• Pour beaucoup d’Arabes et de Musulmans, le conflit avec Israël ne concerne pas un retrait sur les lignes d’avant 1967. Ces opposants n’ont pas l’intention de reconnaître le droit d’Israël à l’existence, même si cela devait permettre la création d’un Etat Palestinien indépendant et souverain dans la Bande cisjordanienne de Judée-Samarie, celle de Gaza et sur l’Est de Jérusalem.
  • Un religieux important, le Dr Ali Daghi, Secrétaire-Général de l’Internationale des Erudits Musulmans, écrit : « Il y a un consensus parmi les Musulmans, dans le passé et au présent, que si une terre islamique est occupée, alors ses habitants doivent déclarer le djihad jusqu’à ce qu’elle soit libérée de ses occupants ».
  • « Quiconque appelle à la paix avec les Sionistes doit être traîné devant un tribunal pour haute trahison. La Normalisation est une trahison », selon Ramzi Al-Harbi, écrivain saoudien.
  • Soyons clairs : ce ne sont pas des voix marginales. Il s’agit des courants principaux de la société arabe et islamique. Ce qui les dérange n’esqt pas tant la « Normalisation avec l’entité sioniste », mais tout simplement, le fait qu’Israël existe. Pour les masses, le djihad contre Israël est la seule solution et non une nouvelle initiative de paix approuvée par des dictatures arabes non-élues.

Les Arabo-Musulmans s’insurgent au sujet d’une visite controversée en Israël qu’a faite un général saoudien à la retraite, le Dr Anwar Eshki, qui est accusé de promouvoir la « normalisation avec les Juifs et l’entité sioniste ». Si la « normalisation » avec Israël est dénoncée comme un crime majeur et un péché capital, on peut seulement imaginer comment serait envisagée toute « paix » avec Israël dans les pays arabes et musulmans.

Le Générla Eshki et une délégation d’universitaires et hommes d’affaires saoudiens ont rencontré le Directeur-Général du Ministère des Affaires étrangères, Dore Gold, le Coordinateur des Activités du Gouvernement dans les Territoires (COGAT), le Général-Major Mordechaï et plusieurs membres de l’opposition à la Knesset. La délégation saoudienne s’est aussi rendue à Ramallah, où ses membres ont rencontré le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et d’autres responsables palestiniens.

Le général saoudien à la retraite Anwar Eshki (au centre avec sa cravate) et les membres de sa délégation, rencontrant des membres de la Knessetet d’autres personnalités au cours d’une visite en Israël, le 22 juillet 2016. (Image source: Twitter)

La colère engendrée par cette visite sans précédent d’une délégation saoudienne en Israël démontre que beaucoup d’Arabes et de Musulmans continuent de croire qu’Israël n’a aucun droit à l’existence, en dépit de l’optimisme exprimé à propos de la fameuse initiative de Paix Arabe de 2002.

Plusieurs dirigeants arabes et musulmans insistent sur le fait que, selon cette initiative, un retrait israélien aux lignes d’armistice d’avant 1967 et l’instauration d’un Etat palestinien indépendant avec l’Est de Jérusalem comme capitale déboucherait sur la création de « relations normales » entre leurs pays et Israël.

Cependant, le scandale que cette visite de la délégation saoudienne a déclenché à travers les pays arabes et islamiques pointe vers une seule conclusion : que pour beaucoup d’Arabo-Musulmans, le conflit avec Israël ne concerne pas un retrait sur les lignes d’avant 1967. Pas plus qu’il s’agit d’un conflit sur les droits des Palestiniens et des « relations normales » entre Israël et les pays arabo-islamiques.

Ceux qui s’opposent à cette visite expriment leurs sentiments sous l’étendard de la lutte contre « la Normalisation » avec Israël. L’existence d’Israël sur une terre « appartenant à l’Islam », en réalité, est le véritable problème. Ces opposants à la visite n’ont pas l’intention de reconnaître le droit à l’existence d’Israël, même s’il se retire sur les lignes d’avant 1967, ce qui permettrait la création d’un Etat palestinien souverain et indépendant dans la bande cisjordanienne de Judée-Samarie, la Bande de Gaza et l’Est de Jérusalem.  Il est évident que cela contraste violemment avec l’esprit de l’Initiative de Paix Arabe, que beaucoup en Occident, croient, à tort, capable de mettre un terme au conflit israélo-arabe.

Les premiers à exprimer leur sentiment de scandale à propos de cette visite sont ces milliers de Saoudiens, dont parmi eux des représentants religieux de premier plan, qui se sont jetés sur les réseaux sociaux pour expurger tout le poison et la haine qui est en eux dès qu’on évoque Israël. Beaucoup ont rappelé leurs auditeurs et lecteurs les fatwas (décrets religieux islamiques) interdisant toute forme de « normalisation » envers Israël et les Juifs, auxquels il est fait référence, en tant « qu’infidèles et polythéistes ». Les fatwas interdisent aussi aux Musulmans de renoncer à la moindre part de « terre possédée par l’Islam » à des non-Musulmans.

