La fondation du pape s’associe à une entreprise israélienne pour développer des sources d’eau potable

La devise de la société Yamaof ? Mettre le meilleur de la technologie israélienne au service de l’environnement. Son PDG, Yigdal Ach ne recule devant aucun défi lorsqu’il s’agit de produire de l’énergie verte, ou d’assainir l’eau afin d’en faire profiter les populations les plus défavorisées….

Ygdal Ach a notamment contribué à débarrasser Israël des décharges sauvages qui rongeaient le paysage local il y a une vingtaine d’années.

« Grâce à une initiative de notre organisation et à une décision de l’État, nous avons cessé de stocker les déchets à l’air libre – ce qui provoquait une pollution de l’air, des sols et des émanations dangereuses de gaz. À la place, nous avons créé un centre de recyclage« , explique l’entrepreneur. « Désormais, 80% des déchets sont recyclés puis réutilisés par l’industrie du bâtiment. » 

Son dernier challenge, Yigdal Ach l’a relevé en République dominicaine où il avait prévu de passer du bon temps en famille. Alors que l’entrepreneur s’attendait à y trouver une eau transparente et du sable fin, il a rapidement déchanté en découvrant que les plages du pays étaient recouvertes d’algues brunâtres et malodorantes. Il a alors appris que la prolifération de cette algue est tellement répandue dans de nombreuses régions du monde qu’elle est considérée comme une catastrophe écologique par l’ONU.

Curieux, l’entrepreneur a alors l’idée de rapporter en Israël des échantillons du végétal marin. Bingo :  après analyse, il s’avère que celui-ci possède un fort potentiel pour créer de l’énergie verte. C’est ainsi que Ygdal Ach a mis en place un projet pilote au sein de son entreprise Yamaof, avec la collaboration de l’université dominicaine, APEC.

Pour transformer les algues nocives en énergie verte, Yamaof a travaillé avec ANAERGIA, la plus grande entreprise de biogaz au monde, afin de créer un protocole qui permette de transformer cette algue en énergie et en ressources utiles pour l’environnement, comme des engrais. Un projet qui a nécessité du temps et de nombreuses expériences sur le terrain.

Yamaof/CourtesyYamaof/Courtesy Des algues malodorantes prolifèrent sur les plages des Caraïbes

Mais l’acharnement de l’entreprise a fini par payer, et les résultats ont même dépassé les espérances : les rendements énergétiques atteints sont sans précédent dans la littérature scientifique.

Yamaof espère maintenant travailler à très grande échelle, et mettre en place un programme similaire dans tous les pays concernés, aux Caraïbes et au Mexique, alors que ces algues prolifèrent aujourd’hui jusqu’en Afrique. Au point qu’elles sont visibles depuis l’espace.

Mais ce n’est pas tout. Le travail effectué par Ygdal Ach dans les Caraïbes a eu un tel retentissement que Scholas, la fondation du pape, a demandé à s’associer à lui pour une quinzaine de projets dans le domaine de l’environnement, en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

En Juillet 2021, l’entreprise Yamaof, basée à Tel-Aviv, et la fondation pontificale Scholas ont ainsi créé le pacte éducatif pour l’eau. Jose Maria del Corral, directeur mondial de Scholas Occurrentes et ami intime du pape François se réjouit de collaborer avec Yamaof.

« Nous avons choisi de travailler avec Yamaof, car ce sont des gens qui ont d’énormes connaissances, et qui partagent notre esprit de fraternité, ce qui n’est pas chose courante dans l’univers de la technologie et de l’entreprise. Ils travaillent avec leur cœur, et c’est ce dont parle le pape François quand il appelle à redonner du sens à ce que nous faisons », affirme José Maria del Corral.

« Nous proposons notre expérience aux pays en voie de développement, et nous travaillons avec les universités locales, en utilisant le savoir-faire israélien dans le domaine de la production d’énergie verte et du traitement des eaux usées à bas coût. Au Chili par exemple, l’université nous a demandé de l’aide pour traiter les eaux polluées par l’exploitation des mines. Nous apportons également des solutions de traitement des déchets en utilisant les boues d’épuration pour faire de l’électricité », relate Avraham Israël, vice-président du département de l’eau et de l’agritech chez Yamaof.

En mai dernier, Ygdal Ach a même été invité au Vatican, où il a servi au pape un verre d’eau filtré par une technologie israélienne…  Désormais, Yamaof et la fondation pontificale visent un objectif : que tous les enfants du monde puissent avoir accès à l’eau potable.

JForum avec i24NEWS

 Yamaof/CourtesyYigdal Ach, PDG de Yamaof, offre au pape François de l’eau épurée grâce à une technologie israélienne au Vatican, mai 2022

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