QUELQUES DONNÉES BIOGRAPHIQUES SUR LE ARI ZAL

SON NOM : ARI peut être expliqué ainsi : Elo-hi Rabbi Itshak (le divin Rabbi Itshak ) ou Adonénou Rabbi Itshak (notre seigneur /notre maître Rabbi Itshak) ou Ashkenazi Rabbi Itshak.

Il naquit à Jérusalem en 1534 d’un père d’origine ashkenaze et d’une mère d’origine séfarade.
Son père décéda alors qu’Itshak était très jeune et la jeune femme devant des difficultés économiques s’expatria et partit en Egypte y rejoindre son frère.
Itshak alors âgé de 7 ans, montra en Yéshiva qu’il était exceptionnellement doué et, son oncle l’ayant initié aux rouages d’un bon commerce, il continua à étudier tout en gagnant sa vie.
A l’âge de 15 ans, il épousa sa cousine et le jeune couple décida de s’établir sur une île sur le Nil appartenant à l’oncle. Serait-ce l’île d’Eléphantine ? Rien n’en témoigne…
Le Ari consacra énormément de temps à l’étude du Zohar. Le jeune érudit décida de devenir ascète et de se limiter en toute chose. C’est alors qu’il aurait commencé à avoir des « visions ».
Sur une voie parallèle, l’école cabalistique de Safed s’était développée avec de grands cabalistes tels Moshé Cordovéro auteur du Palmier de Débora (תומר דבורה). Hayim Vital n’était qu’un jeune homme épris de connaissances. Une épidémie se déclara et Moshé Cordovéro succomba non sans avoir prévenu son disciple qu’il devrait continuer à étudier avec le Ari lequel arriva d’Egypte à Safed en 1569.
Le Ari enseigna Rabbénou Hayim Vital peu après son arrivée à Safed. Il mourut très jeune, à l’âge de 38 ans à Safed.
Nombreux sont ceux qui font un parallèle entre le Ari zal et Rabbi Nahman de Braslèv (Breslav) ou Rabbi Nahman de Ouman en Ukraine, qui lui aussi disparut à l’âge de 38 ans.
Ces deux luminaires de la pensée juive se sont éteints très jeunes mais alors que le Ari ne laissa que peu d’œuvres écrites, Nahman de Braslèv écrivit plusieurs œuvres que ses hassidim étudient encore avec ferveur.

Une histoire qui nous révèle la grandeur du Arizal

A l’époque où le Arizal vivait à Tsfat, un couple pauvre et un peu simple voulut faire un cadeau à D.ieu. Ils réfléchirent longuement à ce qu’ils pourraient Lui offrir. Finalement, ils décidèrent de faire cuire des Lékhem HaPanim (des pains de proposition ou hallot), comme il y en avait au Temple de Jérusalem.

Un vendredi matin, ils commencèrent à faire cuire les Lékhem HaPanim. Ils chantaient et dansaient dans la cuisine, et leur maison était pleine de joie. Une heure avant l’entrée du Chabbat, le mari alla à la synagogue et plaça les Lékhem HaPanim dans l’Aron Hakodech. Le couple espérait que D. accepterait leur cadeau pour Chabbat.

Un peu plus tard, le rabbin de la synagogue trouva les Lékhem HaPanim dans l’Aron et pensa : Qui peut être si fou pour mettre des hallot dans l’Aron Hakodech?

Et il ramena les hallot chez lui.

Au milieu de la nuit, le mari revint à la synagogue, vérifia l’Aron et vit que le pain n’y était plus. Heureux, il rentra chez lui et dit à sa femme que D. avait accepté leur cadeau.

À partir de ce jour, ils renouvelèrent leur offrande tous les vendredis. Leur maison était pleine de joie et ils dansaient autour de la table de la cuisine. Et chaque vendredi, le rabbin se demandait qui avait mis le pain dans l’Aron. Jusqu’au vendredi où il a décida de se cacher dans la synagogue et de voir ce qu’il s’y passait.

C’est ce qu’il fit, et après avoir patienté quelques instants, il vit l’homme mettre les Lékhem HaPanim dans l’Aron. Le Rabbin l’interpella et lui dit: « Que faites-vous ici ? »

L’homme répondit que sa femme et lui avaient fait cuire les Lékhem HaPanim en cadeau de Chabbat pour D.ieu.

« Imbéciles » répondit le Rabbin. « Pensez-vous vraiment que D.ieu a besoin de vous ? Rentre chez toi et prends tes hallot avec toi. »

Déçu et brisé, l’homme rentra à la maison et raconta à sa femme ce qui s’était passé. Ils commencèrent à pleurer.

Peu de temps après, un messager du Arizal entra dans la synagogue et s’approcha du rabbin. Au nom de son maître, il dit au rabbin de rentrer à la maison, de dire au revoir à sa famille et de se préparer : à l’heure fixée pour son sermon du lendemain matin, son âme aurait déjà quitté ce monde vers son repos éternel. Ainsi, avait-il été annoncé au Ciel.

Le rabbin ne pouvait croire ce qu’il venait d’entendre, et le disciple ne savait pas non plus le lui expliquer. Alors, il alla directement voir le Ari. Celui-ci confirma ce que le messager avait dit, et il ajouta, aussi doucement que possible : « J’ai entendu que c’est parce que tu as interrompu le plaisir de D.ieu, un plaisir tel qu’Il n’en avait pas connu depuis le jour où le Saint Temple fut détruit. C’est ce qu’Il ressentait quand cet innocent apportait ses deux précieux pains dans ta synagogue chaque semaine, les offrant sincèrement à D.ieu du profond de son cœur, avec joie et crainte, et croyant que D.ieu les prenait, jusqu’à ce que tu aies irrémédiablement détruit son innocence. Pour cela, le décret a été scellé contre toi, et il n’y a aucune possibilité de le modifier. »

Le rabbin rentra chez lui et raconta à sa famille ce qui s’était passé. Au moment du sermon, le lendemain matin, son âme était déjà partie pour entendre la Torah dans l’Académie Céleste, exactement comme l’avait dit le Ari.

Caroline Elisheva Rebouh Ben Abou
JForum.fr avec www.tsidkat-eliaou.org/

 

 

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