En Islam, si la terre n’a autrefois été sous contrôle musulman, comme le Sud de l’Espagne, el-Andalus, elle doit appartenir aux Musulmans en dotation, ou Waqf, détenue au nom de la foi en Allah, à perpétuité. Comme la totalité du Moyen-Orient étaoit sous le contrôle de l’Empire Ottoman musulman entre 1259 et 1924, beaucoup d’Arabes et de Musulmans pensent que la globalité de cet espace appartient uniquement à l’Islam, sans le moindre égard pour savoir qui habitait là auparavant.

Les Juifs, qui ont vécu continuellement dans le pays biblique de Cana’an et en Judée durant plus de 3.000 ans, peuvent bien se demander au nom de qui et de quoi on les accuserait « d’occuper » leur propre terre.

L’un des chefs de file parmi savants religieux musulmans,le Dr Ali Daghi, Secrétaire Général de la ligue Internationale des Erudits Musulmans, écrit : « Il y a un consensus parmi les Musulmans, par le passé et pour le présent, disant que si une terre islmaique est occupée, alors ses habitants doivent déclarer le djihad jusqu’à ce qu’elle soit libérée de ses occupants ». 

De toute évidence, la Solution à Deux-Etats n’est pas le but affiché par ce savant religieux et ses amis. Ils ne s’intéressent pas plus aux « droits des Palestiniens ». On doit reconnaître plutôt que le Dr Raghi s’intéresse au « droit » des Musulmans à posséder toute la terre, y compris les régions qui constituent l’existence d’Israël de nos jours.

Un autre guide religieux central en Arabie Saoudite, Adel Al-Kalbani, l’ancien imam de la Grande Mosquée de la Mecque, s’est joint à la campagne « contre la Normalisation », en  déclarant : « Quand nous étions jeunes, ils avaient l’habitude de parler de l’ennemi Sioniste. Depuis soixante ans, cet ennemi n’a pas changé. Mais nous, nous avons changé! ». Ce « changement » dont il parle fait référence à ces rares Arabes et Musulmans qui seraient prêts à reconnaître le droit à l’existence d’Israël. 

Le Cheikh saoudien Esam Al-Zamel a déclaré : « La haine contre Israël et l’ennemi sioniste est inscrit dans le coeur de notre génération. Nous devons inscrire ces valeurs et principes dans le coeur de nos enfants ».

« Un autre citoyen saoudien, Sultan Al-Jumeri, affirme : « La normalisation et le simple faitv de tendre la main à l’entité sioniste doit demeurer un déshonneur et un péché qui chassera leurs auteurs jusqu’à la fin de leur dernier jour. C’est une trahison de l’histoire, de la terre et des martyrs ».

Fahd Al-Shumri, également d’Arabie Saoudite, fait remarquer : « La Normalisation signifie la reconnaissance d’Israël. Cela conduira à une autre étape : abandonner la mosquée Al Aqsa et reconnaître le droit des Juifs à la terre de Palestine ». 

Pour sa part, Hassan Al-Mutairi, un prédicateur saoudien, se demande :  « Y a t-il un seul Musulman qui soutienne la normalisation avec les Sionistes? La pierre et l’arbre demeureront les témoins de notre hhostilité envers les Juifs ».

Il fait directement référence au Hadith (les paroles et actions de Mahomet), qui est aussi la pierre angulaire de la  Charte du Hamas, qui déclare :

« Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans ne combattent les Juifs (tuent les Juifs) et tant que le Juif se cache derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront : »Oh ! Musulmans, Oh ! Abdullah, il y a un Juif derrière moi. Viens et tue-le. » Seul, l’arbre Gharkad ne le dira pas parce que c’est l’un des arbres des Juifs ».

Certains écrivains saoudiens et arabes décrivent la visite de cette délégation saoudienne comme « un coup de couteau dans le dos » du Mouvement Boycott, Desinvestissement, Sanction (BDS) contre Israël. Ils exhortent le gouvernement saoudien à prendre immédiatement des mesures punitives contre l’ancien général et les membres de sa d »élégation, dans le but de dissuader quiconque de récidiver et de commettre à nouveau un tel « crime énorme » contre les Arabes et les Musulmans.

« Israël demeurera notre Ennemi Numéro Un, en dépît des manoeuvres des Sionistes », fait remarquer l’écrivain saoudienne Amal Zahid. Ramzi Al-Harbi, un autre écrivain d’Arabie Saoudite, a commenté ainsi : « Quiconque appelle à la paix avec les Sionistes devrait être traîné devant un tribunal pour haute trahison. La Normalisation c’est de la trahison ». 

De nombreux Palestiniens se sont aussi joints au train en marche, en ajoutant leurs slogans incendiaires et haineux contre ces Saoudiens qui ont osé visiter Israël.

