La Chine a vivement réagi aujourd’hui aux critiques de la Maison Blanche qui lui reproche les « restrictions » qu’elle impose à la liberté de la presse, en particulier aux journalistes étrangers.La passe d’armes entre Pékin et Washington intervient après le départ d’Austin Ramzy, un journaliste du New York Times contraint de quitter la Chine faute d’avoir reçu son visa. Le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, a estimé dans un communiqué que les mesures des autorités chinoises « ne respectaient pas la liberté de la presse, et contrastent fortement avec le traitement des journalistes étrangers (…) par les Etats-Unis ».

Pékin a vertement répondu aujourd’hui. « La Chine n’accepte pas les accusations injustifiables des Américains et leur demande de respecter les faits et de mesurer leur langage et leurs actes », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hong Lei, cité par l’agence Chine nouvelle. Le comportement de Washington doit être plus « favorable aux échanges de (journalistes) et à la confiance mutuelle entre les deux pays », a-t-il ajouté.

Cette affaire intervient alors que le régime communiste est accusé de représailles visant des médias occidentaux, comme l’agence américaine Bloomberg ou le New York Times, qui ont publié des enquêtes sur les immenses fortunes de proches des dirigeants chinois.

M. Ramzy est le second correspondant du New York Times à être obligé de quitter la Chine en 13 mois pour un visa non accordé.

31-010-2014/AFP

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