JERUSALEM, (AFP) – Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a accusé lundi des associations humanitaires israéliennes marquées à gauche de collaborer avec des activistes voulant nuire à la sécurité d’Israël.
« Nous parlons ici d’organisations qui sont véritablement complices de la terreur », a-t-il dit devant des membres de son parti, Israël Beiteinou, dans des propos diffusés par la radio militaire. « Leur seul but est d’affaiblir (l’armée israélienne) et d’affaiblir sa détermination à défendre les citoyens de l’Etat d’Israël », a-t-il accusé.
A l’initiative de M. Lieberman, Israël Beiteinou a récemment promu un projet de loi qui prévoit de lancer une enquête parlementaire sur le financement d’organisations de défense des droits de l’Homme qu’il accuse de monter depuis l’étranger des dossiers pour crimes de guerre contre des militaires israéliens.
« Si le ministre Lieberman ou d’autres responsables ont des soupçons sur notre travail ou connaissance de faits leur permettant de déposer plainte contre nous, nous les encourageons à le faire », a répondu lundi, dans un communiqué, Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits de l’Homme), une des ONG susceptibles d’être visées par cette enquête. « Nos activités, destinées à créer une société plus juste (…), sont menées par des centaines de volontaires, des médecins et du personnel. M. Lieberman pourrait apprendre deux ou trois choses d’eux, en particulier les valeurs telles que l’impartialité, la compassion et la démocratie », a ajouté ce communiqué.
Pour sa part, l’Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) a souligné que « le ministre des Affaires étrangères prouve qu’il ne comprend pas comment fonctionne la société civile dans un pays démocratique ». « Le rôle des organisations de défense des droits de l’Homme est de critiquer, prendre un miroir et désigner les échecs éventuels des autorités », a-t-elle relevé. L’association a par ailleurs souligné que les idées de M. Lieberman ne recueillaient pas l’adhésion totale de la classe politique de droite au Parlement, comme le montraient ses déclarations de lundi.
« Il semble que même parmi les députés de droite à la Knesset, il trouve des traîtres potentiels », a-t-elle ajouté dans un communiqué.
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