Le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué mercredi espérer être fixé jeudi sur les résultats des efforts américains pour obtenir d’Israël un nouveau moratoire sur les constructions, réaffirmant disposer d’alternatives en cas d’échec. « Nous n’avons pas encore reçu de réponse officielle américaine mais peut-être que nous l’obtiendrons demain (jeudi) de manière officielle », a déclaré M. Abbas lors de l’inauguration d’un bâtiment de la présidence palestinienne.
« Si c’est accepté (le moratoire, NDLR) nous sommes prêts, sinon nous annoncerons que cette option est terminée et nous nous tournerons vers d’autres », a-t-il indiqué, en référence aux alternatives aux négociations de paix qu’il a évoquées à plusieurs reprises. « Nous attendons de passer à des négociations directes pour aborder les deux questions de fond dans un délai déterminé: les frontières et la sécurité, délimiter les frontières, avant d’achever les négociations directes », a expliqué le dirigeant palestinien.

« Les Américains ont fixé une échéance d’un an pour les négociations englobant toutes les questions de statut final », a-t-il rappelé. Les pourparlers de paix ont repris le 2 septembre 2010 à Washington, pour s’interrompre le 26 septembre à l’expiration d’un moratoire israélien sur les nouvelles constructions dans les localités juives de Cisjordanie.

Les Palestiniens exigent pour les poursuivre un nouveau gel de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, auquel se refuse jusqu’à présent le gouvernement israélien. La Ligue arabe a avalisé le 8 octobre la position palestinienne et accordé un délai (d’un mois voila 2 mois déjà NDLR) à l’administration américaine pour régler ce différend.

M. Abbas avait exposé lors de cette réunion plusieurs alternatives aux négociations, à commencer par la présentation d’une demande de reconnaissance d’un Etat palestinien par les Nations unies.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté d’envisager un nouveau moratoire de 90 jours en Cisjordanie, en échange de mesures de soutien sécuritaires et diplomatiques américaines mais exige une confirmation écrite pour les soumettre à son gouvernement.

Par ailleurs, M. Abbas a estimé que les rares documents confidentiels américains publiés par WikiLeaks portant sur les dirigeants palestiniens montraient qu’ils ne pratiquaient « pas le double langage ». « Ces fuites font scandale mais il n’y a pas une seule remarque contre nous parce que le monde sait que ce que nous disons à l’Amérique ou à Israël, nous le disons au comité central (du mouvement Fatah qu’il dirige, ndlr) et partout ailleurs donc nous n’avons rien à craindre », a-t-il estimé. « Il n’y a rien à craindre des fuites sur l’agression contre Gaza, nos paroles ont été honorables, de même que celles de l’Egypte », a-t-il ajouté, en référence à l’opération israélienne « Plomb durci » dans le territoire palestinien contrôlé par le Hamas en décembre 2008/janvier 2009.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé en mai 2009 à une délégation parlementaire américaine avoir essuyé un refus de l’Autorité palestinienne et de l’Egypte à sa proposition de reprendre le contrôle de Gaza grâce à l’affaiblissement du Hamas lors cette offensive, selon un des télégrammes diplomatiques américains.

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires