Successivement, deux films critiques envers l’islam et l’impérialisme islamique viennent d’être refusés de diffusion en France : « L’apôtre » de Cheyenne Caron et « Timbuktu », alias « Le chagrin des oiseaux » de Abderhamane Sissako, tous deux déprogrammés des salles françaises qui devaient les diffuser à Nantes, Neuilly, et Villiers Sur Marne.

Pourtant, tous deux ont été primés.

Sept oscars au festival de Cannes et censuré en France

« L’apôtre » a reçu le prix spécial de la fondation Capax Dei au festival Mirabile Dictu, et « Timbuktu » a été diffusé au festival de Cannes et a récolté sept oscars dont celui du meilleur réalisateur.

Chacun raconte une histoire très différente mais qui se rejoignent dans leur description de certains aspects de l’islam et des musulmans.

Le premier évoque la conversion d’un jeune musulman à la foi chrétienne ainsi que les réactions de rejet de sa famille, le second relate la vie d’un village soudanais sous l’emprise de djihadistes musulmans. Même si ces films ne sont probablement pas les plus virulents contre l’islam, ils n’en contiennent pas moins des aspects critiques contre cette religion et ses pratiquants.

Déprogrammés aussitôt après les attentats contre Charlie-Hebdo

Leur déprogrammation n’est donc pas due au hasard, d’autant plus qu’elle est intervenue aussitôt après les attentats meurtriers contre Charlie-Hebdo.

Il s’agit encore d’une reculade, d’une capitulation sans condition, aussi lâche qu’irresponsable face au panislamisme mondial. Ces évènements sont à rapprocher des attitudes vis-à-vis de Nakoula Basseley Nakoula, réalisateur du petit film amateur « L’innocence des musulmans » en 2012. Pour ce film d’assez mauvaise qualité d’environ 13 minutes, plusieurs jours d’émeutes eurent lieu.

Et les seuls reproches furent faits à Nakoula, qui fut d’ailleurs arrêté par la police américaine, officiellement pour fraude. Accusation fort opportune.

De fait, on peut aisément supposer qu’un film ouvertement critique envers l’islam et les musulmans a très peu de chance de voir le jour, ou, si c’est le cas, d’être distribué.

Pire encore, l’Occident a produit ces dernières années plusieurs films ouvertement islamophiles ou pro-arabes : « Le 13e guerrier » de John Mc Tiernan, « Kingdom of heaven » de Ridley Scott, « V for Vendetta » de James Mc Teigue, « L’italien » de Eric Toledano, « Les hommes libres » de Ismael Ferroukhi, « Hors la loi » de Rachid Bouchareb. Autant de films du déshonneur qui illustre bien l’aplaventrisme total de l’Occident face à l’islam conquérant et colonial.

En fait, le seul film à grand spectacle médiatisé ayant été hostile à l’islam et aux pays arabes (et encore de manière allégorique) demeure « 300 » de Frank Miller.

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En Europe, on peut compter sur la production italo-polonaise « 11 septembre 1683 » de Renzo Martinelli, relatant la fameuse bataille de Vienne du point de vue de la coalition chrétienne.

L’enjeu est important, car la culture façonne en grande partie la mentalité des populations et le cinéma demeure l’élément le plus populaire et le plus influent de la culture de masse d’aujourd’hui.

En défendant l’islam, les musulmans et, plus largement, le panarabisme, le cinéma occidental défend ouvertement son pire ennemi, et se soumet à lui sans même avoir combattu.

Il semble loin le temps ou ce cinéma se permettait d’attaquer franchement ses ennemis et défendait son camp avec des films comme « Black Sunday » de John Frankenheimer, « Aigle de fer », de Sidney J Furie, « Delta force » de Menahem Golan, « Navy Seals » de Lewis Teague ou « Ultime décision » de Stuart Baird.

En fait, le dernier film se permettant ce type de message fut « L’enfer du devoir » de William Friedkin, avec Tommy Lee Jones et Samuel Jackson, sorti en 2000, c’est-à-dire, rappelons-le, l’année de l’élection de Georges W Bush et l’année précédant les attentats du 11 septembre 2001. Tout un symbole.

Depuis, tous les films à gros budget produits à Hollywood ont été systématiquement peu ou prou favorable aux arabes et aux musulmans, et fort critiques contre les interventions américaines (et par extension occidentales). De même, tous les films produits sur le conflit israélo-palestiniens durant les vingt dernières années sont systématiquement sinon-anti-israéliens, du moins très critiques envers ce pays, la seule démocratie du Moyen-Orient, depuis « Hanna K. » de Constantin Costa-Gavras, jusqu’à Munich » de Steven Spielberg.

Là encore, il est loin le temps héroïque de « L’ombre d’un géant » de Melville Shavelson.

Or, parallèlement, les pays arabo-musulmans n’hésitent pas à produire de véritables films de propagande qui servent leur propre cause.

Ainsi, les Turcs ont produit les films « La vallée des loups-Irak » et « La vallée des loups-Palestine », ouvertement anti-américains et antisémites, ainsi que « Constantinople 1453 » qui revisite la célèbre prise de l’ancienne capitale byzantine, du coté ottoman bien sûr.

L’Iran produit depuis longtemps des séries télévisées ouvertement antisémites qui feraient pâlir les néo-nazis.

L’Algérie, qui avait déjà co-produit « Hors la loi », lance également « Algérie pour toujours », dont le synopsis devrait suivre le combat d’un algérien patriote contre les manigances d’un groupuscule de l’OAS (de nos jours !), réalisé par un français, Jean-Marc Mineo, avec au casting Smain et l’ex-boxeur converti à l’islam Mike Tyson (sûrement un futur nanar).

Bref, on peut le voir, sur cet autre champ de bataille qu’est le cinéma, l’Occident semble également capituler.

Il faut espérer que dans les années à venir se constitue en Amérique ou en Europe, une véritable production indépendante qui soit capable de produire des films, de fiction et documentaires, courageux, intègres et de qualité sur l’islam, les musulmans et le panarabisme. Le besoin en devient urgent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Préval pour Dreuz.info.

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