People wave and clap their hands as part of a flash mob "Un applauso per l'Italia" (An applause for Italy) at the Garbatella district in Rome on March 14, 2020, during the COVID-19 outbreak caused by the novel coronavirus. - Italy reacts with the solidarity of flash mobs circulating on social media to make people "gather" on balconies at certain hours, to play music or to get a round of applause. (Photo by Andreas SOLARO / AFP)

Ainsi soit L’Etat-Nation

 

 

La crise du coronavirus a revitalisé l’idée de Nation et remis en cause une unité internationale qui s’est avérée être vide de sens, inutile et bureaucratique.

Une fois la pandémie du Coronavirus calmée, l’Etat-Nation va faire son retour. Même ceux qui pensent qu’ils le détestent aujourd’hui doivent envisager sa renaissance. Tout au long de ces jours de confinement et après un grand nombre de morts, nous avons été témoins de manifestations d’une identité nationale forte et positive en Italie et dans plusieurs autres pays d’Europe. Et bien sûr, en Israël.

Les Italiens et Israéliens ne peuvent s’empêcher d’éprouver un sentiment de grande fierté et d’émotion face aux réactions de leurs pays respectifs à combattre et survivre, autant à la pandémie qu’à l’égoïsme des institutions internationales bureaucratiques. Il a été poignant de voir les Italiens chanter leurs cantates populaires traditionnelles depuis leurs terrasses, balcons et fenêtres afin de se remonter le moral, nous rappeler comme il est beau d’être Italien ; il est touchant de voir le spectacle du rouge, du vert et du blanc du drapeau pendre aux fenêtres.

Ensemble, les Italiens attendent le prochain discours du Premier Ministre Giuseppe Conte ou du Président Sergio Matterella. Non pas parce qu’ils les aiment particulièrement mais parce qu’ils puisent du courage dans les drapeaux qui se hissent devant eux, d’être Italien, en d’y trouver, là encore, une forte identité historique, esthétique, familiale, voire même religieuse.

Israël est un pays qui n’a jamais perdu ce sens de l’identité, mais le pays s’efforce toujours de la faire vibrer : nous avons l’habitude de nous battre, d’aimer notre pays, et nous pouvons sentir le même amour dans les mots du Premier Ministre, lorsqu’il parle au Peuple Juif. Même quand il ne le dit pas explicitement, le message est toujours là : Nous avons travailler tellement dur pour notre pays, que c’est dans notre ADN : un virus ne va pas nous l’arracher.

C’est un sentiment que tous les peuples d’Europe ressentent à nouveau : Nous allons trouver notre force intérieure.

Ces derniers jours, L’Italie découvre, que le Sud n’est pas la moitié du pays la plus malheureuse, mais bien le nord : pauvre et riches sont dans le même bateau, ainsi que les petites et grandes entreprises, et tout le reste que l’Italie a construit depuis la seconde Guerre Mondiale : les écoles, le milieu professionnel, les institutions, l’accès aux soins, les universités, etc. L’Italie est une mosaïque de ces structures et des vies de chaque habitant de « la Botte » et non Bruxelles.

En effet, l’arrogance des voisins tels que les Allemands, qui, une fois encore, donnent l’impression de ne penser uniquement qu’à eux, a profondément irrité. Des pays se retrouvent soudainement en conflit avec un autre, et surtout il y a le sens profond de la trahison de l’Union européenne, l’Institution Supranationale par excellence. Même les Européens les plus convaincus sont devenus plus Italien, Français ou Anglais en ce moment quand des vies sont menacées- et demain, on ne pourra pas l’oublier.

L’utopie d’un monde sans frontière a été remise en question. Le dépassement des coutumes nationales au profit de celles européennes, la loyauté mutuelle, la culture ultra-libérale proposée par l’UE, ainsi que sa notion de solidarité et d’exigences moralistes – rien n’est plus aussi certain à présent. Rien de tout cela n’a résisté face à un vrai défi. Dès que la pandémie du coronavirus s’est propagée, les membres de l’Union Européenne ont fermé leurs frontières un à un. L’espace Schengen a coulé à pic. L’Italie, l’Espagne, l’Autriche, la Pologne, la République tchèque, la Suisse, la Géorgie et la Russie ont toutes fermé leurs frontières, interdit l’exportation de marchandises jugées essentielles et suspendu l’aide humanitaire.

Après que le Président français Emmanuel Macron a initialement déclaré que le virus n’avait pas de passeport et que la Chancelière allemande Angela Merkel a prêché l’ouverture des frontières, les deux dirigeants ont imposé des mesures de confinement à l’échelle nationale. Finalement, l’intérêt national l’a emporté. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán n’est pas Macron, mais en ce moment, ils ont un discours identique : enfermer les gens chez eux, surveiller leurs mouvements.

