Covid: 15 millions de contaminés auraient déjà développé une maladie cardiovasculaire jusqu’à un an après l’infection.

Le risque de développer une maladie cardiovasculaire après une infection au Covid-19 augmente de 55% pendant un an, révèlent de nouvelles données sur l’épidémie qui indiquent que 15 millions de personnes ont déjà été touchées dans le monde.

Publiée ce lundi 7 février dans la revue Nature, une nouvelle étude revient sur les conséquences cardiovasculaires à long terme du Covid-19 qui pourraient, par ailleurs, permettre de mieux comprendre la survenue des Covid longs.

Depuis le début de la pandémie, le Covid a déjà causé plus de 15 millions de maladies cardiovasculaires dans le monde, soit 4% des personnes contaminées, relève Science et Avenir qui reprend la même étude réalisée par des chercheurs de l’Université Washington à Saint-Louis (Etats-Unis).

L’infection au Covid, même avec des formes légères, augmente de 55 % le risque de développer une maladie cardiovasculaire dans l’année suivant l’infection. Ce qui peut inquiéter le plus, c’est que, selon ces chercheurs, ce risque augmente même chez les personnes à bas risque de développer une maladie cardiovasculaire dont les jeunes.

Au final, à partir de 30 jours après une infection, le risque de faire un arrêt cardiaque augmenterait de 63 % et celui d’un AVC de 52 %. Thrombose, myocardite et péricardite, entre autres, font également partie des maladies pour lesquelles le risque est accru après une infection au Covid.

Des risques chez les infectés quel que soit le statut vaccinal

Si la majeure partie des 153.760 cas étudiés l’ont été durant la première année de la pandémie, une partie du suivi a été réalisée après la vaccination. Se posait donc la question, pour les chercheurs, de savoir si la maladie détectée était liée à l’infection ou à la vaccination dont les myocardites et les péricardites sont de très rares effets secondaires reconnus et répertoriés.

Dans les cas douteux, des analyses supplémentaires ont été réalisées prouvant que l’augmentation de ce risque était plus élevée chez les personnes infectées, peu importe leur statut vaccinal.

Devant les résultats de leur étude, les chercheurs américains appellent à des stratégies globales et à intégrer un suivi cardiologique sur les malades du Covid. « À cause de la nature chronique de ces maladies, ces personnes vont probablement avoir des conséquences à long terme, ce qui aura aussi des implications sur la productivité économique et sur l’espérance de vie », alerte ainsi Ziyad Al-Aly, auteur de l’étude.

L’indépendant

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