Conseillère principale du Président Trump : la réaction arabe contre le plan d’extension de souveraineté est «exagérée»

Une «grande annonce» de Trump surviendra bientôt sur l’extension de Souveraineté (« l’annexion ») prévue par Israël sur des parties de la Cisjordanie, a déclaré mercredi 24 juin la conseillère présidentielle principale Kellyanne Conway à la Maison Blanche. Minimisant les oppositions, elle a fait remarquer : «Il (Trump) déplace l’ambassade à Jérusalem, le monde arabe « va s’écrouler, chaos total annoncé »… Dieu merci, ce n’était pas vrai. Il y a toujours cette tactique qui vise à effrayer… (à cause) de toutes les mauvaises choses qui vont arriver et ensuite ça n’arrive pas », a-t-elle noté. «Tous les scénarios de promesses des pires calamités du passé ont disparu. Attendons voir, parce qu’il [le président Donald Trump] veut être un agent de la paix au Moyen-Orient et il essaie de le faire. »

Concernant la fureur tourbillonnant autour de l’engagement du Premier ministre Benyamin Netanyahu de lancer son plan pour appliquer la souveraineté sur des parties de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain le 1er juillet, Conway a déclaré : «Nous avons des conversations. De toute évidence, le président fera une annonce… et je lui laisserai le soin de vous donner une grande analyse, et (je suis) très heureuse que ces pourparlers se poursuivent. »

Les responsables de l’administration Trump devraient décider cette semaine d’approuver ou non le plan Netanyahu. Des discussions auraient lieu entre le conseiller principal Jared Kushner, le conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, l’envoyé au Moyen-Orient Avi Berkowitz et l’ambassadeur américain en Israël David Friedman. Trump devrait intervenir pour avoir (apporter) le dernier mot.

La Maison Blanche aurait envisagé différentes options, y compris un processus par étapes dans lequel Israël commencerait par déclarer la souveraineté uniquement sur plusieurs implantations dans la région de Jérusalem ( sans doute : Maale Adumim, Gush Etzion) – pas encore les 135 communautés situées dans les 30% de la Cisjordanie attribuées par le plan Trump . Selon un responsable non identifié, Washington n’a pas exclu la vision plus large de l’annexion proposée par Netanyahu, mais craint qu’une décision unilatérale majeure et rapide d’Israël ne limite toute chance que les Palestiniens acceptent de discuter du plan de paix de Trump [ce qui est déjà plus que soumis à caution].

Le secrétaire d’État Mike Pompeo a réaffirmé mercredi que la décision d’annexer ou non des terres de Cisjordanie était à prendre par Israël uniquement. «Nous discutons avec tous les pays de la région de la manière dont nous pouvons gérer ce processus pour atteindre notre objectif final.» Pompeo a pris la parole après une session du Conseil de sécurité de l’ONU au cours de laquelle l’ONU et la Ligue arabe ont appelé conjointement Israël à abandonner les plans d’annexion et ont menacé de conséquences dangereuses, s’il allait de l’avant. Leur appel a été repris par les nouveaux membres de l’Union européenne du CSNU (Allemagne, Belgique, France, Estonie, Irlande) ainsi que par le Royaume-Uni et la Norvège.

Des sources anonymes à Washington disent que la Maison Blanche tient à ce que le gouvernement israélien consensuel soutienne l’initiative de Netanyahu, à commencer par le ministre de la Défense de Kahol Lavan Benny Gantz et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi.

Gantz a déclaré mardi que si les Palestiniens choisissaient de ne pas participer aux pourparlers avec Israël, « alors nous devrons avancer sans eux ». Ashkenazi est beaucoup plus sévère que le Premier ministre suppléant. Selon un communiqué publié dimanche par son bureau, le ministre des Affaires étrangères ne pense pas que la vallée du Jourdain sera incluse dans une démarche d’annexion, ce que, selon lui, son parti ne soutiendrait que sur ces strictes conditions: le processus de souveraineté doit conduire à  » la séparation des Palestiniens, être mise en œuvre de manière responsable et en pleine coordination avec les États-Unis et en dialogue avec les voisins d’Israël, tout en respectant les accords de paix existants et futurs et en même temps en préservant les intérêts stratégiques et de sécurité d’Israël. » [NDLR : Utile de le rappeler, mais qui l’envisagerait totalement à l’inverse? Si la concertation, par exemple, avec la Jordanie ne donne pas de résultats attendus ou d’entente minimale, que fait-on?]

Adaptation : Marc Brzustowski

Trump adviser: Arab backlash against annexation plan is “overblown”

1 COMMENTAIRE

  1. Il n’y a pas que les pays arabes qui ont eu une réaction exagérée au sujet de l’extension de la souveraine israélienne en Judée Samarie.
    La planète entière a fait part de sa préoccupation, sa colère, ses craintes, sa désapprobation et du non respect du droit international qui a bon dos, surtout lorsqu’il est utilisé par les pires criminels du globe, sans parler des Juifs de tous les pays qui ont apporté leurs contributions à ce concert planétaire de lamentations.
    Il ne faut oublier les Israéliens qui ont pétitionné, manifesté, hurlé leur colère, sans omettre les minables députés de la Knessett qui font partie du gouvernement, et les anciens ministres et chefs d’Etat Major; que du beau monde.
    Même si cela nous emm…bête énormément, on doit reconnaitre que la grosse caisse de la redoutable propagande des palestiRIENS trouve toujours un écho très complaisant dans le monde entier, et ce, à tous les niveaux….

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