La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a commencé jeudi matin une tournée en Israël, dans les territoires palestiniens, en Egypte et en Jordanie, la première depuis sa prise de fonctions à la fin 2010.
Au cours de sa visite, Mme Alliot-Marie doit plaider en faveur de la reprise des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, dans l’impasse aujourd’hui et condition, selon elle, de l’avenir de la région. Elle rencontrera jeudi les principaux dirigeants israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Shimon Pérès, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et celui de la Défense Ehud Barak, ainsi que le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.
La ministre des Affaires étrangères doit également s’entretenir avec les parents du soldat israélien Gilad Shalit, qui a la nationalité française, détenu depuis juin 2006 à Gaza par le mouvement islamiste palestinien Hamas, et visiter le mémorial de la Shoah de Yad Vachem à Jérusalem.
Elle se rendra vendredi matin dans la bande de Gaza, pour la première visite d’un chef de la diplomatie française depuis septembre 2005 dans ce territoire palestinien.
Cette tournée survient alors que la ministre est fragilisée en France en raison de déclarations sur la Tunisie. Elle s’est attirée les foudres de l’opposition et d’une partie de la presse en se bornant il y a une semaine à déplorer la violence dans ce pays et, surtout, en proposant une coopération policière au régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali.
JERUSALEM, 20 jan 2011 (AFP) –
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