Bennett a supplié Orbach de rester dans la coalition jusqu’à la visite de Biden.

De nouveaux détails sur la rencontre tendue entre la députée Yamina Nir Orbach et le Premier ministre Naftali Bennett plus tôt cette semaine ont été révélés par Yisrael Hayom ce matin. Selon le rapport, la réunion s’est terminée par une engueulade, Orbach sortant en trombe du bureau. Il a ensuite annoncé qu’il ne voterait plus avec la coalition.
Au cours de la réunion, Bennett a tenté de convaincre Orbach de lui donner plus de temps pour stabiliser la coalition. Il a également tenté d’utiliser la visite du président américain Joe Biden le mois prochain pour convaincre Orback de rester dans la coalition, en disant : « Pouvez-vous imaginer ce qui se passera si Lapid sera Premier ministre lors de la visite de Biden ? » Bennett a averti Orbach que Lapid céderait à toutes les demandes de Biden, insinuant qu’Orbach serait tenu pour responsable du torpillage des intérêts de droite.
Il est assez intéressant que Bennett, qui a lui-même signé un accord de rotation avec Lapid lui permettant de servir en tant que Premier ministre, utilise ce scénario même pour menacer Orbach. Selon les accords de coalition, si un membre de la coalition de droite dissout la Knesset, Lapid deviendra automatiquement Premier ministre jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement. Si un membre de gauche de la coalition dissout la Knesset, Bennett restera Premier ministre.
Orbach n’a pas été ému par la tactique de Bennett. Selon le rapport, Bennett a envoyé des messagers à Orbach le lendemain dans le but de le convaincre. Orbach n’a pas répondu. Channel 12 News a rapporté que Lapid envisage déjà de devenir Premier ministre et a embauché de nouveaux membres du personnel en vue de ce poste.
Naftali Bennett peut cocher une semaine de plus sur son calendrier politique. Le Premier ministre israélien tient toujours le cap de la fin de la session parlementaire qui s’achève à la fin du mois de juillet, en espérant que sa coalition tiendra jusque-là. Mais il sait que les chances de survie de son bloc politique s’amenuisent, alors qu’il n’a pas réussi à faire rentrer dans le rang les cinq députés qui ne respectent plus la discipline de coalition. Parmi eux, Nir Orbach est la clé de voûte de l’édifice et son départ ôterait définitivement toute chance au gouvernement de continuer à fonctionner.
L’élu du parti Yamina était pourtant considéré comme un proche de Naftali Bennett, mais ses différends idéologiques avec son patron sont progressivement devenus irréconciliables. Orbach reproche au chef du gouvernement israélien d’être trop conciliant avec l’aile gauche de sa coalition, de céder aux pressions de son allié islamiste, et surtout de se montrer incapable de faire passer la loi sur l’application du droit interne aux Israéliens de Judée Samarie, alors que le texte, renouvelable tous les cinq ans, arrive à expiration le 30 juin.  Après avoir menacé à plusieurs reprises de claquer la porte, Nir Orbach a fini mettre le marché en mains à Naftali Bennett : qu’il trouve le moyen de récupérer ou de remplacer les deux parlementaires du Meretz et du Ra’am qui refusent de voter le texte, ou son député votera avec l’opposition la dissolution de la Knesset. Ce qui signifierait de surcroit, d’après les termes de l’accord de coalition, que le fauteuil de Premier ministre passerait à Yaïr Lapid jusqu’après le prochain scrutin législatif.
Et les ennuis de Naftali Bennett ne s’arrêtent pas là, puisque tandis qu’il tente de rattraper son député par les cheveux, c’est l’opposition qui lui tend les bras. Pour persuader Nir Orbach et deux autres de ses collègues de Yamina de changer de camp, le Likoud leur fait miroiter des places sur le haut de la liste de ses candidats aux législatives ou un portefeuille de ministre dans le prochain gouvernement, s’ils acceptent de voter la dissolution du parlement. Ce qui a d’ailleurs fait tiquer deux ONG qui ont demandé au Conseiller Juridique du Gouvernement de déterminer si cela ne s’apparentait pas à des pratiques illégales. Car techniquement, ces accords politiques ne peuvent intervenir au plus tôt que trois mois avant les élections, or pour l’instant, la Knesset n’est pas dissoute. Une limitation qui avait été inscrite dans la loi pour empêcher ce type de manœuvre qu’avait tentée Shimon Peres en 1990, pour renverser le gouvernement d’Itzhak Rabin.
Donc, le projet de loi sur la Judée Samarie, qui a de nouveau été approuvé par le gouvernement, après avoir été repoussé en première lecture par la Knesset le mois dernier, devra repasser en assemblée plénière, au plus tôt le 20 juin, au plus tard le lundi suivant. Et Nir Orbach fait pression pour que le texte vienne au vote le plus rapidement possible. Si Bennett n’arrive pas à trouver la majorité nécessaire, son député se considèrera libre de voter avec l’opposition la dissolution de la Knesset. Et si le Likoud est sûr que la défection de Nir Orbach sera suivie par deux autres députés Yamina, ce qui lui donnera la majorité nécessaire pour faire chuter la coalition, il n’attendra pas pour mettre au vote la dissolution de la Knesset, probablement dès mercredi.
L’ultimatum continu de Nir Orbacha mis tout le système politique dans un état intermédiaire, ni ici ni là-bas. Sa décision déterminera comment le gouvernement tombera et qui le dirigera le jour des élections. M potentiellement, juste avant une campagne électorale

Bennett discute de la formation d’un gouvernement de droite alternatif avec l’opposition.

Le Premier ministre  Naftali Bennett aurait discuté jeudi de la mise en place d’un gouvernement alternatif avec le parti d’opposition Likoud. Un éventuel accord a été discuté lors d’une réunion avec des conseillers politiques à Tel-Aviv, selon la chaîne « israélienne » Kan. Alors que la coalition gouvernementale de Bennett a perdu sa majorité au parlement de 120 sièges en avril, les discussions sur un gouvernement alternatif – qui pourrait être mis en place sans tenir de nouvelles élections – se sont intensifiées ces dernières semaines. 

Pour former un gouvernement alternatif, Bennett aurait besoin de réunir une majorité. 
Son parti Yamina a démenti les informations faisant état de négociations sur la question avec le chef du parti de droite Likoud et chef de l’opposition Benjamin Netanyahu. Entre-temps, des responsables du Likud auraient tenté de contacter le député Yamina Nir Orbach pour tenter de le convaincre de rejoindre l’opposition. 

L’ancien allié de Bennett, qui a récemment gelé son adhésion à la coalition jusqu’à l’adoption d’un projet de loi controversé en Cisjordanie, n’aurait apparemment pas répondu aux appels du Likud.  Plus tôt mercredi, des sources du parti Likud avaient prédit que la coalition de Bennett se terminerait bientôt, s’attendant à ce qu’Orbach rejoigne l’opposition lors du vote pour dissoudre le gouvernement actuel.

JForum

1 COMMENTAIRE

  1. Bennett le traître putschiste a goûté au pouvoir et ne veut plus lâcher l’affaire !
    Il fait le beau en allant prendre des photos aux Emirats avec leurs dirigeants et fait des déclarations face aux caméras comme s’il était un chef d’Etat important.
    Le costume qu’il porte est trop grand pour lui et nous avons du mal à comprendre comment un être aussi perfide, ultra minoritaire, peut être encore, Premier Ministre d’Israël.
    Nous sommes nombreux à attendre la chute de ce gouvernement de traîtres qui ne tient que grâce aux énormes sommes d’argent versées à l’islamiste Abbas qui est le vrai patron de la Knesset où il exerce un chantage permanent.
    Dehors tous ces vendus qu’on ne veut plus voir ni entendre !!!

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