A chacun ses héros

Par Michèle Mazel

Au panthéon de l’Autorité palestinienne et sa longue liste de « martyrs » scintillent deux nouveaux noms. Celui d’une demoiselle dont le titre de gloire et d’avoir giflé un soldat israélien  – resté stoïque et ayant refusé de répondre à la provocation – et  qui vient maintenant s’en vanter sur tous les plateaux  et jusqu’à la fête de l’Humanité, et celui d’un adolescent de seize ans qui a tué un père de quatre enfants d’un coup de couteau dans le dos.

Abou Mazen qui rencontre demain le président Macron à l’Elysée va-t-il lui chanter les louanges de ces deux « jeunes, » dans lesquels il voit sans doute l’avenir du peuple palestinien ?  Va-t-il les montrer en exemple, dire qu’il souhaiterait que d’autres, beaucoup d’autres prennent le même chemin ? Demandera-t-il à son interlocuteur de lui débloquer une aide supplémentaire pour augmenter les primes aux meurtres ?

A ceux qui s’insurgeraient devant de telles questions, on ne peut que répondre qu’à une époque où la réalité dépasse de loin la fiction, quand un leader dont le mandat est achevé depuis longtemps et dont les sorties antisémites sont légion est reçu en grande pompe à l’Elysée, tout devient possible.

Que sait-on en effet de cet homme ? Dans sa thèse sur la Shoah, il parle de la « relation secrète entre sionisme et nazisme » et soutient que le « mythe » des six millions de morts n’est qu’un mensonge éhonté.  En 2015 à la suite de heurts sur l’esplanade du Temple, il proclame que l’esplanade des Mosquées n’appartient qu’aux Musulmans et s’élève contre les Juifs qui « viennent la souiller de leurs pieds sales. » Propos cités par le New York Times le 18 septembre.  Devant le parlement de l’Union Européenne à Bruxelles le 23 juin 2016, il accuse les Juifs d’empoisonner les puits des Palestiniens.  Son discours, en arabe, rapporté par l’AFP le même jour, est ovationné par le public qui se lève pour l’applaudir. La même année, il qualifie le massacre des athlètes israéliens lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972 « d’acte héroïque » et de « l’une des plus importantes actions de l’histoire moderne » – propos rapportés par le magazine américain Newsweek.

Il y a moins de six mois il revenait à la charge dans un discours fleuve évoqué par Le Monde du 2 mai 2018 : « Le vieux « raïs » a affirmé que la haine des juifs, « très répandue à travers l’Europe », concrétisée par de nombreux massacres « depuis le XIe siècle jusqu’à la Shoah », n’était pas historiquement de nature religieuse, mais s’expliquait par leur « fonction sociale, qui était liée à l’usure [prêts avec intérêt], à la banque, etc. »

Ce tableau peu reluisant devrait être encore retouché pour faire place aux accusations de corruption et d’atteintes à la liberté de la presse et aux droits de l’homme.

Tous sujets dont il ne sera pas question sous les lambris et les ors de l’Elysée.

Que disait naguère Montesquieu à propos d’un tout autre personnage ? Qu’il s’agissait « d’une vieille idole qu’on encense par habitude. »

Par ©Michèle Mazel 

5 Commentaires

  1. C’est une lubie que de croire et même de penser que Mahmoud ABBAS vient à l’Elysée pour discuter de quoi que ce soit.

    Mahmoud ABBAS et Emmanuel MACRON sont d’accord sur tout, même avant de parler. Alors à quoi bon ?
    Même pas besoin d’interprète.

    Mahmoud ABBAS se rend à l’Elysée juste pour recevoir son enveloppe qui a doublé de volume, suite aux décisions de Donald TRUMP.

    C’est travestir la vérité, que de nous faire croire le contraire. Merci, les journalistes !

  2. Le pire dans cette histoire, n’est pas le comportement des ennemis d’Israël, mais la tolérance d’Israël pour ses implacables ennemis, qu’il nourrit et finance en Judée-Samarie. Pourquoi les arabes se priveraient de leurs insultes et crimes, si le monde les applaudit et Israël tolère. Israël n’a toujours pas pris conscience de sa dimension, de sa véritable puissance, de sa puissance cosmique, maintes fois expérimentées. Il se comporte encore comme Jacob, alors qu’il est Israël, celui qui ne courbe pas l’échine, de peur d’effaroucher. Il doit s’affirmer Israël ! Sinon, qu’il ne s’étonne pas, que les nations lui fassent porter le poids de ses couardises, comme il en est aujourd’hui, quand il est revenu sur sa décision d’empêcher le départ de la petite ambassadrice, qui se moqua de son armée, pour le pays de ses ennemis.

  3. Les deux imposteurs se rencontrent , le principal est que les francouillons les admirent , l arabe chef terroriste d un pays invente et promu par les francais , puis macron chef d un pays sur le declin qui finance la terreur contre l etat Juif .

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