Israël est-il dans la ligne de mire de Poutine, alors que son chef de l’armée de l’air est interrogé à Moscou?
Le major-général Amikam Nurkin, chef de l’armée de l’air israélienne, a enduré heure après heure, jeudi 20 septembre, des interrogatoires à Moscou, à propos de l’avion russe abattu lundi par la Syrie. A l’intérieur du pays, des responsables israéliens et des chefs de l’armée ont fait un effort important pour calmer la crise qui a éclaté dans les relations russo-israéliennes, à la suite de l’incident. À Moscou, les officiers israéliens ont produit des preuves électroniques et autres photographiques et satellites, montrant que les tirs de missiles de défense aérienne syriens étaient hasardeux et peu ciblés. « Il est étonnant que les Syriens n’aient pas accidentellement abattu d’autres avions auparavant », ont-ils déclaré. L’un des points essentiels a été que les équipes syriennes se déchaînent habituellement avec leurs missiles anti-aériens contre les missiles entrants, qu’ils soient aériens ou non, même si ce sont des armes sol-sol ou mer-terre. cependant, la façon dont la Syrie utilise ses défenses anti-aériennes n’a rien à voir avec Israël.
Les sources de DEBKAfile rapportent que les officiers israéliens ont répondu à l’interrogatoire russe interminable, même si les entretiens se sont poursuivis toute la journée et semblent se poursuivre dans la nuit. Les officiers israéliens avaient l’impression désagréable d’être convoqués au bureau du grand patron et qu’ils étaient censés fournir des réponses sur-le-champ. La décision d’envoyer un officier israélien à Moscou avec le haut grade de chef de l’armée de l’air a donc été largement critiquée dans de nombreux milieux en Israël, comme une marque de déférence, alors qu’Israël n’est coupable de rien, sinon d’avoir provoqué l’énorme maladresse résultant de l’incompétence syrienne.
Un tableau complet de l’expérience vécue par la délégation israélienne ne sera disponible qu’à leur retour chez eux et le général Nurkin sera placé sous l’autorité du Premier ministre et du chef de cabinet. Même dans ce cas, il y aura des lacunes dans ses impressions sur le prochain tournant que peut prendre la crise déclenchée par la chute de l’avion de reconnaissance russe en Syrie. La politique du Kremlin dans les affaires militaires et les relations avec Israël ne relève pas du chef de l’armée de l’air russe, mais de la chasse gardée personnelle du président Vladimir Poutine, et il indiquera bientôt la direction du vent que veut prendre Moscou à l’égard de Jérusalem.
Israël espère que le désagrément va bientôt se calmer et que les relations vont revenir à la normale. Mais on réalise aussi à Jérusalem que Poutine est un être particulièrement pragmatique et à sang-froid et que, s’il décide que c’est dans son intérêt de viser Israël, il n’hésitera pas à le faire.
Il a deux décisions importantes à prendre :
- Bloquer les attaques aériennes israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie. ou peut-être les réduire. Cette réponse lui obtiendrait des points à Téhéran.
- Ou permettre à Israël de continuer à attaquer les cibles iraniennes pour éviter le risque de provoquer le président Donald Trump en faveur de son allié israélien ; et ses réponses sont difficiles à prévoir. À cet égard, l’administration américaine a annoncé jeudi que Trump rencontrerait le Premier ministre Binyamin Netanyahu la semaine prochaine à New York. L’annonce a été faite à Washington, au moment où la délégation israélienne était toujours enfermées dans des entretiens difficiles avec des officiers russes à Moscou.
Amikam Nurkin , Benyamin Netanyahu , Donald Trump , crash de l’IL-20 , Moscou , Vladimir Poutine
Adaptation : Marc Brzustowski
Is Israel in Putin’s sights, as its air force chief is cross-examined in Moscow?
![]() |
![]() |








































Jérusalem est une terre très très sainte pour les orthodoxe ..dont le pape est Poutine … Donc attention! !
Poutine fait-il tout cela pour prendre le contrôle de la Méditerranée …..