Le favori de droite, Réouven Rivlin, a été élu ce mardi après midi dixième président d’Israël par la Knesset, le parlement israélien.
A l’issue du premier tour, Réouven Rivlin, député du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, avait obtenu 44 voix sur 120, devant son rival centriste, le député Meïr Sheetrit avec 31 voix.
63 voix sur 120 pour le candidat du Likoud
Aucun de ces deux candidats n’ayant obtenu la majorité absolue de 61 députés, un deuxième tour a été organisé en début d’après-midi pour les départager. Dans ce second tour, Réouven Rivlin a obtenu 63 voix contre 53 à son rival centriste Méïr Sheetrit.
Le président sortant, Shimon Peres, doit quitter ses fonctions fin juillet, avant son 91e anniversaire. En Israël.
À noter qu’en Israël, le chef de l’Etat dispose de pouvoirs protocolaires et de représentation.
Sitôt élu, Reuven Rivlin, 74 ans, a pris un bain de foule dans les couloirs de la Knesset, serrant les mains de ses partisans, aussi bien des députés de droite que de gauche.
« Je pense qu’ils (les députés) ont écouté le sentiment du peuple », a déclaré le nouveau président à la télévision, en référence aux sondages et analyses qui le donnaient vainqueur depuis des semaines.
M. Rivlin est une figure haute en couleur de la droite israélienne, partisan déclaré du « Grand Israël » mais aussi ardent défenseur de l’Etat de droit
Avocat de formation, connu pour son affabilité et ses traits d’esprit, M. Rivlin, a débuté sa carrière politique en 1988 au sein du Likoud (droite nationaliste) en se faisant élire député à la Knesset. Il deviendra ensuite à deux reprises président de la Knesset (2003-2006 et 2009-2013).
Sur le front idéologique, il fait partie de l’aile dure de la droite israélienne et n’a jamais caché son hostilité à la création d’un Etat palestinien.
Reuven Rivlin prendra ses fonctions le 28 juillet, succédant à Shimon Peres, le président sortant nonagénaire assuré de rester dans l’Histoire pour son rôle au service de la paix.
Malgré le soutien de Benjamin Netanyahu, le scrutin n’était pas joué d’avance, le score de Reuven Rivlin au premier tour ayant été inférieur à ce qu’il aurait pu espérer. Selon les commentateurs, une grande partie des députés de l’opposition de gauche aurait pu se rallier à Meïr Sheetrit, âgé de 65 ans. En effet, sur le dossier palestinien, Meïr Sheetrit, favorable à l’initiative de paix arabe, est beaucoup plus modéré que Reuven Rivlin. Son parti, HaTnuha, prône la poursuite des négociations avec le président palestinien Mahmoud Abbas ainsi qu’une solution à deux Etats pour les Israéliens et les Palestiniens. Meïr Sheetrit est aussi hostile à une frappe préventive contre le programme nucléaire iranien.
Par ailleurs, Reuven Rivlin n’a reçu du Premier ministre israélien qu’un soutien tardif bien qu’officiel, l’inimitié entre les deux hommes étant de notoriété publique. Netanyahu avait d’ailleurs tenté de convaincre le prix Nobel de la paix et survivant de l’Holocauste Elie Wiesel de se porter candidat.
Le successeur de Shimon Peres sera nommé à la suite d’un vote à bulletin secret par les 120 députés de la Knesset. Mais la fonction reste honorifique.

Israël élit mardi son 10e président, tournant la page Shimon Peres, assuré de rester dans l’histoire pour son rôle au service de la paix. Le successeur du président Peres sera désigné à la suite d’un vote à bulletin secret par les 120 députés de la Knesset, le Parlement israélien. Le scrutin doit débuter à 11 heures locales (10 heures en France) et les deux candidats qui auront rassemblé le plus de suffrages seront départagés par un deuxième tour qui pourrait, comme lors des élections présidentielles passées, réserver des surprises. Il ne reste plus en lice que cinq des six candidats qui s’étaient déclarés le 27 mai, le travailliste Binyamin Ben Eliezer, accusé de corruption, ayant dû se retirer de la course.
Aucun, de l’avis général, n’a la stature du président nonagénaire sortant, ultime survivant de la génération des « pères de la nation ». Le favori est Réouven Rivlin, ex-président de la Knesset et membre du Likoud (droite nationaliste), à la fois partisan du « Grand Israël » et ardent défenseur de la démocratie israélienne, qui s’est taillé une carrure de futur président en multipliant les arbitrages politiques complexes durant sa carrière parlementaire. Réouven Rivlin a le soutien du Likoud, le parti du Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui a fini par appuyer sa candidature du bout des lèvres, l’inimitié personnelle et idéologique entre les deux hommes étant de notoriété publique.
Réouven Rivlin favori
Benyamin Netanyahou avait d’ailleurs tenté de convaincre le Prix Nobel de la paix et survivant de l’Holocauste Elie Wiesel de se porter candidat pour contrer Réouven Rivlin. Autre chouchou des sondages, mais pas forcément des députés, le Prix Nobel de chimie 2011 Dan Shechtman, un « outsider » qui espère se hisser jusqu’au second tour, ce que les médias israéliens jugent toutefois peu probable. Se présentent également le député centriste Meïr Sheetrit, transfuge du Likoud élu sur la liste de la ministre Tzipi Livni, l’ex-présidente de la Knesset Dalia Itzik, qui a l’avantage de connaître les coulisses du Parlement, et enfin, l’ex-juge à la Cour suprême Dalia Dorner dont les chances de parvenir au second tour sont « quasi nulles » selon les médias.
En Israël, le poste de président est largement honorifique et les pouvoirs exécutifs restent aux mains du Premier ministre. Le chef de l’État a toutefois pour tâche de nommer après les élections législatives la personnalité chargée de former une coalition et appelée à devenir Premier ministre. Mais, fort de sa notoriété internationale, Shimon Peres, élu président en 2007, a su adroitement utiliser une fonction essentiellement protocolaire pour promouvoir un message politique en faveur de la paix. Il n’a pas craint de donner de sérieux coups de canif au devoir de réserve dans lequel est censé se cantonner le chef de l’État, au point d’apparaître souvent comme le seul opposant de Benyamin Netanyahou.
Changement de cap
« L’élection du 10e président israélien annonce un changement de direction pour la présidence : elle va passer de la politique internationale aux questions intérieures », a prédit le quotidien de gauche Haaretz. Sur des dossiers aussi sensibles que le processus de paix avec les Palestiniens, les relations stratégiques avec l’allié américain ou le programme nucléaire iranien, Shimon Peres n’a cessé de faire entendre sa propre voix. Ainsi, le mois dernier, le Prix Nobel de la paix 1994 a accusé publiquement Benyamin Netanyahou d’avoir fait capoter en 2011 la conclusion d’un accord qu’il avait négocié secrètement avec les Palestiniens.
« Nous devons réaliser que le prochain président ne sera pas un Peres. La présidence va retrouver sa fonction naturelle, de représentation et de cérémonial », a estimé l’éditorialiste vedette Nahum Barnéa. Shimon Peres doit quitter ses fonctions fin juillet, avant son 91e anniversaire.
AFP – LE POINT Article original
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Excellente nouvelle . Va-t-il réellement influencer sur la politique et contrer tous ces prôneurs de processus de paix gauchistes et destructeurs ?