La Gauche ose tout. C’est même à ça qu’on la reconnaît !

Par Gilles Falavigna

 

 

C’est peut-être facile de paraphraser Audiard dans ce cas, mais c’est d’autant plus vrai que rien ne sera mis de côté pourvu que les valeurs qui tiennent la société soient brisées.

Dans l’Etat du Mississippi, USA, une jeune fille vient de dénoncer ses parents, sur les réseaux sociaux, les accusant d’être racistes. Elle fournit leur adresse, leur téléphone pour qu’ils paient de leur crime. Elle peut légitimement agir de la sorte, et sans garde-fou, sous couvert du 1er amendement qui garantit la liberté d’expression.

Dans la foulée, bien sûr, les parents ont été submergés de menaces de mort.

Quand la délation de ses propres parents est organisée par la loi, ici sous couvert du 1er amendement selon les avocats de la jeune fille, nous sommes dans la description des contre-utopies comme « 1984 » ou « Le meilleur des mondes », quelque chose d’inimaginable et qui relève de la fiction. Mais la vérité veut qu’elle soit toujours dépassée par la réalité.

Si le Judaïsme et sa morale met en avant la bonne mesure, force est de constater que les Etats-Unis en sont à l’opposé.

Plus globalement, les valeurs judéo-chrétiennes ont construit cette société avec, en première règle, d’honorer ses parents par le respect de la vie. La Torah ne demande pas d’aimer ses parents mais de les respecter, quoi qu’ils fassent, disent ou pensent.

Lorsqu’Albert Camus reçut son Prix Nobel de littérature, un journaliste lui demanda de commenter la situation en Algérie. Sa réponse fut : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. »

Il y a certaines règles à respecter, en toutes circonstances. La première règle, en gestion de projet, est de respecter les hiérarchies naturelles. On peut modifier un système tant que ces modifications ne touchent pas à ce qui le tient. Cela met, sinon, à terre la cohérence entre le fonctionnel et l’opérationnel. La pensée de Gauche joue aux apprenti-sorciers en s’attaquant avec un tel acharnement aux valeurs familiales. Tout n’est plus qu’excès. Tout n’est plus que Blanc ou Noir, en absolu.

Le problème n’est pas de s’arc-bouter sur des valeurs traditionnelles ou de refuser un nouveau mode de pensée. Pourquoi cette dernière ne pourrait-elle pas avoir de sens ? Le problème, par la perte de repères de mesure, est que plus rien n’ait de sens. C’est sur ce point que nous pourrions encore appeler Camus et qu’il soutienne que mal nommer les choses ajoute au malheur du monde.

Le Racisme est donc devenu l’anti-valeur suprême, le Mal absolu. Rien n’est au-dessus à combattre. Par nature, il est facile d’identifier l’antiracisme pour ce qu’il est : du racisme encore plus pur et plus dur. « Qui ne pense pas comme moi ne mériterait pas de vivre. »

Surtout, il fait perdre toute signification au racisme. On instaure la pire des dictatures au nom de la Démocratie. Il convient, peut-être, maintenant de rappeler les fondements du modèle démocratique, celui de la grecque Athènes. Dans la cité, le vote était obligatoire pour les citoyens et chaque fonction était élue. Le principe démocratique s’accompagnait de l’ostracisme. Toute personne qui aurait pu être supérieure aux autres était marquée au front. Ses biens étaient confisqués et quand elle était vraiment supérieure aux autres, tel Socrate, elle était exécutée.

Il ne reste plus qu’à se demander pour qui sonne le glas.

©Gilles Falavigna

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