Nous avons déjà vu beaucoup d’écrits sur le conflit évident entre les valeurs démocratiques et la bataille pour la survie. Il y a ceux qui se concentrent sur la conscience et la solidarité, tandis que d’autres se concentrent plutôt sur les droits et les sanctions. Cependant, ce que nous entendons exprimer ici, c’est que la crise actuelle a revitalisé l’idée nationale, qui tire sa force de ses propres coutumes, traditions, sa loyauté mutuelle, sa solidarité naturelle, et met en doute une unité internationale qui s’est révélée vide de sens, inutile, bureaucratique, plus une entrave qu’autre chose.

Dans son aspiration à changer le cours de l’Histoire, l’Union européenne a confondu l’État-nation avec l’État impérialiste du fascisme nazi ou du stalinisme, comme l’a écrit le philosophe israélien Yoram Hazony, et elle a eu le plus grand mal à le démanteler. Quel dommage que l’U.E. n’ait pas compris l’aspiration des nations à rester elles-mêmes et le surcroît de force qui vient de pouvoir le faire, et que le nationalisme ne mène au mal que lorsqu’il est couplé à l’impérialisme et à l’autoritarisme. À une époque où la vie est en danger, l’Europe aurait dû aider des nations désespérées à survivre, mais a choisi de ne pas le faire.

 

Par Fiamma Nierenstein

jns.org

Adaptation : Lara Brzustowski

2 Commentaires

  1. Oui, comment puiser au plus profond de soi, les ressources de la vie par la fois qui nous porte, pour transcender sa peur jusqu’à retrouver la synergie des lois universelles qui nous fédèrent et peut- être changer le monde: c’est ce que je crois
    DECLIC !!! Suite et Fin

    A tous ceux qui partout dans le monde,
    Se consacrent à sauver la vie,
    A la protéger, à la défendre,
    A se battre pour elle,

    A ouvrir le ciel
    Au faisceau de Grâce sanctifiant l’être
    Qui s’incarne par la révélation de l’Eternel,

    Souvenez- vous de ces lignes du Cantique des Cantiques :
    « …l’Amour est fort comme la mort…
    Sa jalousie est inflexible comme le séjour des morts… »,

    Comme le flambeau du désir trans- générationnel
    Qui vers la connaissance
    Du temporel à l’Eternel change les temps,

    Avec notre immense respect et notre profonde gratitude
    A toutes celles et ceux qui font vivre cet espoir,
    Fédérant l’élan individuel
    De l’adhésion universelle vers cette dimension,

    Terre promise de la délivrance,
    Inscrite dans l’évolution,
    Où la fluidité des liens
    Fonde le commerce virtuel
    De la cohérence universelle,

    Oeuvre de Justice,
    Oeuvre de Paix,
    Du monde qui se lève, en relief
    De celui qu’il remplace
    Dans la limpide splendeur des correspondances
    Qui glissent sur la matrice infinie des transformations,

    A la gloire du Temps qui les contient tous,
    Tendu sur les piliers de l’univers,
    Comme la tente du sacerdoce
    Retentissante de l’hymne à l’émerveillement,

    Et réveille la mémoire de l’être qui s’incarne,
    Dans l’inouïe sensation d’exister,
    Au seuil de la grâce accordée,

    Accomplissant la promesse de la foi,
    Avec pour seule légitimité,
    La Révélation
    Amen ! – Je crois !

  2. Oui, comment puiser au plus profond de soi, les ressources de la vie par la fois qui nous porte, pour transcender sa peur jusqu’à retrouver la synergie des lois universelles qui nous fédèrent et peut- être changer le monde:
    DECLIC !!! Suite et Fin

    A tous ceux qui partout dans le monde,
    Se consacrent à sauver la vie,
    A la protéger, à la défendre,
    A se battre pour elle,
    A ouvrir le ciel
    Au faisceau de Grâce sanctifiant l’être
    Qui s’incarne par la révélation de l’Eternel,

    Souvenez- vous de ces lignes du Cantique des Cantiques :
    « …l’Amour est fort comme la mort…
    Sa jalousie est inflexible comme le séjour des morts… »,

    Comme le flambeau du désir trans- générationnel
    Qui vers la connaissance
    Du temporel à l’Eternel change les temps,

    Avec notre immense respect et notre profonde gratitude
    A toutes celles et ceux qui font vivre cet espoir,
    Fédérant l’élan individuel
    De l’adhésion universelle vers cette dimension,
    Terre promise de la délivrance,
    Inscrite dans l’évolution,
    Où la fluidité des liens
    Fonde le commerce virtuel
    De la cohérence universelle,

    Oeuvre de Justice,
    Oeuvre de Paix,
    Du monde qui se lève, en relief
    De celui qu’il remplace
    Dans la limpide splendeur des correspondances
    Qui glissent sur la matrice infinie des transformations,

    A la gloire du Temps qui les contient tous,
    Tendu sur les piliers de l’univers,
    Comme la tente du sacerdoce
    Retentissante de l’hymne à l’émerveillement,

    Et réveille la mémoire de l’être qui s’incarne,
    Dans l’inouïe sensation d’exister,
    Au seuil de la grâce accordée,

    Accomplissant la promesse de la foi,
    Avec pour seule légitimité,
    La Révélation
    Amen ! – Je crois !

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