participant à la 26e session du sommet de la ligue arabe, samedi et dimanche à Charm Echeikh, en Égypte, la direction palestinienne savait que la cause palestinienne ne représentait plus la première priorité pour le monde Arabe.

Cette Palestine divisée, qui s’entretue, n’est plus une priorité pour les leaders Arabes en conflit eux aussi.

Les problèmes au YEMEN, la formation d’une force Arabe commune, la guerre civile en Syrie et en Libye, représentaient autant de points qui suscitaient l’intérêt des dirigeants Arabes. Malgré tout, cela, le président palestinien qui s’est rangé aux côtés de l’Arabie Saoudite et sa campagne militaire contre les Houthis au Yemen, a réussi à arracher de ce sommet, des positions assez importantes en faveur de la cause palestinienne. En premier le soutien par les états Arabes du budget de l’état palestinien, dont la dépendance de sommes contrôles par l’état hébreu a fait un point faible et un moyen de pression contre les Palestiniens.

En effet, le gel par le gouvernement israélien des montants des taxes prélèves sur les marchandises palestiniennes depuis le mois de janvier a crée beaucoup de difficultés financières et économiques dans les territoires palestiniens. Cet argent collecté pour le bénéfice de l’autorité palestinienne, près de 120 millions de dollars américains mensuels, sur les marchandises destinées aux marchés palestiniens transitant par les ports et les aéroports israéliens représente une grande partie du budget.

Son gel a empêché le versement de la totalité des salaires des employés de l’autorité palestinienne, près de 180 mille, durant trois mois consécutifs. Cette mesure punitive israélienne à l’égard de la direction palestinienne pour avoir déposer une demande d’adhésion de la Palestine à la cour pénale internationale a eu des retombées néfastes sur le fonctionnement de la machine économique.

Celle-ci souffrait, déjà, du blocus israélien sur la bande de Gaza et des difficultés de déplacements entre les différentes villes de la Cisjordanie, à cause des barrages militaires israéliens et beaucoup d’autres mesures restrictives. Le soutien au budget de l’état palestinien est prévu pour une année à partir du mois d’avril.

Les Arabes expriment leur soutien, aussi, aux décisions du conseil central de l’organisation de libération de la Palestine appelant a un réexamen des relations politiques, économiques et sécuritaires avec l’état hébreu, visant à le forcer à respecter les accords signés, ainsi que les résolutions internationales garantissant les droits inaliénables du peuple palestinien. Ce soutien politique est aussi important que le soutien financier, particulièrement en ce moment. La direction palestinienne sait qu’elle aura affaire de nouveau à l’ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, chef du Likoud, le plus grand parti de la droite israélienne, vainqueur aux dernières élections législatives.

Netanyahou avait tout fait pour pousser les Palestiniens à quitter la table des négociations surtout en refusant de mettre un terme aux implantations qui avale chaque jour plus de terrain. Les déclarations de Netanyahou à la fin de la campagne électorale dans laquelle, il a clairement exprimé son refus de l’établissement d’un état palestinien indépendant et tout retrait de la Cisjordanie y compris de la ville sainte d’el Qods (Jerusalem-Est) ont finalement convaincu la direction palestinienne de la justesse de la décision de se diriger vers les instances internationales.

Le conseil de sécurité de l’ONU pour obtenir une résolution demandant la fin de l’occupation et vers la cour pénale internationale pour faire juger les dirigeants israéliens ,mesure qui pourrait se retourner contre les dirigeants Palestiniens. Les Palestiniens qui sont habitués à de telles promesses durant les sommets Arabes précédents, dont certaines n’ont jamais ete respectées, espèrent que, cette fois, elles se concrétiserons sur le terrain, dans les délais promis. L’espoir fait vivre.

Mais la réalité est tout autre à présent, car certains états Arabes sont devenus les alliés objectifs d’Israël et n’entendent pas pour les Palestiniens se priver d’une collaboration sécuritaire qui devient pour eux vitale.

Mahmoud Abbas appelle la Ligue arabe à bombarder la bande de Gaza

Le Jihad Islamique condamne fermement les propos d’Abbas appelant à une opération « Tempête décisive » contre la bande de Gaza.

Le mouvement palestinien du Jihad Islamique a vivement critiqué Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité Palestinienne, après son dernier appel pour que les pays arabes lance une opération « Tempête décisive » contre la Bande de Gaza pour clore la division interne palestinienne.

Dans une marche commune avec le mouvement Hamas, Daud Shehab, porte-parole de Jihad Islamique, a indiqué :

« Les remarques empoisonnées d’Abbas représentent un terrible coup contre les efforts pour l’unité nationale et l’accord interne. »

Il a averti que Gaza ne serait pas isolé du reste de la Palestine. « Abbas, qui avait mis en garde contre l’isolement de Gaza, est lui-même est impliqué dans cette conspiration, » a-t-il dit.

« Abbas a été toujours tiré la sonnette d’alarme sur cette conspiration, mais il est totalement impliqué dedans. »

Abbas a loué l’opération militaire « Tempête décisive » dirigée par les Saoudiens contre les milices de Houthis au Yémen, lors d’un discours devant les chefs arabes à la station touristique égyptienne de Sharm Al-Sheikh. Abbas a demandé aux chefs arabes de lancer une opération identique sur la Bande de Gaza.

L’appel d’Abbas est survenu le jour même qui a suivi l’appel de son conseiller en affaires religieuses, Mahmoud Al-Habbash, pour que les pays arabes se mobilisent et frappent le mouvement Hamas « avec un poing de fer ».

Shehab a noté que les remarques d’Abbas sont faites à la suite de la visite du premier ministre de l’AP dans la Bande de Gaza. « Celui-ci a été accueilli et sa visite a été la bienvenue et n’a rencontré que de la disponibilité pour continuer sur la voie de la réconciliation » a-t-il dit. Les « remarques d’Abbas à ce même moment reflètent un ordre du jour repoussant. »

« La personne qui veut isoler Gaza est la personne qui refuse la réconciliation et l’unité, qui refuse de convoquer une session de l’OLP et qui bloque Gaza en complicité avec l’occupant israélien, afin de faire échouer les objectifs nationaux palestiniens » a dit Shehab en se rapportant à Abbas.

« Ceci vise à miner la résistance palestinienne face à l’occupation israélienne » a-t-il ajouté.

 

Fares Chahine – El Watan

 

 

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