« Nous saluons tout Saoudien qui rejette la normalisation avec l’occuaption », déclare l’analyste politique palestinien Ibrahim Al-Madhoun.

Sans surprise, le Hamas, le Jihad Islamique et d’autres groupes palestiniens ont aussi publié des communiqués condamnant fermement la visite de la délégation saoudienne en Israël et appelant à l’interdiction de ce genre de séjours. Ces groupements vont même jusqu’à condamner un certains de responsables de l’Autorité Plestinienne, comme Jibril Rajoub, pour leur participation aux réunions entre la Délégation Saoudienne et les responsables israéliens.  

Les « Comités de Résistance » Palestiniens, une coalition de divers groupes armés palestiniens de la Bande de Gaza, ont dénoncé cette visite comme « un crime contre la Palestine et son Peuple ». Ces groupements désignent cette visite comme « honteuse » et mettent en garde contre les tentatives de certains Arabes et Musulmans « d’accepter l’existence de l’entité terroriste sioniste sur la terre de Palestine ».

L’étendue de la propagation de cette campagne contre la visite de la délégation saoudienne en Israël et la conséquence directe de décennies d’endoctrinement anti-israélien dans les pays arabo-musulmans, à commencer par les Palestiniens. Au coeur de cette campagne, on trouve la négation du droit d’Israël à l’existence et le déni de tout lien entre les Juifs et cette Terre supposée « appartenir aux Musulmans ».

Soyons bien clairs : il ne s’agit pas là de voix marginales. Il s’agit des courants majoritaires de la société arabe islamique. Les Palestiniens également, sont à la tête de ces campagnes depuis longtemps, afin de promouvoir leur conduite « opposée à  toute normalisation » afin d’empêcher quiconque de rencontre les Israéliens.

En permettant (et souvent en approuvant, en incitant) de telles campagnes, l’Autorité Palestinienne se tire elle-même une balle dans la tête. Chaque fois qu’un responsable de l’AP, notamment le Président Mahmoud Abbas, rencontre les Israéliens, un vaste regroupement de militants palestiniens « anti-Normalisation » réagit en dénonçant les participants à ces rencontres et en appelant à un boycott total d’Israël.

Le mouvement BDS anti-israélien fournit une source d’inspiration à ces piliers de haine. En ce qui concerne les ennemis d’Israël, cette campagne ne doit pas s’arrêter seulement aux boycotts, au désinvestissement et aux sanctions. Comme le démontre clairement la fureur provoquée par cette visite, ce qui les préoccupe n’est pas tant le processus de « normalisation » avec « l’entité Sioniste », mais le seul fait qu’Israël puisse exister. 

Le monde peut bien continuer de parler de l’Initiative de Paix Arabe aussi longtemps qu’il le souhaite. Les faits sur le terrain sont têtus et démontrent que les masses arabo-musulmanes continuent de percevoir Israël comme un corps étranger qui a été implanté de force sur une terre « appartenant à l’Islam ». Pour les masses, le Jihad contre Israël est la solution, et non pas une nouvelle Initiative de paix appuyée par des dictatures arabes non-élues.

Khaled Abu Toameh, un journaliste hautement distingué et récompensé pour son travail, est basé à Jérusalem.

8 Commentaires

  1. Ces tocards sont et resteront incapables de faire quoique ce soit de leurs richesses avec leur torchon de C….. tout ce qu’ils sont capables de faire c’est d’incendier la planète aux 4 coins du globe jusqu’à exaspérer tout le monde. encore aujourd’hui un attentat en Thaïlande (accueillant royaume de Siam). D’un paradis ils ne savent faire qu’un enfer, alors ils veulent s’envoyer en l’air avec 72 poufiasses au paradis des mal b….s. Vraiment tout n’est que frustration chez ces tarés. Qui sur terre pourra continuer à tolérer leur m…. ?

  2. Se que je voie pour l instant c est que les musulmans s entretuent par millier et bientôt par millions , cette terre est juive et le restera a jamais B ,H , si un pays ou des pays veulent nous detruirent qu ils sache bien que cette foi ci ils viendrons avec nous c est une evidence , si c est notre destinee pa pb , mais j ai confiance en HM , et a israel , israel vivra vaincra B,H vous verrez .

  3. «La haine contre Israël et l’ennemi sioniste est inscrit dans le coeur de notre génération. Nous devons inscrire ces valeurs et principes dans le coeur de nos enfants».

    Tout est dit…

  4. D’accord , on veut bien que toute terre islamique revienne à l’Islam … qu’en est-il de la Terre Promise du peuple hébreux qui a été donné par Allah au peuple juif ???? peuple qui y a habité 2 millénaires ou 3 avant l’invention de l’Islam ??? – même le Coran l’atteste, alors ces musulmans ne suivent pas le Coran quand il le faudrait …. ils ne suivent que les versets sataniques !!!!

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